Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /Août /2010 15:45

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CHARBONNIERES

 

Ce village situé sur l’ancienne route Henry IV, à côté de la source de l’Ozanne, (nomination révolutionnaire) appelée aussi à cet endroit St Suzanne. Le Perche-Gouët dont dépend Charbonnières fit partie dans l’ancien régime, du Comté du Dunois et ce village est situé dans un territoire proche d’Authon-du-perche.

 

C’est en 1209 que le Perche-Gouët tombe dans le domaine royal et en 1250 que Charbonnières prend son nom actuel (Lefevre archiviste, archives départementale d’Eure et Loir)

Les informations que nous portons à votre connaissance sont  celles que nous avons trouvées dans les archives du château même, dont le propriétaire était alors Monsieur Derachinois. 
 

Ces documents comportent les signatures de personnages illustres : Lafayette, le Prince Duc de Richelieu, famille de St Pol, Law de Lauriston, différents contrats de mariage et des titres de propriétés importants ce qui nous a paru vraiment exceptionnel pour un petit village. Il y a dans ces archives des listes de demande de remboursements, après les campagnes militaires et Mantoue en particulier, avec les guerres d’Italie. Ces familles possédaient souvent leur propre armée .

Nous n’avons pas la prétention d’écrire un roman historique, mais d’expliquer un peu le fonctionnement de ce bout de territoire sous l’ancien régime, à la lumière de tous les documents que nous avons eus en notre possession.

 

Pour les années antérieur à 1400 nous n’avons trouvé, aucun texte sur ce village, il y a bien quelques parchemins jaunis et en très mauvais état que nous n’avons pu déchiffrer, car ils sont délavés. (révolution + incendie ?) Ceci étant, il est certain qu’a l’époque de la conquête romaine et puis bien après, avec la guerre de Cent Ans il y a eu à l’emplacement du château actuel une petite garnison, la tour avec pont-levis qui se trouve dans le prolongement de la rue du Château, n’est pas là par hasard. Sur la route Henry IV, on trouve encore des restants de motte féodale : la Tour a la sortie de Charbonnières en direction de Moulhard avec le reste d’un étang. Moulhard (Mont-Lehard) dans la ferme à la sortie du village sur la gauche, elle paraît avoir été construite autour d’une motte, la Forçonnerie entourée de fossés, Dampierre ou rien ne subsiste et Brou.

 

Cependant une question nous revient sans cesse pourquoi ces titres et ces familles se trouvent elles en ce lieu, il semblerait que ce ne soit pas le hasard, les gens voyageaient beaucoup, de plus ce château est toujours resté dans la famille et si on accepte que les cartes d’identités n’existaient pas encore et que les personnages importants se déplaçaient avec tous leurs titres, on a un début d’explication De plus ce qui deviendra un Comté se vendait bien et souvent, les divers propriétaires étaient des gens de robe ou d’épée, voir les deux et habitaient souvent les quartiers St Sulpice et St Meri, ou la place St André des Arts à Paris.

Le nombre important de documents retrouvés dans les voitures publiques lorsque les familles quittèrent le territoire comme émigré et consultable aux archives nationales, est très important. La liste des personnes est sous PDF aux archives nationales et librement téléchargeable. 

(Etat numérique Serie T par Philippe Bechu, Archives Nationales)

 

Les parchemins que nous avons trouvés au château étaient pliés en quatre ou en huit et avaient séjourné longtemps dans des sacoches de cuir, ou dans des sacs de jute, comme il était d’usage chez les notaires royaux ou seigneuriaux, certaines avaient déjà étaient ouvertes, d’autres dormaient là depuis plusieurs siècles, sans avoir étés consultés. 

 

Chaque année l’étang de la Tour, qui fait face à la motte féodale était l’objet de ce que l’on nommerait aujourd’hui un appel d’offres pour la pèche et la vente de poisson.

(2 Deniers de Cens et 10 Livres de rentes seigneuriales au jour de la St Jean-Baptiste de chaque année à la récepte de La Herbaudière) cet étang dépendait de la seigneurie de Charbonnières, pour le bénéfice des Moines de Thiron La basse-cour du Château était occupée par le fermier du Domaine (archives du Château)

 

 

ORDRE CHRONOLOGIQUE CONNU

 

1472 un acte du 18 Février mentionne : Noble homme Jehan Guarin, écuyer, Seigneur de Charbonnières. Nous n’avons pas la filiation.

 

1542 Le 13 novembre , quand Guillaume du Bellay seigneur de Langey fit son testament L’Herbaudière appartenait à son frère Martin, gouverneur de Turin, prince ou roi d’Yvetot par son mariage avec Isabeau Chenu, donné par noble home Louis de Grandmont 

( Bulletin Société Dunoise n°228 page 121 Tome XVI)

 

Le 2 Avril 1557 Messire Jehan d’Oynville Seigneur de Charbonnières laissa deux fils, dont les noms figurent dans l’acte de partage qui eut lieu entre eux. C’est une très vielle famille avec des alliances sur tout le royaume de l’époque (Henri II Roi de France)

 

1568 La coutume du Perche-Gouët est rédigée, la majorité est fixée à 14 ans, ainsi tous les habitants étaient jugés selon les mêmes lois et les jugements qui y étaient rendus, étaient transportés au baillage Royal de Janville (Yanville) Le Perche-Gouët n’avait aucun lien féodal, ni administratif, ni judiciaire avec son voisin le grand Perche.

 

12 Avril 1577 aveux rendus aux seigneurs de Montigny par Pierre Girard (échange de la Herbaudière) Archives Nationales secteur historique, service K, liasse 2 , N°98

 

Messire François d’Oynville, chevalier, seigneur du Mesnil au Vicomte et de Charbonnières en partie et Messire Louis d’Oynville, chevalier de l’ordre du Roy, seigneur de St Simon et de Charbonnières en partie.

Le 3 décembre 1584, baptême de Louise, fille bâtarde de haut et puissant seigneur messire Louis d’Oynville chevalier, lieutenant du Roy, seigneur de Saint Simon. Le parrain Estienne Syneau, sieur de la Myleudière, les marraines Louise de Louvigny, femme de noble homme Jacques Lelièvre, seigneur de La Mare et Marie Guyon, femme de N…. seigneur de La Boullaye. Signé J Guichard

 

Le vendredi 21 juin 1585, baptême de Geneviève fille de noble homme Jehan de Bompars, sieur de la Drouynière et de Marie de l’Isle sa femme.Son parrain Enfray Memoulx, ses marraines demoiselle Geneviève fille de noble homme Estienne Du Breuil, sieur de La Touche et La Herbaudière, et Esther de Goursy femme de noble homme Pierre de Bompars. Signé :  

J Guichard 

 

1589 Durant les guerres de la ligue, le sire de Charbonnières embrassa la cause de la réforme. Il contribua comme capitaine de cavalerie, au succès du combat, livré prés de Bonneval par le chef protestant de Châtillon, au sire de Saveuse, du parti catholique qui fut mortellement blessé  Mort d’Henri III, Henri IV roi de France

Le 18 Juin 1606 le Temple est installé rue Basse à Authon du Perche a l’angle formé par cette rue avec la ruelle de la Croix Blanche, bien plus tard les réformés eurent leur cimetière dans la même rue, proche des fossés de l’enceinte.

 

1607 Exemple de contrat de vente 1° date du contrat 

le 15 Novembre Jean Lochon, ancien avocat au parlement de Paris et juge ordinaire civil, criminel de la police de la ville ,baronnie et châtellenie de Brou, pardevant Pierre Souchay notaire à Brou, résident au bourg de Charbonnières, soussigné fut présente Jacqueline Chaudun, épouse de défunt Jacques Le Large, demeurant au bourg de Neuilly au Perche, vend une petite maison dans le bourg de Charbonnières sur la grande rue consistant en une chambre basse en laquelle il y a four et cheminé, graines dessus, couverte de bardeaux et jardin . D’un bout Charles Sotteau et de l’autre les héritiers Hamel.
Le jardin est proche et attenant, elle est fille héritière de Louis Chaudun, elle est dit la cousine du seigneur a cause de la seigneurie de Charbonnières. La vente est faite au profit de Eustache Auguste Leclerc de Lesseville. Signé en 1697 au Château de Charbonnières

 

Nous avons le sentiment que ce parchemin a servi deux fois, économie de papier ?, nous ne le savons pas. Il est à remarquer que le papier était fabriqué sur place dans des moulins spécifiques et cette fabrication était très surveillée par les représentants du Roi.

1613 Seigneur Messire Jubi de Joullet chevalier, seigneur des Autels St Eloy, de la Herbaudière, Châtillon, Baron de Charbonnières d’une part et de Demoiselle Marguerite du Rillou, veuve de défunt Thibaud de Courcival, Félix de la Rose, demeurant à l’Aulnay, paroisse St Eloy demeurant à la Buissonnière, paroisse d’Authon et Jehan du Rousseau, fils du Rousseau 

(A consulter le bulletin de la Société Dunoise n° 228 Tome XVI page 122 pour découvrir la Maison de Châtillon )

1620 Le nouveaux seigneur est : César-Louis de Beaux-oncles

1623 Louis de Hallot chevalier, capitaine de 100 hommes d’armes du Roy achète Charbonnières, il avait pour épouse Dame Elisabeth d’ARBALESTE, il est dit seigneur de Charbonnières, de l’Estourville, Moinville la Jeulin, Fontenay, Baron de Puisay, Vicomte de Lesseville.

Lundi 27 mars 1623  fut baptisé Françoise, fille de Louise Pousteau et d’Antoinette Mézel, ses père et mère. Le parrain noble homme Me Jean Belfont, maître-hôtel de haut et puissant seigneur messire Louis de Hallot, sieur de L’Estoutville ou Estouville et de Charbonnières, la marraine damoiselle Françoise d’Oynville, épouse de Charles de la Tousche écuyer, sieur de la Boisselière. Signé : Belfont, Doinville, C Bossin.

 

Le dimanche 17 août 1625 fut baptisé Elisabeth, fille de Louis Pousteau et de Thoinette Mézelle, ses père et mère. Le parrain noble homme Hebry de Hallot chevalier, seigneur de L’Estoutville et de Charbonnières  la marraine Françoise Grenesche, fille de chambre de haute et puissante dame Elisabeth d’Arbaleste épouse dudit seigneur de L’Estoutville. Signé : Françoise Garnasche, C Bossin

1631 La Herbaudière est citée comme un lieu d’assemblée (Protestante), le sieur du lieu se nommait : Charles de Plais écuyer, ce que nous découvrons c’est qu’a cette époque, il ne restait que quelques tours et les fossés de l’enceinte, on peut raisonnablement pensé que ce manoir avait été remis debout, jusqu'à sa démolition quelque deux siècles plus tard.

4 Mai 1632 Charles de Guishard écuyer, sieur de Beaumont et des Landes, gentilhomme servant du roi et gouverneur pour sa majesté de la ville de Bonneval achète Charbonnières, (7000 livres tournois) a Louis de Hallot, son épouse est Charlotte de Meurisse, ils eurent 3 enfants. Charles-Louis, Marcelle et Marie.

26 mai 1655 a été baptisé Jehanne, fille de Lyonel Pichard et de Marie Hudan, sa femme Son parrain est messire Jehan d’Oynville, chevalier seigneur de Saint Simon et de Charbonnières, ses marraines sont Renée, veuve de Jacques Dolléans, et Anne femme de Denis Brière. Signé Charon.

 

31 Janvier 1656 Charles Louis de Guichard est dit seigneur de Charbonnières, il est le fils de Charles de Guishard, son épouse est Marguerite de Villereau dont la mère est Marie de la Clèrgerie, 2 enfants

31 janvier 1656 un acte de partage entre le dit Charles-Louis de Guishard et ses deux sœurs, Marcelle et Marie, Marcelle était mariée à François de Guerin, seigneur de Villiers et de la Rosière et Marié à Léon-Gabriel de Beaucton chevalier, seigneur de Vitray.

 

7 juin 1670 Charbonnières et son domaine est vendu judiciairement avec le fief du Tartre-Epinolières pour 30 000 livres à jehan Ollivier, huissier ordinaire du roi en tous ses conseils, dont la fille Françoise épousa messire Eustache-Auguste Leclerc de Lesseville.

1673 Henri Ollivier, sieur de Lesseville, seigneur de Charbonnières et autres lieux achète la Herbaudière à Hubert Dassé (famille d’Illiers des Radrais) a cette époque le château et les fossés existaient encore. Le Château de La Herbaudière était un manoir possédant 6 grosses tours, identifiable dans les vitraux de Charbonnières, détruit dans les années 1896 la facture de la démolition est aux archives du château de charbonnières  

Juin 1693  Eustache-Auguste Leclerc de Lesseville conseiller au parlement est nommé tuteur des enfants mineurs de Dame Marie-Françoise Ollivier son épouse Marie-Madeleine-Henriette, Charlotte-Françoise, Anne-Marguerite

1696 Acquêts des biens de feu Henry Ollivier, suite à une succession vacante par Eustache Auguste Leclerc de Lesseville : Montant 90 000 Livres Nicolas Carpentier est désigné comme bourgeois de Paris et curateur de la dite succession.

1707 au mois de Mars, Louis XIV érige Charbonnières, Les Autels, Villevilon en Comté.

Louis XVI érige Charbonnières en Comté

« Louis, par la grâce de Dieu, Roy de France et de Navarre à tous présents et à venir salut.

Notre amé et féal conseiller en notre cour de Parlement,  Eustache-Auguste de Lesseville, Nous a fait remontre qu’il est propriétaire de la terre de Charbonnières, sise dans la Province du Perche-Gouët, consistant en un château bien bâti, couvert d’ardoises avec pont-Levis et fosse à fond de cave, bois de haute futaie et taillis, grand nombre de domaines, moulins et étangs, plusieurs fiefs censives et rentes seigneuriales, qui s’étendent tant dans la dite paroisse de Charbonnières, que dans celle des Autels, Vervillon, Moulhard, Luigny, Dampierre Brou Lanneray et la Bazoche, avec seigneurie, haute, moyenne et basse justice, notariat et péages du dit Charbonnières, les Autels et Vervillon, même le droit de patronage et nomination à ladite paroisse des Autels, le tout relevant pour la meilleure partie, tant en fief de justice, de la baronnie et Comté, avec réunion de justice des dites trois paroisses, qui sont voisines l’une de l’autre pour être exercés conjointement ledit dit lieu de Charbonnières, et par les mêmes officiers, pour leurs commodités et celles des justiciables. Et d’autant qu’il y a dans la même province une autre paroisse qui porte le nom des Autels, et qui n’est distante de celle appartenant à l’exposant que d’une  lieu et demi. 

 

Il nous à pareillement supplier de vouloir ajouter son nom à celui de ladite paroisse des Autels, et de la faire appeler, les Autels Lesseville, ce qui ne fait préjudice à qui que ce soit, puisque tous les droits utiles et honorifiques de ladite paroisse, de quelque nature qu’ils soient lui appartiennent.

 

Sur quoi mettant en considération les bons et agréables services qui nous ont été rendus par ledit sieur de Lesseville, et qu’il continue encore de nous rendre à présent, en quoy il s’est efforcé d’imiter ses ancêtres et ceux de sa famille, particulièrement les sieurs Charles et Nicolas Leclerc de Lesseville, son père et son ayeul qui nous ont servis jusqu'à la fin de leur vie avec autant de zèle que de capacité, le premier dans la charge de conseiller en notre grand conseil et le second dans celle de maître ordinaire en notre chambre des comptes de Paris.

 

Eustache de Lesseville, oncle de l’exposant qui, après nous avoir servi plus de quatorze années en qualité de conseiller en notre cour en Parlement de Paris, fut promu à l’évéché de Coutances, auquel nous le nomâmes tant en considération de services qu’il avait rendu au feu roi, notre tés honoré seigneur et père en qualité de son aumônier ordinaire, que de capacité qu’il avait acquise dans la théologie et les autres qualités qui le rendoient recommandable, et Antoine le Camus de Jambeville, grand oncle du dit exposant, comme ayant épouse Marie Leclerc de Lesseville, lequel mérita la confiance des rois Charles IX, Henri III et Henry IV notre ayeul de glorieuse mémoire, par les emplois considérables dont il fut chargé, et qui fut enfin honoré par duquel il s’attira l’estime du public et de sa compagnie et voulant laisser à la postérité dudit sieur de Lesseville des marques de notre satisfaction, et l’engager d’autant plus à nous continuer ses services en profitant des exemples qu’il laisse dans sa famille.

Nous avons par ces présentes, signées de notre main, crée et élevé, Nous créons, érigeons et élevons la dite terre et seigneurie de Charbonnières en nom, titres, dignité et prééminence de COMTE, pour en jouir par le dit seigneur de Lesseville, ses enfants et descendants en loyal mariage, audit titre et dignité de Comté, pleinement et paisiblement, continuellement et à toujours, lesquels à cet effet, voulons être dits,censés, respectés, nommés et appelés Comtes de Charbonnières.

Et par ces mêmes présentes, nous avons uni et incorporé, unissons et incorporons les justices dedites terres et paroisses des Autels et Vervillon, à la justice haute, moyenne et basse dudit bourg et paroisse de Charbonnières, pour ne faire et composer qu’une même justice qui sera exercée audit bourg de Charbonnières sur tous les habitants et vassaux des dites terres et fiefs et leurs dépendances.

 

Voulons et nous plaît , qu’a l’avenir la ditte paroisse des Autels, soit appelée : Les Autels-Lesseville, qu’il en soit fait mention dans tous les actes qui se feront tant en jugement qu’en dehors, et que l’exposant et ses successeurs se puissent dire, qualifiér et nommer seigneur des Autels-Lesseville, sans qu’a cette occasion il soit rien changé, ni innové aux droits de la dite seigneurie, tant à l’égard des vassaux et tenanciers qui en dépendent que la dite baronnie de Brou, de laquelle elle relève. Donné à Versailles au mois de mars de l’an de grâce mil sept cent sept, et de notre règne la soixante quatre. » (nous avons respecter l’écriture du document de l’époque)

 

Le 9 juillet 1707, achat de la Baronnie d’Authon par Eustache Auguste Leclerc de Lesseville à la Princesse de Conti.

1708 Charlotte-Françoise héritière de Charbonnières, épouse Charles Nicolas Leclerc de Lesseville, son cousin germain.( 1 fils : Charles Leclerc de Lesseville et 1 fille Anne Leclerc de Lesseville)

1714 achat de la Baronnie d’Authon par Charles-Bertrand Leclerc de Lesseville a la veuve du Prince de Conti, Anne-Marie de Bourbon, dite Mlle de Blois, fille légitimé de Louis XIV et de Mlle de la Vallière frère de Nicolas, son épouse est Anne Ollivier, il est dit seigneur de Frazé. Chevalier de St Louis

 

1737 Anne Leclerc de Lesseville épouse le 15 septembre à Charbonnières Gaspard-César-Charles l’Escalopier, intendant des Généralités de Montauban et de Tours, conseiller d’état.

Charles Leclerc de Lesseville épouse Marie-Elisabeth Le Rebours, il est honoré de la Charge de Président au Parlement de Paris. Il eurent deux fils : Anne-Guillaume Leclerc de Lesseville, Chevalier de Malte, en 1758 et un autre fils : Charles Leclerc de Lesseville comme lui.

1755  Avant d’être ce qu’il est aujourd’hui, le château était un manoir seigneurial d’un étage + combles + Basse-cour. L’église actuelle de Charbonnières était située dans l’enceinte directe du château à l’emplacement d’un petit bosquet en façade. Le château était entouré d’eau avec Pont Levis. Il est important de savoir que la route qui vient d’Authon passait systématiquement devant l’église et le château. Les modifications ont eu lieu par le Président Charles 1er Leclerc de Lesseville grâce aux artisans du roi. (archives du château), les pierres sont de Théligny, proche d’Authon et le maçon de Nogent-le-Rotrou. Mais il a d’abord fallu consolider l’édifice du manoir seigneurial sous la direction de Monsieur Parvy, architecte à Paris, puis en 1766, sous la direction de Monsieur Michelet architecte de Paris également,. 

Il est fait mention de l’utilisation de fer de Berry (qualité de fer médiocre) pour la mise en forme des grilles et des portails qui ont été réalisés à Paris et transportés par carriole  (délais de transport : 1 semaine) (Archives du château de Charbonnières)

 

1764 ouvrages de serrurerie par Le Bruns, maître serrurier, rue du Sabot Quartier St Germain des Prés, sous l’ordre et conduite de Monsieur Michelet, architecte à Paris.

14 Balcons avec ornement et armoiries de Monsieur, plus deux autres grands balcons avec armoiries de Monsieur et Madame, frise à la Grecque tout autour (2900 livres) Avoir fait et fourni deux tourniquets pesant les deux 704 livres (281 livres, 12 Sols) Ouvrages de marbrerie et fournitures de pierres, sous les ordres et conduite de Monsieur Michelet, dans les six premiers mois de 1766 par Deslandes.

Le premier chambranle en marbre de St Remy, pour une cheminé polie et sculpté

Deuxième chambranle en marbre de Seracotin

Troisième chambranle en marbre de Seracotin

Quatrième chambranle en marbre de Seracotin (chambre violette)

Cinquième chambranle en marbre de Seracotin

Sixième chambranle en marbre de Seracotin

Septième chambranle en marbre de Seracotin

Trois mille six cent huit livres le : 28 décembre 1767, signé Michelet, payé Casu le 31 décembre 1767

 

Le 17 Mai 1766 avoir fait chargé dans deux voitures : 294 carreaux de pierre d’un pied et 200 carreaux de marbre noir.

Le 21 Juillet, une grande table de marbre blanc de 4 pieds 8 pouces de long, sur 16 pouces et demi de large et sur un pouce et demi d’épaisseur, orné de moulures (160 livres)

Somme totale des travaux pour cette période : 923 livres et 12 Sols.

 

22 septembre 1775 Charles Leclerc de Lesseville : donation entre vif du château de Charbonnières et de la Baronnie d’Authon. 24 janvier 1779  de Charles Louis Leclerc de Lesseville.

23 Avril 1784 Louis François Rousseau de Chamoy achète Charbonnières à Charles-Auguste Leclerc de Lesseville son cousin, pour 275 000 livres Président du Parlement de Paris, il avait son hôtel particulier rue Galande à Paris. Louis-François Rousseau de Chamoy Chevalier, Major de régiment, maître de camp de cavalerie, il avait épousé Marie le Morhiers de Villiers (2 fils)

L’acte de vente nous fait connaître le patrimoine à cette époque.

1° La terre et seigneurie de Charbonnières, consistant dans les fiefs et seigneuries :«  De Charbonnières, du Vaux, des hôtels-Girard, du Fourneau (hameaux de Charbonnières), des Métairies, relevant de la seigneurie de Mottereau, appartenant à monsieur le fermier général.« De la Herbaudière, du Tartre, des Epinolières (hameau de Charbonnières), de Préméry, aujourd’hui Pré-Mery (hameau d’Unverre), des Guyonnières (hameau de Luigny), de Beauverger (hameau d’unverre), relevant de la Baronnie de Brou, appartenant à Monsieur de Montboissier.De la Motte (hameau de St Bomer), du Mesnil, des Brizardières (hameau de la Bazoche-Gouët), relevant de la seigneurie des Linières, appartenant à Monsieur Boisseau des Linières.« De Beauchène (hameau de Luigny), relevant de la seigneurie de la Forçonnerie, appartenant à Monsieur le Chevalier de la Varenne.« Du Tartre-Cointrel (hameau de Lanneray), relevant de la seigneurie des Radrais, appartenant à Monsieur de Chabot. Et autres fiefs.

Château entouré de fossés, fermes ou métairies, bordages, moilins, étangs, bois, terre labourable, près et autres domaines en roture, seigneuries, haute, moyenne et basse justice, notariat des paroisses de Charbonnières, les Autels, Vervillon, droit de patronage et nominations aux cures de Charbonnières et des les Autels, vassaux, mouvances féodales, et censuelles qui s’étendent tant dans ledites paroisses de Charbonnières et des Autels, Vervillon, que dans celle d’Unverre ; Moulhard, Luigny, La Bazoche, Dampierre, Brou, Lanneray et autres paroisses, censives, rentesseineuriales, foncières et constitutives, dixmes de Charbonnières consistant en 20 livres de rente annuelle, et autres appartenances et dépendances.

2° La terre et Baronnie d’Authon, l’une des cinq baronnies du Perche-Gouët, relevant de l’èvèque de Chartres, à cause de sa baronnie de Pontgouin et consistant en haute, moyenne et basse justice, droit de Patronage, et honorifique des villes et paroisses d’Authon, de Soizé et de Coudray, haute justice de la paroisse de St Bomer, fiefs et arrières fiefs, mouvances, cens, rentes seigneuriales , droit de sceau à tous actes, sentances et contrôle, droit de foire et marché, de mesurage et de poids et mesures, d’étalonnage , de délogement, d’épaves et déshérences droit de bannalité sur tous les habitants de la ville d’Authon. La métairie de la Pesniaire et du Jarrier, la paroisse de St Bomer, bois-taillis, grand usage de Soizé et autres droits  et domaines dépendant de ladite baronnie d’Authon.

3° Le fief, terre et seigneurie de la grande Bretèche, paroisse d’Unverre.

4° Le fief Dupuis de la Duquesne, situé lieu de la Richardière, paroisse de Charbonnières

5° Le lieu et maitairie d’Arras, en ladite paroisse, relevant de la seigneurie de Châtillon appartenant à Monsieur de Vassé.

6° Le lieu de Lorioterie, en ladite paroisse

7° Le bordage du Petit Portail en ladite paroisse

9° Le lieu de la Bézarderie en ladite paroisse relevant de Charbonnières

10° Le lieu et bordage de la Hervière et autres héritages qui peuvent appartenir au vendeur dans la Province du Perche-Gouët et le Comté du Dunois.

1785 Naissance d’Auguste Rousseau Comte de Chamoy

1789 Dans l’état militaire de la France on trouve le Marquis Anne Claude Rousseau de Chamoy, Commissaire Général à Abbeville avec grade de Colonel et M. le Baron de Chamoy (Napoleon series .org)

Louis François Rousseau chevalier, Comte de Chamoy et de Charbonnières est mort sans postérité à l’age de 20 ans

 

16 juin 1793 Anne-Marguerite Leclerc de Lessevile épouse Pierre Jacques Rousseau de Chamoy Marquis de Chamoy, Lieutenant général du gouvernement de Paris, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St Louis, ils eurent 6 enfants

1793 le 23 brumaire (Août) l’an second de la république française, dépôt en la maison commune de Charbonnières de parchemins et de papiers appartenants au citoyen Louis François Rousseau Chamoy propriétaire cultivateur, pour y êtres brûlés devant la commune réunie pour la circonstance, ainsi qu’un portrait du roi Louis XV et une tapisserie en toile peinte. Représentation de l’extrait du registre des délibérations du Corps Municipal de Paris en date du 24 Août dernier, qui lui donne acte du dépôt qu’il a ledit dit jour, a ladite municipalité de la décoration militaire de l’Ordre de St Louis

Une copie dûment signée : Patché Maire et Coulombeau secrétaire-greffier avec le tampon de la ville de Paris est dans les archives du Comte de Chamoy et aux archives nationales.

1793 Antoine, Jacques-Claude Comte Boulay de la Meurthe est Président du conseil d’état et il est aussi le propriétaire du château de Charbonnières.

1793 Renonciations de succession  Louis François Rousseau Chamoy, demeurant commune de Charbonnières, Canton d’Authon, département d’Eure et Loir et Louis Jacques Rousseau Chamoy, demeurant à la Poultière, commune de la Guéroulde, département de l’Eure. Tous deux restés seuls héritiers bénéficiaires de Anne-Marguerite Leclerc de Lesseville leur mère, décédée veuve de Pierre-Jacques Rousseau Chamoy au moyen de la renonciation à sa succession par les autres enfants et  petits enfants  de la dame Chamoy d’une part

Et Charles Jean Baptiste Louis Bertemy, tant comme fondé de la procuration de Jean-Paul François Noailles d’Ayen, que comme tuteur de Mlle de Thusan, l’une des cinq héritiaires par représentation de sa mère Henriette Anne Louise d’Aguesseau épouse du comte d’Ayen et encore fondé de procuration.

1° du Marquis et de la Marquise de la Fayette

2° du Comte et de la Comtesse de Grammont

Le Comte de Grammont ayant de plus stipulé comme tuteur des trois mineurs Noailles, enfants de Anne-Jeanne, Baptiste Pauline, Adrien Louise Catherine, Dominique Noailles,épouse de Louis Maurice de Noailles.

3° du Comte de Montagu et de Mme son épouse

Mme de Lafayette, Mme de Grammont et Mme de Montagu, sœurs héritiaires de leur chef chacune pour un cinquième de Mme D’Ayen leur mère et les trois mineurs Noailles, héritiers conjointement pour le dernier cinquième de Mme d’Ayen leur grand-Mère par représentation de leur mère.

1824  Auguste Rousseau comte de Chamoy et de Charbonnières, épouse Amélie de Grosourdy, fille de Charles-César de St Pierre du Châtel de Grossourdy, lieutenant Général au Baillage de Rouen et de Marie Amélie le Pesant de Boisguilbert, cette famille était propriétaire du château de Montmirail Marie-Amélie était cousine de Corneille.  à Paris le 15 Mai 1860 à l’âge de 75 ans et son épouse en 1869 à l’âge de 66 ans.

 

1837 l’église est déplacée et reconstruite a son emplacement actuel, aux frais du Comte Auguste de Chamoy, avec obligation d’assurer à la fabrique une rente de 100 Francs. Sa construction première date de 1558 environ. La nouvelle construction à été inauguré le jour de la Toussaint 1837, par l’évêque de Chartres : Clauzel de Montal, né le 6 avril 1769 au château de Coussergues, près de St Germiez Aveyron, ancien aumônier de la Duchesse d’Angoulême.

Aymard Belhomme de Franqueville, épouse Marie Mathilde Guérineau de Boisvilette, il est héritier de Charbonnières. (2 enfants) Il est en 1880. Le Château de Franqueville est situé à Contre-Moulins Seine Inférieure

 

1883 Marie de Franqueville héritière du Château de Charbonnières épousa le Comte Jacques Law de Lauriston (3 filles) En 1611, un sire de Franqueville commandait la Compagnie de  Monsieur le Comte de Soissons

Jacques Law de Lauriston en 1897. Il était le frère du célèbre banquier

Mathilde née en 1886, épousa le Comte Boulay de La Meurthe

Yvonne née en 1890, épousa le Vicomte Rodez de Benavent (3 enfants)

 

Odette de Franqueville né en 1893, resta célibataire

Philippe de Rodez, né en 1913

Jacques de Rodez né en 1914

Alain de Rodez né en 1918 né à Charbonnières (1 fils) Xavier Rodez de Bénavent vit à côté de Toulouse, petit-fils de Marie de Franqueville

 

1948 Le Château de Charbonnières fut vendu aux sœurs Fransiscaines du Temple de Dorat qui l’occupèrent de 1950 à 1956.

1960 Le Château est racheté par les familles Schultz et Abt qui en firent un centre de séjour et de formation. (Quakers)

1989 Achat du Château par Monsieur Derachinois (Centre se séjour et Studio d’enregistrement audio)

Autre très vielle famille du nord du département proche de Nogent-le-Roi : « Le Mohriers de Villiers », qui par alliance c’est retrouver dans la famille de Noailles, des Leclerc de Lessevile puis celle de Chamoy par les femmes

Les familles de la noblesse s’unissaient généralement entre elles, mais elles ne dédaignées pas de s’unir aux bourgeois qui avaient fait fortune, surtout quand ces familles n’avaient plus d’argent, ce qui était courant car les guerres ici ou là venaient après un grand nombre d’années de service dans l’armée à bout des fortunes de ces soldats aux services des Rois (XV et XVI siècles).

La Maison Leclerc de Lesseville vient de Beuzeville et Aincourt, après s’être installé à Meulan. Autrefois place importante située à l'est d'Aincourt, Lesseville ou Lesville faisait partie du domaine royal à l'époque de Philippe-Auguste. (site Mairie d’Aincourt) Ce fief possédait un prieuré dépendant de l'abbaye Josaphat de Chartres, dont il est fait mention en 1141 lors d'un don d’Hugues, archevêque de Rouen. Ce prieuré bénédictin a également dépendu de l'abbaye royale de Saint-Lucien de Beauvais. Propriété de Nicolas d'Aincourt et de Bernard de Théméricourt, à la fin du XIIIe siècle, la seigneurie de Lesseville passa entre les mains de Françoise de Marigny, veuve de lmbert Lhuillier vers la fin du XVe siècle.

 

Plus tard, la famille le Clerc de Lesseville, installée à Meulan où elle a fait fortune dans la tannerie au cours du XVIe siècle la posséda du XVIIe siècle jusqu'à la Révolution. Nicolas et Simon le Clerc de Lesseville, deux frères, furent anoblis par Henri IV pour services rendus au Roi. Nicolas (~1575, 1657), notamment, fut secrétaire du Roi à partir de 1590 et plus tard doyen de la Chambre des Comptes. Aujourd'hui, seuls subsistent dans ce hameau d'Aincourt 25 habitations.(site Mairie d’Aincourt)

 

Il est toujours possible de voir la dalle funéraire de Nicolas Leclerc de Lesseville dans l’église St Nicolas de Meulan. Il a une rue dans le vieux quartier qui descend vers le fleuve où étés situés les tanneries. (décembre 2005)

 

La Maison de Chamoy vient des états de Bourgogne et notamment du Comté de Tonnerre L’an 1200 premier degré de la Maison de Rousseau. Girard Rousseau est le premier que l’on connaisse de cette maison, il est dit père de Pierre Rousseau, Chevalier en titre de l’an1259 Messire Pierre Rousseau chevalier, possédait des biens dans le territoire et lieu d’Estalente, il y avait les dixmes dans les lieux et finages de Fontaine les Dijon, de Pouilly et de St Martin. Il vendit ces dixmes avant l’an 1253 à Eudes Le Riche chevalier, celui-ci les revendit la même année (1253) à Hugues IV du nom 8°Duc de Bourgogne de la première race et comte de Chalon (Phillippe Auguste Roi de France) Histoire générale et particulière de Bourgogne Tome 2 page 16

 

 La Famille de Lauriston est originaire d’Ecosse, Le comte de Lauriston est le frère du banquier Law de Lauriston et le petit fils du général du même nom Law, Jean Guillaume de Lauriston, lieutenant de vaisseau 1788 (expédition Lapérouse sur l’Astrolabe) Law, John, banquier 1671-1729 La famille de Franqueville est originaire de (Contre-Moulins Eure situé à coté de Fécamp)

Note : les sources proviennent des originaux du château et des descendants de ces grandes familles, les archives du Château et les archives ayant appartenu au Comte Rousseau de Chamoy à Charbonnières.

(à consulter absolument Daphné du Mauriers, dans son roman« Les Souffleurs de Verre » sur les verriers des environs de Mondoubleau, elle nous décris assez bien l’ambiance de l’époque révolutionnaire, elle est, malgré sa nationalité Anglaise de la région, sa famille était Maîtres Verriers. Famille Busson Egalement bien décris la mise à sac du château de Charbonnières par le Maire de Vibraye.) 

Le château et son domaine, constamment remaniés au cours des siècles, ne permettent plus au visiteur actuel, de concevoir ce que fut au XIIe et XIIIe siècles la forteresse, du type château-étang qui devait  être un point stratégique dans un ensemble destiné à la défense de la route de Brou à Authon-du-perche.D’après une étude de Charles Métais qui date du début du siècle dernier, on ne trouve aucune trace avant 1472, pour l’instant.

 

Avant d’être ce qu’il est aujourd’hui, le château était un manoir seigneurial d’un étage + combles + Basse-cour. L’église actuelle de Charbonnières était située dans l’enceinte directe du château à l’emplacement d’un petit bosquet en façade. Le château était entouré d’eau avec Pont Levis. Il est important de savoir que la route qui vient d’Authon passait systématiquement devant l’église et le château. par le portail face au pont et un pont-levis face au château, permettait de rejoindre et l’église et le Bourg.  (Vente volontaire : de nos jours vente par adjudication) 

 

De ce manoir féodal il ne reste plus qu’une grosse tour cylindrique, dont les murs n’ont pas moins de deux mètres d’épaisseur, et qui sert actuellement de cuisine. (1997) La porte en plein cintre et les deux contreforts carrés dont elle est flanquée,indiquent que cette construction peut remonter au XIIème siècle. On se ferait difficilement de nos jours une idée de cet ancien château, si à l’occasion d’une vente judiciaire qui en fût faite, un arrêt du Parlement, daté du 6 août 1670 nous en donnait une description complète.

 

«  Le château consistait en un gros pavillon, servant d’entrée, appliqué à chambres à cheminé, au premier et au second étage, cabinets attenant et grenier dessus. Une cour à main gauche,dans laquelle en entrant est un grand corps d’hôtel, auquel est applique une galerie hors d’œuvre, avec une tour aussi hors d’œuvre, en laquelle est un escalier de pierre de taille : ledit grand corps d’hôtel appliqué par bas à une grande salle ayant vue sur la petite cour et le petit jardin cy-après déclaré : une grande chambre y attenant et une grande cuisine ; puit en icelle, office garde manger ; voûte de cave estant sous la dite chambre et par haut au premier étage en quatre chambres à cheminée, grenier au dessus.

 

Un bâtiment bas sis en ladite cour à main droite, servant d’écurie et de poulailler un petit jardin situé de l’autre coté dudit corps d’hôtel le tout clos et fermé de murs, et entouré de fossés remplis d’eau, un pont levis pour entrer au château. » Ce bel édifice d’architecture gothique forme un parralélograme de 45 mètres de long sur 11 de large, dans lequel sont pratiqués 125 ouvertures. Aux angles de l’ouest, s’élévent deux tourelles élégantes, couronnées par des galeries à jour, et terminés en nids d’aronde à la hauteur du premier étage, l’angle nord est flanqué d’une grosse tour au toit conique, a l’angle nord ouest se trouve le vieux donjon, reste du vieux château. Entre les trois pavillons dont se compose le château, on remarque encore quatre petites tourelles terminés aussi en nid d’aronde, et surmontées de pinacles artistement travaillés.

 

La façade principale s’ouvre au midi. On admire son péristyle formé de quatre colonnes supportant un gracieux balcon en encorbellement : ses trois rangés de fenêtres sont ornées de têtes de Chamois, de galbes gracieux, d’arabesques et d’armoiries artistement sculptées dans la pierre ; l’ornementation de la façade du nord, n’est pas moins remarquable. Les lucarnes ou fenêtres saillantes pratiquées dans le toit des pavillons de l’est et de l’ouest, sont flanqués de petite contreforts à pinacle et surmontés d’un galbe, dont les remparts sont garnis de crosse végétales. Cet ensemble est du plus gracieux effet  .(M.Lefebvre ancien conseiller de préfecture.)

 

Il y a fort à penser que la forteresse médiévale fut, sinon démantelé, du moins fortement remanié, car le dessin anonyme, nous montre le châtelet de style Henri II, sur une structure du XIIIe, mais nous ne savons rien du bâtiment principal. Au nord, les potagers renfermaient une serre, ainsi qu’une glacière, la serre existe toujours aujourd’hui. Au sud un lavoir sous arcades en plein cintre, surmonte d’une galerie, aujourd’hui détruite. 

 

La façade Nord Est, est la moins homogène, très remanié, elle comporte des éléments des XIIIe, XVIIIe. L’ancien châtelet à tours à pointes de diamant enserrant ce qui reste du Pont-levis, surmonté d’un cartouche de style Louis XIV aux armes de Chamoy et de St Pierre. Des chamois se voient également sur les pilastres entre le rez de chaussé et l’étage noble. Selon une tradition, les pointes de diamant seraient le souvenir d’une alliance d’une fille du seigneur de Charbonnières avec un des fils de Louis VI le Gros, au XIIe siècle. 1108-1137.

 

À l’intérieur, le rez de chaussé comporte des pièces de réception. Un grand salon aux boiseries de style Louis XV-Louis XVI dont les trumeaux referment des toiles de l’école de Watteau, un parquet à motif en étoile, véritable marqueterie.

 

Dans le boudoir, se voient les armes d’Auguste de Chamoy et de son épouse. Un boudoir qui est agrémenté d’une avancé de style gothique dont les vitraux représentent des vues de Charbonnières, dans le fumoir le château de St Pierre le Châtel au XVIIIe est l’objet d’une toile. Dans la salle à manger les trumaux des portes représentent des allégories de la Pêche et de la Chasse. Le sol en pierre est une transposition de celui du grand salon.

Cette description à été faite par Monsieur Lefèbvre ancien conseiller de préfecture, fin 1800, débuts 1900 car après la grande vente décrite plus haut, (1948) nous n’aurions pas eu connaissance de cette merveille.

 

 

La Comtesse de Lauriston, lorsqu’elle devait se rendre à Chartres, effectuée le voyage en carriole avec son cheval blanc en ne passant que sur ses terres, cette affirmation est légitimée par les anciens habitants de charbonnières, car pour eux il y avait trois centres importants : Montmirail, Beaumont-les Autels et Charbonnières et ces trois pôles étaient en famille. .

 

Ce Château et maintenant une demeure privée, mais la découverte d’autant d’archives en un seul lieu est une expérience unique pour les débutants que nous fûmes, nous regardons maintenant les châteaux, les villes et les villages avec un autre regard sur ce que fut l’histoire grande ou petite.

 

Ce magnifique château à été souvent vendu, mais dans les combles, au bout de l’escalier de service qui est en pierre, endroit où nous fîmes « La découverte », et après avoir pris tant de soins de ces papiers précieux pour les curieux que nous étions, pensez donc premier parchemin déplier : un acte de baptême de 1384 …, hélas la dernière vente a eu raison de 7 siècles d’histoires et une grande partie de ces précieux documents disparurent, c’est dommageable pour l’histoire du lieu. Cependant les vieux habitants sont très attachés a leur « château », plusieurs familles des environs ont pendant plusieurs siècles travaillés pour le châtelain et chacun à sa façon à un petit bout du château chez lui…


L’activité dans toutes ces périodes fut l’élevage,le bois, le bled, la vigne jusqu’en 1850 avec l’arrivé du philoxéra qui y mit fin, les premières gestions de parcelles de terrain, apparaissent avec la famille de Lauriston ou un registre mentionne les quantités récoltés pour quelques pièces de terre. Le bois est important mais il y eut aussi le tabac.

Il ne faut toutefois ne pas oublier l’élevage de chevaux et particulièrement de percheron, la Comtesse de Lauriston eut souvent des prix pour cette activité, enfin elle participa à l’élaboration de nouveaux plant de chrysanthèmes, très recherchés à l’époque.

 

La vie de la paroisse (aperçu) relevés paroissiaux effectués par J.C. Damas pour Radiointensitée de Châteaudun

 

Le 9e jour de septembre 1545, fût baptisé Louis, fils de Thomas Esmond et de Marion,sa femme, ses parrains sont : Estienne Germont et Jehan de Grandmont sieur de la Sauvagère

 

Le 29e jour de juillet 1546, fût baptisé Jacques, fils de noble homme Valentine Le Lieuvre écuyer, et de demoiselle Renée de Grandmont son épouse. Ses parrains sont noble homme Cir de Musset écuyer et Pierre Poinot, sa marraine demoiselle Jehanne de Grandmont. Signé : Charon

 

Le 3e jour de décembre 1584, j’ai baptisé Louise, fille bâtarde de haut et puissant seigneur messire Louis d’Oynville chevalier, lieutenant du Roy, seigneur de Saint Simon. Le parrain Estienne Syneau, sieur de la Myleudière, les marraines Louise de Louvigny, femme de noble homme Jacques Lelièvre, seigneur de La Mare et Marie Guyon, femme de N. seigneur de La Boullaye. Signé J Gichard

 

Le vendredi 21e jour de juin 1585, j’ai baptisé Geneviève fille de noble homme Jehan de Pompas, sieur de la Drouynière et de Maytrie Delisle sa femme.Son parrain Enfray Memoulx, ses marraines demoiselle Geneviève fille de noble homme Estienne Du Breuil, sieur de La Touche et La Herbaudière, et Esther de Goursy femme de noble homme Pierre de Ponpars . Signé : J Guichard

 

Le 23 décembre 1588, j’ai baptisé Jacques, fils de noble homme Jacques Lelièvre,sieur de La Mare et de Louise de Lovigny sa femme.Les parrains noble homme Jacques du Chesnay, sieur de Villependue, et Laurens Sineau, fils d’Estienne Signeau, sieur de La Mylodière, la marraine demoiselle Louise fille de défunt noble homme Pierre de Grandmont sieur de La Sauvagère. Signé : J Gichard .

 

Le mari 21e jour de février 1591 fut baptisé Jehan fils de Rollant Deleau, sieur de La Montaigne, et de Jehanne Niant, les parrains et marraines noble homme Jehan de Loubes baron du Saulce, noble homme Jehan de Graffard, seigneur de Montaimboeuf et demoiselle Rachel de Beaumont. Signé : Lesec.

 

Le mercredi 29e jour de juin 1591 , fut baptisée Marguerite , fille d’honnête homme Laurens Sin eau , sieur du Noyer , et de Jeanne Proust.Les parrain et marraine noble Geoffroy Lemond , sieur de La Fosse dame Marguerite du Fau et de Rocheuse, et noble dame Françoise d’Assé, dame de Brunelles . Signé : Lesec.

 

Le jeudi 16e jour d’avril 1596 fut baptisé Antoinette , fille de noble Louis Lelièvre et de demoiselle Rachel de Beaumont son épouse. Les parrains et marraines : noble homme Jacques Le lièvre, sieur de La Sauvagère, demoiselle Antoinette de Beaumont, veuve de défunt Me de Thorigny, et de damoiselle Marguerite du Chesnay, fille de Me de Villespendue . Signé : de Beaumont, M Duchesnay, Lesec.

 

Le 24e jour de juin 1597 a été baptisé Jacques , fils de Jacques Dugué et de Jehanne Lehéry , sa femme Les parrains noble homme Jehan de Grafard , écuyer, sieur de la Graffardière et de Montaimboeuf, Rollans Deleau , sieur de La Montaigne , et N Cachin femme de Balthazar Lecoq . Signé : Lefaye.

 

Le lundi 6 d’avril 1598 fut baptisée Jehanne , fille noble homme Louis Lelièvre écuyer, sieur de Louvigny et de damoiselle Rachel de Beaumont. Le parrain noble homme Louis de Bernard, les marraines Jehanne de Sourches, dame de Longpont, et de damoiselle Hélène de Renier, femme de noble homme Jehan de Graffart écuyer,sieur de Montaimboeuf . Signé : Phelippe .

 

Le lundi 9e jour de juillet 1601 fut épousés Jacques d’Eschallard écuyer, Sieur de Saint Hilaire des Noyers, et Louise, fille de Jacques Leliévre écuyer, sieur de La Sauvagère. Signé : Lefaye .

 

Le 16e jour de mars 1605 a été baptisé Jacqueline, fille d’honorable homme maître Lorens Signeau , sieur du Noyer, et de Jehanne Leproust, sa femme. Le parrain honorable homme maître Anseaume Signeau, les marraines demoiselle Rachel de Beaumont, femme de noble homme Louis Lelièvre écuyer sieur de Louvigny, et demoiselle Françoise Lelièvre, fille de noble homme Jacques Lelièvre écuyer, sieur de La Sauvagère.

 

Le 6e jour de mai 1606 j’ai baptisé Jacques, fils de Paul Duchesne notaire en la baronnie de Brou, et de Denise fille de maître Marin Chaudun, procureur de la seigneurie de Charbonnières. Les parrains furent noble homme Jacques Lelièvre écuyer, seigneur de la Sauvagère et Jacques Chevalier notaire sous la baronnie de Brou, la marraine Katherine Crespeau.

 

Le 16e jour d’août 1609 fut baptisé Jacques fils de Christin Gaultier et de Mathurine Hoyau, sa femme Les parrains sont noble homme Louis Lelievre écuyer, sieur de Louvigny et noble homme Jaques de Ponpars écuyer, sieur de La Tour, la marraine demoiselle Jacqueline d’Eschallard, fille de noble homme Jacques d’Eschallard écuyer, sieur de Saint Hilaire des Noyers. Signé L Phelippe .

 

Le 26e jour de juillet 1611 a été baptisé Pierre, fils d’honorable homme Lorens Sineau, sieur du Noyer et d’honorable femme Jehanne Leproust, son épouse. Le parrain haut et puissant seigneur messire Pierre de Nollent, seigneur de Chandé, les Cailleaux, Boissé et les Etilleux, la maraine haute et puissante dame Barbe du Bellai, femme et épouse de haut et puissant seigneur Jehan de Loubes, seigneur et baron du Saulce. Signé : P de Nollent, B du Bellay, L Phelippe.

 

Le 12e jour de février 1614 fut baptisé Louis, fils de noble Jehan des Marais, sieur de Beauregard, et de damoiselle Marquèse Leroux, ses père et mère. Le parrain noble homme Louis Lelièvre écuyer, sieur de Louvigny et la Droinière, la marraine damoiselle Hélène du Rénier, femme de noble homme Jehan de Graffard, sieur de Montaimboeuf . Signé : Louis Le lièvre, Hélène du Renier, J Rient.

 

Le jeudi 9e jour de février 1617 fut baptisé Louis, fils de Marc Deniau et de Simmone Bruneau, ses père et mère. Le parrain noble homme Louis Lelièvre écuyer, sieur de Louvigny, la marraine damoiselle Françoise le lièvre, épouse de noble homme Louis Le Coispel écuyer, sieur du Haut Verneuil. Signé : Louis Lelièvre, M Boudet, Françoise Lelièvre.

 

Le lundi 26 mars 1618 fut baptisé Louis, fils de Marc Deniau, et de Simonne Bruneau, sa femme. Le parrain noble homme René Le Bellier écuyer, sieur du Chesne, la marraine demoiselle Jehanne Lelyèvre , fille de noble homme Louis Lelièvre écuyer, sieur de Louvigny. Signé, R Le Bellier, Jenne Lelièvre, M Boudet 

Le vendredi 3e jour de janvier 1620, fut baptisé Florent, fils de Florent Deniau, écuyer, sieur de La Garanne et de damoiselle Catherine de Colet. Le parrain honète personne Paul Duchesne notaire, la marraine Marguerite Sineau, fille d’honnête personne Laurens Sineau sieur du Noyer. Signé : Margrite Sineau, P Duchesne, M Boudet.

 

Le 2 e jour de septembre 1620, fut baptisé Louis, fils de Claude Savigny et de Marie Tournois, sa femme Le parrain noble homme Charles d’Allonville écuyer, sieur des turcies, la marraine damoiselle Rachel de Beaumont, femme de noble homme Louis Lelièvre écuyer, sieur de Louvigny et de la Sauvagère. Signé : C d’allonville, R de Beaumont, M Boudet.

 

Le lundi 24e jour de mai 1621 fut baptisé Abraham, fils d’honorable homme Jehan Martin, sieur du Cormier, et de damoiselle Catherine de Collet, sa femme. Le parrain Abraham, fils d’honorable Jehan Beaudoulx, sieur de La Noe et procureur, la marraine demoiselle Louise de James. Signé : A Beaudoulx, Louise de James,   M Boudet.

 

Le 1er jour de mars 1622 fut baptisé César , fils de Catherine Avice et de Marie Chauldun , sa femme. Le parrain haut et puissant seigneur messire César Louis de Beauxoncles chevalier, seigneur de Sigongne , Champmarin, marquis de Pimain, baron de Vollehard et seigneur de Charbonnières ; la marraine damoiselle Françoise d’Oynville, épouse de noble homme Charles de la Tousche , escuyer , sieur de La Boisselière, gendarme de la compagnie de Mgr de Guise. Signé : C L de Beauxoncles, Sigongne Champmarin, Doinville, M Boudet.

 

Le lundi 27 mars 1623 , fut baptisé Françoise , fille de Louise Pousteau et d’Antoinette Mézel, ses père et mère. Le parrain noble homme Me Jean Belfont,maître-hôtel de haut et puissant seigneur messire Louis de Hallot, sieur de L’Estoutville et de Charbonnières, la marraine damoiselle Françoise d’Oynville,épouse de Charles de la Tousche écuyer, sieur de la Boisselière. Signé : Belfont, Doinville, C Bossin.

Le samedi 1er jour d’avril 1623 fut inhumé en l’église de Charbonnières maître Jean Martin, sieur du Cormier

 

Le dimanche 10 décembre 1623, fut baptisé Jeanne , fille de noble homme Louis Le Coispel, écuyer sieur de Haut Vernel et de La Jallonière, et de damoiselle Françoise Lelièvre ses père et mère. Le parrain noble homme Jean d’Arlanges écuyer, sieur des Mottais, la marraine demoiselle Magdeleine de Rohard fille de noble homme Charles de Rohard écuyer, sieur des Marais. Signé Jehan d’Arlanges, Madellène de Rohard C Bossin.

Le dimanche 17 août 1625 fut baptisé Elisabeth, fille de Louis Pousteau et de Thoinette Mézelle, ses père et mère. Le parrain noble homme Hebry de Hallot chevalier, seigneur de L’Estoutville et de Charbonnières la marraine Françoyse Grenesche, fille de chambre de haute et puissante dame Elisabeth d’Arbaleste épouse dudit seigneur de L’Estoutville. Signé : Françoise Garnasche, C Bossin

 

Le jeudi 20e jour d’avril 1634 a été baptisé Rose fille de Pierre Boullonnière et de Renée Basile. le parrain François de Verdin écuyer, sieur dudit lieu, l’un de la compagnie des chevaux légers de Me de la Courbe du Beslay entretenu pour le service du Roy notre sire la marraine damoiselle Rose Poussin , épouse de noble Jean de James écuyer, sieur du Tartre. Signé : Verdin, Rose Poussin, J.Trihoière.

 

Le mercredi 19 juillet 1634 a été nommé David de Guichard né le 7 mars 1633, fils de messire Charles de Guichard chevalier, sieur de Beaumont et les Landes, seigneur de Charbonnières, conseiller du Roy, Gentilhomme servant le Roy, lieutenant veneur louvetier et gouverneur pour S M de la ville de Bonneval ; et de dame Charlotte de Maurice, son épouse. Le parrain David de Guichard écuyer, sieur des Pubuissons, la marraine damoiselle Jeanne du Puis. Signé : D Guichard, Jeanne Dupuis, C Bossin .

 

Le mardi 2e jour de janvier 1635 a été baptisé Marie, fille de Françoise Verdin écuyer, sieur dudit lieu et de damoiselle Jeanne de Hetteau son épouse. Le parrain Jean de James écuyer, sieur du Tartre, la marraine demoiselle Marie des Arglantiers, épouse de Jean Gilles d’Eschallard écuyer, sieur des Bourguignières. Signé : J de James, Marie des Arglantiers, C Bossin.

 

Le jeudi 12e jour de juillet 1635, a été nommé François Jacques, fils de messire Charles de Guichard chevalier seigneur de Charbonnières, sieur de Beaumont et Les Landes, gouverneur pour sa S M de la ville de Bonneval, et de très vertueuse dame Charlotte de Maurisse son épouse. Les parrain et marraine furent messires François de Danceau, chevallier de l’ordre du Roy seigneur de La Beausserie, conseiller du Roy et vice-bailly de Chartres et haute et puissante dame Charlotte de Goulaine, femme et épouse de haut et puissant seigneur messire Jacques de La Vau chevalier, seigneur de Vaux et de Pré ?. Signé : C Bossin C de Goulayne, F Danceau.

 

Charles, fils de Nicolas Lelièvre et de Nicolle, ses père et mère fut baptisé le samedi 12 janvier 1641, qui eut Gédéon Cureau sieur de La Roche, valet de pied de Monsieur frère unique de S M pour parrain, et de dame Charlotte de Meurisse, épouse de noble homme Charles de Guichard seigneur de Beaumont, Les Landes et Charbonnières pour marraine. Signé : Charlotte de Maurisse, M Loriot, Gédéon Cureau.

Charles, fils de Gédéon Curaeu sieur de La Roche et de damoiselle N.de Hetteau ses père et mère ? reçut les cérémonies de l’église, le mardi 17 juillet 1641, qui eut pour parrain Charles de Montbron comte d’Ozance, et de dame Charlotte de Maurisse épouse de messire Charles de Guichard chevallier de l’ordre du Roy, seigneur de Charbonnières pour marraine. Signé: C de Montbron, Charlotte de Maurisse,Teinturier

 

Jeanne, fille de Marin Duchesne cavalier dans la compagnie de Me de Vientais et d’Anne Halgrin, fut baptisée le 24e jour de décembre 1641, nommée par messire Jean des Feugerets seigneur baron d’Ircéan et par damoiselle Marie de Guichard, damoiselle de Beaumont, fille de messire Charles de Guichard , chevalier des ordres du Roy, seigneur de Beaumont et Charbonnières. Signé : J des Feugerets, M de Guichard, J Robert .

 

Le 9 octobre 1640 furent épousés honorable homme Gédéon Cureu, sieur de La Roche officier de Monsieur frère unique de S M, fils de Jehan Cureau, sieur de La Roche et de dame Susanne de Villefeuge et de damoiselle Magdeleine Hetteau, veuve de feu noble homme Thomas Geal écuyer, sieur de Pinal. Signé : M Hesteau, Jédéon Cureau, de Guichard, Laurens, de La Tousche Teinturier, J Robert.

 

Le mardi 24e jour de novembre 1643 furent épousés François de Guérin écuyer, sieur de Villiers, fils de défunt Jehan de Guerin vivant écuyer, sieur de la Rodière et de damoiselle Jeanne de Féron et damoiselle Marie de Guichard, fille de messire Charles de Guichard chevallier de l’ordre du Roy , Gentlhomme servant ordinaire , , seigneur de Beaumont , Les Landes et Charbonnières , et de dame Charlotte de Maurisse Signé : François de Guerin ; J Robert ; J Hubert N Loriot .

 

Le 5e jour de novembre 1645 a est baptisée Charlotte, fille d’Hugues d’Aligre écuyer, sieur du Coudray , et de damoiselle Elisabeth Duclos, ses père et mère. Le parrain est messire Charles de Guichard, chevalier des ordres du Roy, seigneur de Beaumont, Les Landes et Charbonnières, la marraine dame Charlotte de Maurisse son épouse. Signé : de Guichard, Charlotte de Maurisse, J Robert .

 

Le lundi 8 janvier 1646 , fut inhumé dans l’église de Charbonnières messire Charles de Guichard , écuyer sieur de Beaumont , Les Landes et Charbonnières. Signé J Robert

 

Le dimanche 7e jour d’octobre 1646, fut baptisé Dimanche René Legros âgé de 2 ans et 3 mois fils de deffunt honorable homme Dimanche Legros et de d’honnête femme Judith Certain. Le parrain François de Bullou écuyer, sieur des Boussardières, commissire de l’artillerie française, la marraine dame Marguerite Raoult, femme de noble homme messire Pierre Certain avocat en Parlement, bailli de Saint Romain les Brou. Signé : Bullou, M Raoult, C Mention, C Lestang, curé de Saint Lubin, J Robert

 

Le 6e jour de novembre 1646, fut baptisé François fils d’honorable homme François Grignon, cavalier d’une compagnie de chevaux légers entretenus pour le service du Roy. Le parrain noble Jehan César de Graffard écuyer, sieur de Montaimboeuf et de La Graffardière, la marraine Charlotte de Maurisse, épouse de deffunct Charles de Guichard chevalier seigneur de Charbonnières, gouverneur pour S M de la ville de Bonneval. Signé : Jean César de Grafard, Charlotte de Maurisse, J Robert.

 

Le 27e jour de février 1647 a été baptisé Françoise Charlotte, fille de Gabriel Béallay et de Marie Leguay , ses père et mère. Le parrain Marin Duchesne sieur dudit lieu, cavalier en la compagnie du sieur baron de Brunelles, la marraine damoiselle Marie de Guischard, femme de François de Guérin écuyer, sieur de Villiers . Signé : Marie de Guichard, M Duchesne, M Leguay .

 

Le 1er jour de janvier 1648 a été baptisé Françoise, fille noble Hugues d’Aligre écuyer, sieur du Coudré et d’Idabel Cuclos, son épouse. Le parrain noble Charles Louis de Guichard écuyer, seigneur de Charbonnières, la marraine damoiselle Marie de Guichar, épouse de noble François de Guérin, écuyer sieur de Villiers. Signé : Charles Louis de Guichard, Marie de Guichard, J Robert .

 

Le dimanche 25 octobre 1648 a été baptisé Louise, fille de Chrétien Bouvard et Perrine Guérin, ses père et mère. Le parrain a été Pierre Blondeau écuyer, sieur du Vivier, la marraine Anthoinette Le lièvre, fille de défunt noble homme Louis Lelièvre écuyer, sieur de Louvigny. Signé : A Lelièvre, P Blondeau du Vivier, M Leguay.

 

Le mari 9e jour de février 1649 , furent espousés Gabriel de Ravethon chevalier, seigneur de Vitray , fils de défunt Esmond de Ravethon , vivant aussi chevalier , seigneur dudit Vitray , et de dame Marie Beaumouschet , et de damoiselle Marie de Guischard , fille deffunt haut et puissant seigneur messire Charles de Guischard ; vivant chevalier de l’ordre du Roy , gentilhomme ordinaire de sa chambre , gouverneur de la ville de Bonneval , seigneur de Beaumont , Les Landes et Charbonnières , et dame Charlotte de Maurisse Signé : F de Ravethon ; Charlotte de Maurisse ; Charles de Guischard ; R de La Chasseigne ; M Leguay . M Duchesne ; J Grignon ; J Robert .

 

Le 28e jour de mars 1649 fut baptisé Gabrielle Charlotte, fille de Jehan Haudebourg et de Renée Musnier ses père et mère. Le parrain messire Gabriel de Ravethon écuyer, sieur de Vitray la marraine dame Charlotte de Maurisse, veuve de messire défunt Charles de Guichard vivant chevalier de l’ordre du Roy, seigneur de Beaumont, Les Landes et Charbonnières. Signé : Charlotte de Maurisse, G de Ravethon, M Leguay.

 

Le mardi 31 mai 1650 a été baptisé Berthrand, fils de Paul Boudet et de damoiselle Magdeleine de Ripault, ses père et mère. Le parrain a été Bertrand de Lunel, sieur de Fontaine La Guyon, la marraine Renée de Graffard, fille de défunt noble homme Jehan César de Graffard. SIGN2 / de Lunel, Renée de Graffard, M Leguay .

 

Le 8e jour de janvier 1654 , furent espousés François des Acres , fils de Guillaume des Acres , écuyer , sieur dudit lieu , et de damoiselle Macée Boisselet , et de damoiselle Marie de Verdin , fille de défunt François de Verdin , écuyer , sieur de Verdin , et de damoiselle Jehanne de Lestang .Signé : François des Acres , Marie Verdin ; Charles des Acres , Françoise Serisy ; Henri de Durcet ; Jacques de Durcin ; Doinville ; Jeanne de Durcet ; Lunay ; M Leguay

 

Le mari 27 janvier 1654 a été baptisé Charles, fils de maître Marin Duchesne, praticien et d’Anne Halgrain, ses père et mère. Le parrain a été Charles Louis de Guichard, fils de défunt messire Charles de Guichard chevalier, seigneur de Charbonnières, la marraine damoiselle Marie de Verdin, épouse de François des Acres, sieur de la Rouillerie. Signé : Charle de Guischard, Marie de Verdin, M Leguay.

 

Le 26e jour de mai 1655 a été baptisé Jehanne, fille de Lyonel Pichard et de Marie Hudan, sa femme Son parrain est messire Jehan d’Oynville, chevalier seigneur de Saint Simon et de Charbonnières, ses marraines sont Renée, veuve de Jacques Dolléans, et Anne femme de Denis Brière. Signé Charon.

 

Le mercredi 27e jour de novembre 1656 fut baptisé Charlotte, fille de François de Grignon, sieur du Bois d’Arville, et d’honorable femme Jehanne Chaudun, ses père et mère. Le parrain a été messire René d’Arlanges chevalier, seigneur des Mottais, La marraine Françoise Charlotte de Guischard, fille de défunt messire Charles de Guichard , seigneur de Charbonnières et de Beaumont. Signé : René D’Arlanges, Charlotte de Guichard, M Leguay.

 

Le mardi 20e jour d’août 1658, a été baptisé Jean de Venioer, fils d’honorable homme Guillaume , écuyer sieur de La Chesnaye, et de damoiselle Marie Charmeton. Le parrain messire Charles Louis de Guichard écuyer, seigneur de Charbonnières, la marraine damoiselle Antoinette de Louis. Signé : Charles de Guischard, A de Lois, R Lemarié.

 

Le mardi 6e jour de mai 1659 a été baptisé Charles, fils de François des Acres écuyer, sieur de La Rouillerie et de damoiselle Marie de Verdin. Le parrain messire Charles des Acres écuyer, seigneur de Voisine, la marraine Françoise Charlotte de Guischard. Signé : des Acres, F V de Guichard, R Lemarié .

 

Le mardi 8e jour de février 1661 a été baptisé David, né le 15 novembre 1660 fils illégitime de François Jacques de Guischard, seigneur des Landes et autres lieux, et de damoiselle Renée de Cosne. Le parrain Nicolas de Tiercelin, écuyer sieur de Richeville, la marraine damoiselle Marie de Guischard, épouse de M de Villiers Rosiers. Signé : Richeville, Marie de Guichard, R Lemarié.

 

Le dimanche 2e jour de juillet 1662 ont reçu la bénédiction nuptiale François Jacques de Guichard chevalier seigneur des Landes et damoiselle Renée de Cosne, à laquelle ont assisté François et Jacques de Guichard, qui ont été reconus par ledit sieur François Jacques de Guischard et ladicte Renée de Cosne pour leurs enfants légitimes. Signé : François Jacques de Guichard, Renée de Cosne, C de Guichard, J Grignon, M Duchesne, Chaudun, P Dolléans, R Lemarié.

 

Le 25e jour de septembre 1664 a été baptisé Anne fille de Jean Chevalier et de Marie Desfontaines, ses père et mère. Le parrain messire Hubert d’Assé chevalier, seigneur de La Herbaudière, les Autels Saint Eloy, et autres lieux. La marraine dame Anne de Vassé, épouse de noble homme Martin de Loubes chevalier, seigneur baron du Saulce . Signé : Anne de Vassé, Hubert Dassé, J Leroux

 

Charles, fils de défunt honorable homme messire Charles Louis de Guischard écuyer, seigneur de Charbonnières, et de discrète personne dame Marguerite de Villereau, ses père et mère a été baptisé le

27e jour de septembre 1667. Le parrain honorable homme messire François Jacques de Guichard écuyer , seigneur des Landes, la marraine discrète personne damoiselle Marie de Graffard. Signé : M de Graffard François Jacques de Guichard, J Leroux .

 

 

 

 

 

 

 

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