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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 15:13
Lac du Drennec

Lac du Drennec

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 09:03

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 11:42

Notes sur Souancé et Montdoucet

 

 

A huit kimomètres de Nogent le Rotrou, sur les bords de la Rhône, ruisseau dont le nom serait à peu près inconnu, si Rémy Belleau, le poète percheron, ne l’avait chanté dans ses poésies, est construit le village de Souancé. Rien n’y attire les yeux, sinon l’aspect riant de la vallée, la régularité, la propreté des maisons. L’église seule aujourd’hui peut rattacher le passé au présent.

 

(La Rhône prend sa source dans l’étang de La Guoguerie, près d’Authon, et se jette dans l’Huisne à Nogent le Rotrou )

 

Auprès du village, suivant la tradition, s’élevait un château. Aucune ruine ne subsiste, aucun acte ne permet d’en assurer l’existence, en dehors du nom de « champ du château » que porte l’endroit ou il était dit-on construit

 

Cette tradition de l’existence d’un château à Souancé s’est cependant maintenue. Ainsi dans un aveu rendu au duché de Chartres, le 5 novembre 1603, il y est dit : la châtellenie de Souancé, consiste en châtel joignant l’église, qui est une place tenue par plusieurs particuliers et qui en font quinze sols et deux chapons de rente seigneuriale (Mss. de la bibliothèque de Chartres, n+ 1449)

 

Toutefois, en reconnaissant l’exactitude de ce fait, d’autant plus vraisemblable que la seigneurie et baronnie de Montdoucet relevait de la grosse tour de Chartres, tandis que Montdoucet, demeure des seigneurs de Souancé dès le XIIIe siècle, relevait du comté de Nogent le Rotrou, le château fut entièrement rasé, sans doute, pendant les guerres qu’eurent à soutenir les premiers comtes du Perche. Il ne fut pas relevé de ses ruines, et dès lors le château de Montdoucet prit ne importance qu’il n’avait pas eue jusque là, en confondant son histoire avec celle de la paroisse

 

 Seigneurs de Montdoucet et Souancé

 

Aucun acte antérieur à la fin du XIe siècle ne fait mention des seigneurs de Montdoucet. Le premier connu est Aldric de Montdoucet, vivant vers 1080, dont le fils Robert donna vers 1100 aux moines de l’abbaye de Saint Denis de Nogent le Rotrou, la terre de Tueboeuf ou Tuebonne (Cartulaire de Saint Denis, ch.56). 

Aldric II de Montdoucet fut témoin de la charte de confirmation du don du domaine d’Happonvilliers fait par Geoffroy de Sombon en 1107 (Cartulaire de Saint Denis, ch. 88) à cette même abbaye, et dans celle de la vente de six arpents de pré, au pré Morin, faite aux moines de Tiron, par Giroie de La Ferrière vers 1128 (Cartulaire de Tiron, ch. 95)

 

Guiard ou Viard de Montdoucet assista comme témoin à la confirmation par Rotrou, comte du Perche, de tous les biens de l’abbaye d’Arcisses, vers 1120 (Cartulaire de Tiron, ch. 33), au don fait par l’abbaye de Tiron à Robert de Beaumont, de la terre concédée par Etienne Gigul, vers 1125 (Cartulaire de Tiron, ch. 62), au don fait la même année par Guillaume du Plessis de ce qu’il possédait en fief de Choudri et à Auvilliers, vers 1140, Cartulaire de Tiron, ch. 238), à l’accord passé entre cette abbaye et le vicomte de Châteaudun en 1145 (Cartulaire de Tiron, ch. 269). La même année, les moines de Tiron reconnurent dix deniers de cens à prendre le jour de la fête de la Saint Jean, par Guiart de Montdoucet, sur une vigne située au Val Saint Jean, à Châteaudun ‘ Cartulaire de Tiron, ch. 277). Ce même seigneur de Montdoucet et son fils Philippe furent témoins, lorsque Rotrou, seigneur de Nogent confirma en 1160 les privilèges de Nogent le Rotrou (Cartulaire de Saint Denis, ch. 12)

 

Philippe de Montdoucet assista à la fondation de la Maison Dieu de Nogent le Rotrou, par Rotrou en 1182, et, voulant s’associer à la bonne œuvre de son suzerain, il donna en sa présence, par acte du premier janvier 1182,pour fonder la Maison Dieu et pour le salut de son âme, la censive qu’Aubin de Fontaine tenait de lui au tertre de Croisille, joignant l’Aunay, savoir douze deniers de cens, plus les censives que tenait de lui audit Aubin, pour quatre deniers dans les prés de Viennes, ensuite le Bourg Neuf, joignant les prés de Buthon proche le pré de Guillaume Louvé(Archives de l’Hôtel Dieu de Nogent le Rotrou). Il est cité comme témoin dans la charte de confirmation du don d’une charretée de bois dans la forêt de Brimont en 1202 (Cartulaire de Tiron, ch. 342), et assista avec son frère Yves à l’accord conclu le 3 mai 1208 entre le maire de Gardais et l’abbaye de Tiron pour les droits de mairie du bourg de Tiron (Cartulaire de Tiron, ch. 350)

 

Guy de Montdoucet, fils de Yves, assista à la bataille de Bouvines, le 27 juillet 1214, suivant le ban publié à l’occasion de cette bataille (Essais historiques sur le Perche, par M Gouverneur, page 110). Le 17 juin 1218, il fut présent à la dédicace de l’église des Clairets et donna à cette occasion à l’abbaye la portion de la dîme qu’il avait avec Pierre de Beaurpaire. Geoffroy et Yves, sans doute les deux frères, abandonnèrent à l’abbaye, le premier, dix sols, et le second un setier de blé sur la métairi du Pin (Cartulaire des Clairets, ch. 14). 

 

En décembre 1236, Guy de Montdoucet confirma une donation faite aux Templiers par son oncle Philippe de Montdoucet (Archives Natioanles, 500 a, n°68). A cette charte est appendu un sceau rond de 48 mm, représentant un écu fascé de six pièces chargées les unes et les autres e croix fleuronnées avec la légende : S ;GUID …CET. Le sceau est en cire verte (Collection des sceaux de Douet d’Arcq, n° 2895)

 

Gaschon de Montdoucet, chevalier, approuva en 1243 l’accord conclu par son frère Robin avec le prieur de Saint Romain de Brou (B.N., mas, 5417, folio 121)

 

Guillaume de Montdoucet confirma en 1250 aux moines de Tiron la possession de deux setiers de froment à prendre à l’époque de la moissonsur la métairie de Gilebert (Cartulaire de Tiron, ch. 277)

 

Vers 1350, Simon de Montdoucet épousa une fille de la maison de Cholet, et en eut un fils Robert, comme le prouve un extrait du testament de Yves Cholet, seigneur de la Choltière, daté du lundi après la Toussaint 1364 : « Item Legomeum pourpentum royé de soie Simoni de Montdedulceti ». A la suite du testament est un codicile, d’ou est extrait : « Et vueil que la terre que feu messire Hue Chollet donna à ma suer, elle tienne, quar il la li donna en mariage ….Présens à ce, Symonnet de Montdoucet et Robinet de Montdoucet, frère et neveu dudit seigneur …. ». (Archives d’Eure et Loir, fonds de la seigneurie de Dangeau, (original en parchemin) et Dangeau  et ses seigneurs, par M de Possesse, page 143. 

Au commencementdu XIVe siècle, Alix de Montdoucet fut abbesse de l’abbaye des Clairets

Cette demoiselle Cholet, sœur du seigneur de la Choletière, était fille de Simon Cholet, seigneurde la Choletière, et d’Alix de Garancières

 

Robert de Montdoucet dit le Borgne, fils de Simon de Montdoucet, servit en Normandie avec onze écuyers, au mois d’avril 1377, sous le gouvernement du duc de Bourgogne. Il était écuyer de corps en 1386 et 1388. Le roi lui fit quelques gratifications en 1391, 1392 et 1395 et l’institua son premier écuyer du corps et maître de son écurie, par lettres du 27 août 1397. Il en prêta serment, le 31 août suivant. Le roi lui fit payer plusieurs sommes, pour employer aux obsèques, qui furent faictes en l’église Notre Dame de Paris, pour le comte d’Eu, connétable de France, les sires de Coucy et de la Trémoille, le 16 octobre 1697 ; pour celles de Henri de Bar , en ma même église, le 24 octobre suivant et pour celles de Guillaume des Bordes, garde de l’oriflamme, en l’église des Célestins, le 12 novembre 1697, lesquels étaient morts à la journée de Nicopolis en Hongrie, suivant le compte de Michel du Sablon. Il exerça cet emploi jusqu’à sa mort, arrivée le 16 septembre 1390. Il épousa Jeanne, dame de Villebon, de la Gastine et de Beauville (Histoires généalogiques des grands écuyers de France, par le Père Anselme, tomme VIII, page 469)

 

De cette union naquit seulement une fille, Michelle, dame de Montdoucet et de Souancé, de Villebon, de la Gastine, mariée à Jeannet d’Estouteville, neuvième fils de Jean d’Estouteville, seigneur de Torcy, et de Jeanne de Fiennes.

 

Avant de parler des nouveaux seigneurs de Montdoucet et de Souancé, il reste à décrire les armes de cette première famille. D’après le sceau appendu à la charte de 1236, ces armories étaient : fasce de six pièces chargées les unes et les autres de croix fleuronnées

 

Il est facile de les compléter avec celles enregistrées en 1666, dans la recherche de noblesse et attribuées à François de Montdoucet, sieur de La Roche à Ceton : d’argent à 3 fasces de gueules à 10 croisettes de l’un en l’autre, 3, 3, 3, 3, 3, 3 et 1(Recherche de la noblesse de l’élection de l’élection de Mortagne, faite par Bernard de Marle, intendant)

 

Jeannet d’Estouteville, seigneur de Mesnil Simon, devint par la suite de son mariage, seigneur de La Gastine, baron de Souancé et de Montdoucet. Il fut premier écuyer du corps du duc de Guyenne, dauphin de Viennois, valet tranchant du roi et capitaine de Caudebec. Il fut envoyé par le roi à Bordeaux, pour la délivrance de Roger de Beaufort, frère du pape. Son sceau, d’après la description qu’en a faite La Chesnaye Desbois, était presque identique à celui d’Estout d’Estouteville, seigneur de Torcy, donné ici, suivant l’inventaire des sceaux de la Normandie, par M Demay : Sceau rond de 27 mm représentant un écu burelé au lion avec la légende : + S ESTOUT DESTOUTEVIL ….(Inventaire des sceaux de Normandie, n° 238)

Jeannet fut nommé capitaine et garde du château de Vernon.

 

 

Les trois branches principales sont les suivantes :

 

1.Celle qui resta dans le Perche, représentées en 1300, par Bertrand de Montdoucet, seigneur du Boullay, qui eut un procès avec Mathry Le Court pour une terre aux Etilleux ( Archives d’Eure et Loir, B, 2089)

 

A l ’époque de la recherche de la noblesse, en 1666, François de Montdoucet, écuyer, seigneur de La Roche, demeurant à Ceton, fut maintenu et produisit, avec preuves à l’appui , la liste suivante de ses ascendants (B N, Dossiers bleus, v. 458, n° 12341. )

 

1- Jean de Montdoucet, vers 1480, dont :

2- Hugues de Montdoucet épouse Marie de Boisguyon, vers 1510, dont

3- Sébastien de Montdoucet épouse Marie du Rousseau, vers 1540, dont

4- Bertrand de Montdoucet épouse Marie du Plessis, vers 1570, dont

5- Pierre de Montdoucet épouse Mathurine Le Comte, vers 1600, dont

6- Troilius de Mondoucet épouse Madeleine de Blocquet, vers 1630, dont

7- François de Montdoucet, écuyer, seigneur de La Roche, produisant en 166

 

II Celle qui s’établit en Beauce, représentée par :

 

Macé de Montdoucet, écuyer, seigneur du Buisson, marié à Marie d’Illiers qui passa un bail le 23 janvier 1487, (Mémoire de Laisné, prieur de Mondonville, tome Iv )

 

Jean de Montdoucet, sieur de Lessart, qui, le 11 mars 1502, donna une décharge à Louis de Boisguyon, pour une somme de 4500 livres 

(B N, Nouveau d’Hozier, v. 970, f. 19)

 

Louis de Montdoucet, secrétaire de l’abbaye de Tiron en 1570,

 (Archives d’Euer et Loir, E, 4130)

 

Bertrand de Montdoucet, seigneur de la Salle Lolon, à qui fut rendu un aveu en 1611 pour les terres de la fabrique de Notre Dame de Bonneval, 

(Archives d’Eure et Loir, G, 5802)

 

Maximilien de Montdoucet, seigneur du Chastellier, qui acheta en 1614, à Lancelot de Barat, seigneur de Brunelles, le fief et la seigneurie du Grand Mesnil à Frazé avec l’étang de Brière, moyennant 1230 livres et un cheval sellé et bridé estimé à 300 livres(Archives d’Eure et Loir, B, 2563. D’autres membres de cette branche établie en Beauce, sont cités dans différents ouvrages, entr ’autres les Mémoires du prieur de Mondonville ; on n’a donné ici que les principux pour en prouver l’existence )

 

 

III-Celle qui alla se fixer en Bretagne,

puis eux environs de Blois, et dont la généalogie mérite d’être rapportée, (cette généalogie est extraite à peu près de la B N , Cabinet d’Hozier, v. 244)

 

I-Georges de Montdoucet, écuyer, seigneur de La Cheminée, épousa Marguerite de Voiré ou Voré, dont

 

1-Blanche, épousa par contrat du 2 août 1479, Pierre l’Ecuyer, fils de noble Jean l’Ecuyer, seigneur du Mesnil Bernard

 

2-Gillette, religieuse à l’abbaye de Saint Avit, à qui son père constitua une dot en 1480, (Archives d’Eure et Loir, E, 2752)

 

3-Jean, qui suit

 

II-Jean de Montdoucet

écuyer, seigneur de Monteaux, mort le 3 août 1498, d’un coup de lance à un tournois fait par le roi Louis XI, enterré près du grand portail de l’église des Cordeliers de Blois, ou était son épitaphe, épouse Jeanne Cottereau, fille de Pierre Cottereau et de Catherine Pasquier, dont

1-Jean Pierre, qui suit ;

 

III- Jean Pierre de Montdoucet ,

 écuyer, conseiller du roi au Parlement de Rennes, seigneur de Lesbat et de Monteaux, mort avant 1564, épouse Anne Miron, dont

1-Robert, qui suit

2-Claude de Montdoucet, seigneur de la Cheminée et de Monteaux, chambellan ordinaire du duc d’Alençon, trésorier général des ducs d’Orléans et d’Anjou, ambassadeur pour le roi Charles IX dans les Pays Bas, né en 1534, épouse Hélène Godard ou Gaudart (de Lyon), dont : (Pour les détails concernant Claude de Montdoucet, qui illustra cette famille, voir : Lettres et négociations de Claude de Montdoucet, résidant de France aux Pays Bas (1571 – 1574) publiée par d’après le manuscrit de la Bibliothèque de Reims, par M Didier, 2 volumes 1890-1892)

 

A-Claude, épouse par contrat du 3 janvier 1605, Charles de Crévecoeur, chevalier, seigneur de Vienne, fils de Jacques de Crévecoeur, seigneur de Vienne et de Françoise de Blondeaux (B N , Carrés d’Hozier, v 445, pages 227 et 229

 

B-Louise, épouse de : 1° par contrat du 28 janvier 1612, Jacques Le Clerc de Fleurigny, chevalier, seigneur baron de la Forêt ; 2° avant 1624, Robert de Bonneval, seigneur de Jouy sur Morain en Brie (Père Anselme, tome VI, page 392)

 

3-Isabeau de Montdoucet, épouse de N de La Fosse, intendant général des vivres et munitions de guerre

 

3-Marguerite de Montdoucet, épouse de N de Molan, seigneur de Saint Ouin

 

IV - Robert de Montdoucet

seigneur de Lesbat et de Monteaux, conseiller au grand conseil et président au siège présidial de Blois et maître des requêtes ordinaire de la reine, mort avant le 7 juin 1575, date ou sa femme avait la garde noble de ses enfants. On sait, par un brevet du roi du 22 avril 1573, qu’il fut assassiné en Guyenne, ou le roi l’avait envoyé pour l’exécution de l’édit de pacification. Il épousa Claude Odeau, fille de Elie Odeau, contrôleur de la maison du roi, dont

 

1-Jean, qui suit ;

2-Jacques, écuyer, seigneur de Chastellux, épouse Marie de Cosne

3-Catherine, épouse Claude Forget, sieur de La Quantinière, fils de Gaucher Forget et de Marie Le Clerc

4-Claude, épouse par contrat du 29 octobre 1585, Martin de Houdan, écuyer, sieur des Landes, fils de Pierre de Houdan, écuyer, sieur des Landes et de Claude de Montgiraut (B N, Carrés d’Hozier, v, 445, page 226)

5-Rose, épouse André Chartier, écuyer, sieur du Vivier

6-Catherine, religieuse à Fontevrault

 

V – Jean de Montdoucet

écuyer, seigneur de Charlais, un des cent gentilshommes de la maison du roi, suivant un certificat du 10 juillet 1593, épouse par contrat Françoise Forget, fille de Gaucher Forget, écuyer, sieur de La Quantinière, et de Françoise Estienne, veuve en 1635, dont :

1-Louis, qui suit ;

2-Jean, mort devant La Rochelle ;

3-Sylvie, épouse Antoine Le Viandier ;

4-Isabelle ;

5-Anthoinette, morte jeune

 

VI – Lois de Montdoucet

baptisé à Saint Florentin d’Amboise, le 2 septembre 1599, aide de campes des armées du roi et capitaine d’une compagnie au régiment de Picardie en 1635, maintenu dans sa noblesse par jugement de M d’Estampes, donné à Angers le 3 mai 1635, épouse Marguerite Trouvé, dont :

Gaspard de Montdoucet

 

Enfin, pour terminer cette étude sur la famille de Montdoucet, il reste à donner la liste des gouverneurs du château de Blois de 1468 à 1599, issus sans doute de cette dernière branche, et connus par les reçus qu’ils donnèrent au receveur du comté de Blois. (B N, Pièces originales, v 1994, n° 45727)

 

1-Jehan de Montdoucet, écuyer, valet de chambre du duc d’Orléans, le 1er janvier 1468 et le 23 mai 1496

2-Odin de Montdoucet, valet de chambre du roi, le 3 décembre 1512, et concierge du château de Blois le 2 octobre 1514 et le 17 juillet 1515

3-Antoine de Montdoucet , concierge et garde du château de Blois le 1er octobre 1530

4-Claude de Montdoucet, trésorier général des maisons des frères du roi le 7 mars 1560, le 20 mars 1567 et en 1568

Claude de Montdoucet, seigneur de Monteaux, conseiller chambellan ordinaire des affaires, et conseiller de Monsieur, le 2 février 1580, le 27 mars 1582, en 1591, et 1599, et qui donna le 4 octobre 1581 un reçu timbré d’un cachet à ses armes surmontées d’un casque avec lambrequins

 

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 11:40

 

Les Seigneurs du Perche-Gouët

Nous ne nous intéresserons là qu'à la baronnie d'Authon, dès lors qu'elle sera séparée des autres.

·          Guillaume Gouët Ier dit le Vieux (1005-1060)

Guillaume est né à Château-du-Loir. Il est le fils de Haimon de Château-du-Loir et de Hildeburge de Bellême, les seigneurs de Château-du-Loir. Cette relation est désormais certaines en étudiant les différentes transmission de fiefs. Ainsi on sait que Guillaume Gouet II a été officiellement reconnu seigneur de Château-du-Loir, titre qu'il héritait ainsi de son grand-père.
Au début du XIe siècle, le Perche-Gouët (Montmirail, Authon et La Bazoche) est une zone de troubles importants. Il constitue une marche, c'est à dire une zone frontalière, entre la Beauce et le Maine. D'une part, les habitants de la région sont plus agités. Les chemins de la forêt de Montmirail sont de vrais coupe-gorges. Il faut absolument rétablir la tranquillité dans cette région. D'autre part, à cette époque la Maison d'Anjou qui détient le comté du Maine cherche à étendre son emprise sur la Beauce. Les raids se multiplient contre les villes beauceronnes. Le comte de Chartres, également comte de Blois, Thibault III décide de verrouiller cette frontière en y installant des forteresses qui défendront la Beauce sur son flanc ouest. Son prédécesseur avait fait de même au IXe siècle en envoyant Rotroldus à Nogent pour protéger Chartres des assauts des Normands.
Pourquoi avoir fait appel à Guillaume ? La question est encore sans réponse. Cependant, vers 1050, Guillaume devient le vassal du comte de Chartres pour les seigneuries de Montmirail, Authon et La Bazoche. A la même époque, et ce n'est peut-être pas une coïncidence, Guillaume épousa Mahaut d'Alluyes.
Elle est née vers 1040 et est la fille de Gauthier d'Alluyes, puissant seigneurs dont la famille était en place depuis au moins 945. Elle apporta à Guillaume les baronnies de Brou et Alluyes. Le Perche-Gouët est formé.
De cette union naquirent trois enfants : Hildeburge, née vers 1055 et qui épousa le seigneur de Fréteval, un autre vassal des comtes de Blois ; Guillaume, le successeur ; et une deuxième fille Richilde.
On suppose que c'est Guillaume Ier qui fit construire le château de Montmirail. Il protégeait ainsi le flanc ouest des terres de l'évêque de Chartres dont il devait assurer la sauvegarde.
Guillaume mourut vers 1060. Mahaut épousa alors le comte du Maine, Geoffroy III de Mayenne, dont elle eut deux trois nouveaux enfants. Elle mourut en 1079

·          Guillaume II (1055-1120)

Guillaume dut attendre sa majorité pour jouir de ses terres administrées par sa mère et son beau-père.
En 1071, il épouse Eustachie Crespon. Il en aura quatre enfants. L'un d'eux est Hugues, seigneur de Braitel. C'est lui qui donnera l'église de Lazelle aux moines de Marmoutier, qui la renommèrent au passage Chapelle-Guillaume du nom de Guillaume II.
En 1079, Guillaume prit part à une guerre entre les Giroie et les Talvas. Les Talvas étaient les seigneurs de Bellême. L'un d'eux Guillaume, avait fait mains basse sur les terres de son voisin Ernaud Giroie, seigneur d'Échauffour. A de nombreuses reprises le dépossédé tenta queues excursions contre la seigneurie de Bellême , pour récupérer ses fiefs. Il emportait quelques allié avec lui comme Giroie de Courville, son cousin, et d'autres seigneurs du Perche. parmi eux, il y eut cet année là Guillaume II. Les fiefs étaient échus entre temps à Mabille. Elle reste à jamais la pire femme que l'on puisse connaître. Elle qui n'aimait pas les religieux passait son temps à les torturer et à piller leurs terres, malgré les remarques de son époux Robert de Montgomery. Elle s'acharnait sur les moines des Ouches, dont le bienfaiteur était Giroie. Elle commit bien d'autres forfaits : empoissonnement, trahison, assassinats, sorcellerie... Son fils sera même nommé Robert II le Diable de Bellême. En 1079, afin de lutter contre l'expédition lancée contre elle, avec la complicité d'un chambellan de Giroie de Coruville, nommé Goulafre, elle administra un poison aux trois chevaliers. Guillaume et Giroie s'en sortirent. Le seigneur d'Échauffour n'a pas eu cette chance.
En 1096, Guillaume II prit par à la première croisade aux cotés du jeune Rotrou III, futur comte du Perche. Il était du siège de Jérusalem
Guillaume II est à l'origine du resserrement des Gouët autour de l'Ozanne. C'est lui qui est à l'origine de l'aménagement de Brou. Il y fit construire un château et fortifia la ville. Des murailles furent élevées, et deux portes crées. des tours et des fossés protégeaient la capitale du Perche-Gouët. A cette époque Brou se développa énormément.
Il mourut vers 1120 laissant ses fiefs à l'un de ses fils.

·          Guillaume III (1095-1140)

Il est né en 1095.
Il épousa en Mabille-Richilde d'Angleterre, fille bâtarde de Henri Ier Beauclerc, roi d'Angleterre, fils de Guillaume le Conquérant. Sa mère était Sybilla Corbet, une des maîtresse reconnue du roi. Henri Ier est aussi connu pour avoir le plus grand nombre de bâtard que n'ai eu un roi d'Angleterre. On lui en dénombre trente-cinq reconnus.
Mabille était aussi la sœur de Mathilde, au autre fille illégitime de Henri Ier. Mathilde se mariât avec Rotrou III, comte du Perche. Les deux familles ennemies de toujours se trouvaient donc liées. Ceci étendait aussi considérablement l'influence du Duc de Normandie sur le Perche. Mathilde périt le 20 novembre 1120, lors du naufrage de la Blanche-Nef. Dans ce drame sont morts 143 personnes dont 120 chevaliers de haut-rang venus fêter la réconciliation de la France et de l'Angleterre. L'héritier du trône d'Angleterre, Guillaume-Adelin, seul fils légitime de Henri Ier, mourut aussi. le trône fut donc usurpé faute d'héritier, par un neveu de Henri Ier qui sema le Chaos dans l'Angleterre.
La parenté que Guillaume III avait avec Rotrou III ne l'empêcha pas d'harceler sans cesse son beau-frère. Ainsi, alors que Rotrou III prenait part à la Reconquista, la reconquête de l'Espagne sur les Sarrazins, aux côtés d'Alphonse le Batailleur, roi d'Aragon. Gouët profita de l'absence de Rotrou pour tenter de s'accaparer le Perche. Grâce au retour in extremis de Rotrou, Nogent, bourg non fortifié, fut sauvé. Rotrou fit alors construire une forteresse à Pontgouin pour se protéger des coups fourbes de Gouët et du seigneur de Courville. Les deux familles étaient souvent ensembles pour les mauvais coups. Après une courte guerre la coalition fut écrasée et Yves de Courville emprisonné. Les Gouët et les Rotrou se réconcilièrent.
Il prirent d'ailleurs part ensemble à la Guerre opposant Louis VI le Gros, roi de France, à Henri Ier Beauclerc, roi d'Angleterre, et beau-père de Rotrou III et Guillaume III. Pendant cette guerre, Rotrou fut fait prisonnier par Foulques d'Anjou. Profitant que son beau-frère croupissait dans les geôles du Mans, Guillaume reprit ses exactions contre les terres du comté du Perche. Là encore, Rotrou fut libéré à temps. Il prit les armes et chassa Gouët de ses terres.Cette relation chaotique, ponctuée de guerre et de réconciliation dura jusqu'en 1136. A cette époque, les deux frères ennemis s'allièrent de nouveau au service des moines de Thiron.
En 1120, Guillaume avait fait don au moines de l'abbaye Saint-Denis, de Nogent, de l'église de Unverre. En 1123, il donna l'église des Châtaigniers aux moines de Thiron. En 1096, il avait déjà donné l'église de Châteaudun, qu'il tenait en fief, aux moines de l'abbaye de Saint-Père-en-Vallée, près de Chartres.
En 1117, c’est aussi lui qui fonda le prieuré Saint-Gilles des Châtaigniers.
Guillaume est mort en 1140. Il reposerait paraît-il au prieuré qu’il avait créé.

·          Guillaume IV (1125-1171)

Il est né en 1125 à Alluyes. Il épousa Élisabeth de Champagne, veuve du comte de Pouille et fille de Thibault IV le Grand, comte de Blois. Guillaume le Conquérant était grand-père maternel de Thibault de Blois, et aussi de Mabille, la mère de Guillaume IV. Mais Guillaume est aussi le beau-frère du roi de France, Louis VII qui a épousé Alix de Champagne, une des filles de Thibault IV.
A cette époque un conflit oppose le roi de France au roi d'Angleterre. En effet, en tant que Duc de Normandie, Geoffroy V le Bel est un vassal du roi de France. Mais il est en parallèle roi d'Angleterre. Cette puissance fait qu'il refuse de prêter allégeance au roi de France, Louis VII le Jeune. Ceci engendre une guerre franco-anglaise. Le conflit est continué par Henri II Plantagenêt, héritier de Geoffroy V. La brouille est accentuée par le fait que Henri II épouse Aliénor d'Aquitaine, dont l'union avec le roi de France a été annulée deux mois auparavant. Elle apporte en plus à la couronne d'Angleterre, l'Aquitaine et de nombreuses terres dans le midi. Dans ce conflit, Guillaume IV prend le parti de Louis VII le Jeune. En 1156, la situation se normalise mais la guerre n'est que larvée. Henri II a prêter serment devant le roi de France.
Les ennuis ressurgiront avec l'affaire Becket. En 1164, Henri II et Thomas Becket, archevêque de Canterbury et donc plus haute autorité du clergé anglais, s'affrontent a propos d'une réforme de l'église en Angleterre. Becket s'exile à Pontigny en Bourgogne où Louis VII, malgré les protestations de Henri II, lui réserve un accueil royal. Becket se mettra ensuite sous la protection du Pape établi à Sens. Il y eu plusieurs tentatives de réconciliations. une première eu lie à Nogent, en 1166. Puis, la situation se débloque en 1169. A la demande de Louis VII, Guillaume IV accepte d'accueillir dans son château les principaux belligérants. On retrouve Thomas Becket, Henri II et Louis VII. C'est là que les deux fils de Henri II, successeurs désignés, prêtent serment au roi de France. Ce sont Henri le Jeune et Richard, futur Richard Cœur de Lion. Le Perche-Gouët accueille donc tous les personnages les plus éminents des couronnes de France et d'Angleterre. Mais là réconciliation de Henri II et de Thomas Becket n'est que d'apparence. en 1170, Henri II le fera assassiner dans l'abbaye de Canterbury. Le prélat a été cananisé depuis et est devenu Saint-Thomas-Becket.
En 1170, Guillaume prit part aux guerres qui avaient lieu en Terre Sainte. Il est mort en 1171 en Palestine. Il ne laissait que deux filles, Mathilde et Agnès. Hélas, le Perche-Gouët tombait en quenouille.
Élisabeth se retira à l'abbaye de Fontevraud en 1180 pour y mourir.

·          Mathilde de Montmirail (1153-1200)

Elle est née en 1153. C’était elle l’héritière désignée de son père. Elle épousa Hervé III de Donzy, le seigneur de Dangeau, lui apportant Alluyes en dot.
Malheureusement, Thibault V de Blois, dit Thibault le Bon, revendiquait lui aussi les terres. En effet, à l’époque féodale, il était rare que ce soit des filles qui hérite. En théorie, les terres devaient alors revenir au seigneur féodal supérieur, le suzerain. En l’espèce, il s’agissait des comtes de Blois qui avait créés le fief pour les Gouët. En 1171, lors de la succession, il y avait donc un conflit d’intérêt.
Voyant qu’il ne pourrait pas gagner une guerre contre les comtes de Blois, Hervé III décida d’en appeler à un seigneur supérieur pour qu’il arbitre la situation. Il fut choisi le duc de Normandie et roi d’Angleterre, Richard Cœur de Lion. Il lui abandonna donc les seigneuries afin que l’arbitre les rendent à qui de droit. Elles firent retour à Hervé III. Le roi avait tranché.
Un autre conflit du même type oppose Hervé III au comte de Tonnerre, Guy Ier. En 1170, Geoffroy IV, son père,  vient de s’emparer par les armes de Gien et de Cosnes-sur-Loire qui appartenait au comte de Tonnerre. Aussi, Guy Ier en appelle au roi de France Louis VII. Celui-ci restituera Gien à Hervé III de Donzy. En représailles, Guy Ier de Tonnerre fera raser le château de Donzy, demeure historique de la famille.
Au décès de Hervé III en 1187, ses fiefs son partagés. Authon, La Bazoche et Montmirail arrivent dans les mains de son fils Renaud.
De cette union était né Guillaume V Gouët. C’était l’aîné de la fratrie. On sait très peu de chose sur lui. Il serait mort en croisade à Saint-Jean-d’Acre. S’il n’a pas été seigneur du Perche-Gouët c’est qu’il a apparemment reçu des fiefs plus importants de par son père notamment en Bourgogne. Il y dirigeait selon toute vraisemblance une commanderie de templiers à Villemoison dans la Nièvre.

·          Renaud de Montmirail (1175-1205)

Il est né vers 1175. Dès qu’il obtint les baronnies de son père, il prit le titre de Montmirail.
Renaud a pris part à la troisième croisade aux cotés d’autres seigneurs du Perche comme Rotrou IV, seigneur de Nogent, ou encore Gauthier de Longny
Plus tard, alors qu’il assistait à un tournoi de chevalerie à Asfeld (Ardennes) le 28 novembre 1199, il rencontre le prédicateur Geoffroy de Villehardouin. Celui-ci est un envoyer du Pape Innocent III qui prépare la quatrième croisade. Renaud, comme quelques jeunes seigneurs s’engageât donc comme croisé. Il ne partit qu’en 1202. Grâce à l’appui du comte de Blois, il obtint de se faire envoyer en messager en Syrie à bord d’un navire de guerre pour préparer l’arrivée des croisés.
Stationné en Syrie, il attendait les croisés arrivant par la terre. Ne les voyant pas venir, Renaud, accompagné d’Étienne du Perche, fils de Rotrou IV, prît le commandement d’une armée pour rejoindre les Dardanelles et y rencontrer l’expédition. Celle-ci, afin d’enrichir son butin, avait en effet détourné son chemin pour accompli le sac de Constantinople. Ils pillèrent la ville. C’était en 1204. A l’arrivée de Renaud, les croisés venaient de prendre Nicomie (aujourd’hui Izmit, Turquie) et devaient combattre Théodore Ier Lascaris l’empereur de Nicée. Le renfort de Syrie permit la victoire, le 4 décembre 1204.
En 1205, durant le siège d’Andrinople, la nourriture vint à manquer. En la semaine de Pâques il n’y a avait plus du tout de fourrage ni de viande. Une expédition fut montée par le comte de Blois. Y prirent part Etienne du Perche et son frère Geoffroy, comte du Perche, ainsi que Renaud de Montmirail. Une poignée de chevaliers les suivit. Ils menèrent l’assaut contre une place forte grecque espérant y trouver de quoi se nourrir. Mais l’attaque ne porta pas ses fruits. Vaincue, l’expédition revint bredouille.
Le siège d’Andrinople est un désastre et malgré les renforts envoyés par le roi de Valachie (Bulgarie) de nombreux chevaliers perdent la vie devant les portes de la ville. Tout comme son ami Etienne du Perche, Renaud est mort en 1205 à Andrinople.
Même s’il était marié avec Alix de Beaujeu, fille d’un connétable de France. Il n’en a pas eu d’héritier.

·          Hervé IV de Donzy (1173-1222)

Il est né en 1173.
La querelle entre sa famille et les comtes de Tonnerre n’était pas éteinte. Ainsi en 1199, une guerre éclata entre Hervé IV et Pierre II de Courtenay, héritier des comtés d’Auxerre, de Nevers et de Tonnerre. Hervé l’emporta et Pierre II fut fait prisonnier. L’héritier du Perche-Gouët dicta ses exigences. Pour que Pierre II fut libéré, il fallait que lui soit cédé le comté de Nevers, et qu’on lui accorde le mariage avec la fille de Pierre II, Mahaut de Courtenay. Le roi de France, Philippe-Auguste, ratifia les conditions en octobre 1199 et Hervé devint comte de Nevers. Dès lors, il se fit régulièrement appeler Hervé de Nevers, pour mieux exhiber sa victoire. Le mariage fut célébré en même temps. De ce mariage atypique naquirent deux enfants : Guillaume et Agnès. Le mariage sera annulé en 1213 par l’abbé de Vézelay pour cause de parenté.
En 1204, Hervé s’engagea au coté de Philippe-Auguste dans sa reconquête de la Normandie, du Maine, de l’Anjou, du Poitou, de la Touraine, de la Bretagne et de l’Aquitaine. Il participa au dépouillement de Jean-Sans-Terre, roi d’Angleterre, de ses fiefs en France.
En 1208, Hervé IV essuya la colère du pape Innocent III car il accueillait sur ses terres les juifs que Philippe-Auguste s’employait à chasser.
En 1214, lors de la bataille de Bouvines, Hervé trahît le roi Philippe-Auguste et prit le parti des Anglais. Parallèlement, son beau-père, Pierre II, soutient le duc de Bourgogne et les Français. Philippe-Auguste fut le vainqueur.
En 1218, Hervé prit par à la cinquième croisade. Cependant, il ne la finît cependant pas. Apprenant le décès de son beau-père en 1219, il est revenu pour faire valoir ses droits sur les comtés d’Auxerre et de Tonnerre. Le Tonnerre lui revint facilement. S’agissant de l’Auxerre, il dut affronter un fils de Pierre II, à savoir Philippe de Namur, et à un frère de Pierre II, Robert de Courtenay. Sur les conseils de sa fille Agnès, Hervé IV porta le conflit devant le Pape pour qu’il rende un arbitrage. En 1220, Honorius III remit le comté d’Auxerre à Hervé.
On ne sait si c’est dû au nombreuses inimités de Hervé IV, mais celui-ci mourut empoisonné dans son château de Saint-Aignan (Cher) le 21 janvier 1222. Il repose dans l’abbaye cistercienne de Pontigny. C’est sa fille Agnès qui hérita du Perche-Gouët.
En 1226, Mahaut de Courtenay se remaria avec Guy IV de Forez dont elle fut veuve le 29 octobre 1241. Celui-ci était sur le chemin du retour de croisade, il succomba a la maladie à Castellaneta en Italie. Mahaut se retira ensuite à l’abbaye de Fontevrault (49) où elle mourut le 12 décembre 1256 et y fut inhumée.

·          Agnès de Donzy (1202-1225)

Agnès est née en 1202, c’était la fille aînée de Hervé IV de Donzy. Elle fut d’ailleurs la seule héritière puisque Guillaume né en 1207 mourut à quelques mois seulement.
Le 8 septembre 1217, elle épousa Philippe de France, fils du futur roi de France Louis VIII le Lion. Philippe est mort l’année suivante.
En 1221, Agnès se remaria donc avec Guy III de Châtillon.
Elle en eut deux enfants. En avril 1221 naquit Yolande de Châtillon. En 1225, Agnès mourut en donnant la vie à Gaucher de Châtillon.
Guy de Châtillon, son époux, avait pris part à la seconde croisade contre les Albigeois. Il est mort en août 1226 pendant le siège d’Avignon. Un coup de pierre l’a tué sous les yeux du roi, Louis VIII le Lion.

·          Yolande de Châtillon (1221-1254)

Yolande hérita du Perche-Gouët en 1226. Elle et son frère n’était encore que des enfants. C’est leur grand-mère, Mahaut de Courtenay, la femme de Hervé IV de Donzy, qui les éleva et qui administra leurs biens, avec son époux, Guy IV de Forez.
En 1234, ils marièrent Yolande au neveu de Guy de Forez, Archambaud IX de Dampierre, héritier de Bourbon. Celui-ci reçut en dot les baronnies du Perche-Gouët.
De cette union sont nées deux filles : Mahaut en 1234 et Agnès en 1237. Les deux filles ont plus tard épousé les deux fils du Duc de Bourgogne, Eudes et Jean.
En 1248, le roi Saint-Louis passait à Vézelay, le domaine bourguignon de la famille de Donzy. Il partait pour la septième croisade. Archambaud, Yolande et Gaucher le suivirent pour la Terre-Sainte et embarquèrent à Aigues-Mortes. Archambaud mourut pendant le voyage. Il succomba à une épidémie à Nicosie (Chypre) le 15 janvier 1249. Yolande abandonna la quête de décida de ramener le corps de son époux en France. Gaucher de Châtillon qui avait continué la quête perdit lui aussi la vie, en 1250 à Damiette alors qu’il défendait son roi.
Yolande mourut en 1254 et laissa le Perche-Gouët à sa fille Mahaut.

·          Mahaut II de Dampierre (1234-1262)

Mahaut est née en 1234. En 1248, elle épousa Eudes, fils du Duc de Bourgogne. Comme l'avait fait sa mère auparavant, Mahaut suivit son époux au croisades. Mahaut mourut en Terre Sainte, à Saint-Jean-d'Acre, en 1262. Le 4 août 1266, Eudes la rejoignit dans la tombe. A la mort de Mahaut, les fiefs furent divisés entre ses trois filles. L'aînée Yolande, est faite comtesse de Nevers. La cadette, Marguerite hérite du titre de comtesse de Tonnerre et parmi de nombreux autres fiefs, du Perche-Gouët. Et enfin Alix devient comtesse d'Auxerre.

·          Marguerite de Bourgogne (1250-1308)

Marguerite naquît en 1250. Elle épousa en 1268 Charles, comte du Maine, d'Anjou et de Provence, frère du roi Saint-Louis et fils de Louis VIII le Lion.
Charles mena une conquête sans merci avec l'appui de la papauté. Il fit assassiner le prétendant au royaume de Sicile afin de s'en emparer. Il devint donc le roi Charles Ier. Afin d'accroître le rôle central de la Sicile en Méditerranée, il prit le contrôle de l'Albanie puis mis la main sur le royaume de Jérusalem. Marguerite jouissait elle aussi de tout ce prestige et partit s'installer à la cour de Naples où elle jouissait d'une très grande renommée.
L'aventure de Charles d'Anjou aurait pu encore se prolonger, mais la révolte des Vêpres Siciliennes mit fin a son épopée. Le 30 mars 1282, lundi de Pâques, à l'heure des vêpres, une révolte éclata à Palerme. Les siciliens s'en prirent aux français implantés sur l'île par Charles Ier. Huit mille soldats français furent massacrés, et en deux jours Charles fut chassé de l'île. C'est alors que s'opéra la scission du royaume : la Sicile insulaire avec pour capitale Palerme d'une part, et la Sicile péninsulaire avec pour capitale Naples, d'autre part. Les héritiers d'Anjou se succédèrent à la tête de ce royaume, jusqu'en 1442. Le  roi René fut évincé par le roi aragonais de Sicile, lequel réunit les deux parties ancestrales et créa le royaume des Deux-Siciles. René repris la route de l'Anjou. C'était la fin de la domination angevine en Italie.
Charles Ier est mort à Foggia (Italie) en 1285. Marguerite se retira alors à Tonnerre, en Bourgogne. Elle emmena dans son château deux de ses parents d'aussi grande influence qu'elle. Il s'agissait de Marguerite de Beaumont, princesse d'Antioche et comtesse de Tripoli, et Catherine de Courtenay, impératrice titulaire de Constantinople. Les trois femmes retirées vivaient ensemble et s'illustraient par leur piété et leur générosité.
Marguerite mourut le 4 septembre 1308 dans son château. Dans son testament, elle déclarait céder les cinq baronnies à son neveu.

·          Robert de Cassel (1278-1331)

 

 

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 22:54

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Le camp de Voves

(entrée administrative, source AD28)

 

 

Dans l'océan de blés de la beauce chartraine, il est un lieu dont les panneaux à l'entrée de la ville indiquent : "Voves Cité des Patriotes" . La raison en est que cette ville à eu sur son sol un camp d'internement administratif .

 

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André Thibault, chez lui dans l'Indre et Loir

 

Le Décret du 12 novembre 1938, permet d'interner les étrangers indésirables dans des centres spécialisés. Jusqu'en 1946 plusieurs centaines de milliers de femmes et d'hommes ont étés ainsi internés et celui de Voves ne faisait pas exception à la règle.

 

 Le décret du 18 novembre 1939, permettait l'internement administratif des communistes, sur simples suspitions d'atteinte à la sureté de l'état. L'instauration de l'état français 10 juillet 1940, communistes, politiques, étrangers et juifs, seront les victimes désignés d'une grande répression.

 

Dès 1918, trois hangars destinés à l'aviation sont construits et du 1er novembre 1939   jusqu'au 13 juin 1940, des soldats du Génie furent détachés pour construire un camp militaire et des soldats de la D.C.A. furent cantonnés à Voves, mais le camp militaire ne put jamais être terminé. Après la défaite de l'armée française, en juin 1940, les autorités d'occupation y installèrent pendant quelques mois un camp de prisonniers de guerre qui reçut au plus fort de son occupation 3500 personnes. Dès les 20 et 21 juin les prisonniers de guerre arrivèrent par petits groupes ou par vagues de mille cinq cents à deux mille hommes. Il y eut pour les abriter jusqu'à cinq camps différents (à l'usineet dans le camp proprement dit pour les Français, à l'école libre et à l'école de garçons pour les officiers, aux abattoirs pour les Africains, à la caserne de gendarmerie pour les Alsaciens-Lorrains).

 

A compter du 15 août 1940 beaucoup de prisonniers furent regroupés à Châteaudun et le camp se vida progressivement jusqu'à la date du 25 décembre 1940 où ceux qui restaient encore furent emmenés en Allemagne. Après être resté inutilisé pendant les deux mois d'hiver, le camp fut à nouveau occupé par une cinquantaine de Nord-Africains.

 

A la fin de 1941, 30 internés du camp d'Aincourt (Seine-et-Oise) furent dépêchés pour aménager le ''Centre de séjour surveillé de Voves''. Ce camp reçut les premiers internés le 5 janvier 1942.

 

 

 

A. Migdal

 

André Migdal, le jour de l'inauguration dla  plaque-souvenir

en hommage à  son camarade : André Thibault

 

Le camp de Voves avant 1942

En septembre 1939, la commune de Voves en Eure-et-Loir compte 2017 habitants. C’est un chef-lieu de canton situé à 23 km au sud de Chartres. Le réseau de communication y est dense. Outre les liaisons des chemins de fer Paris-Tours par Vendôme, Orléans-Rouen, par Chartres, Voves-Toury, il existe des dessertes routières et une liaison autobus Voves-Toury. Tout cela facilite la circulation des voyageurs et des marchandises dans la région et vers Paris.
Il est fait mention dans des registres de présence de proxénètes et de droits communs dans le camp, il faut savoir qu'à plusieurs reprises ces deux groupes tentèrent de prendre de l'ascendance sur les politiques mais n'y arrivèrent jamais. Il est évident que cela aurait  arrangés les autorités du camp.

 A partir du 19 juin, les prisonniers français arrivent et sont parqués dans les installations existantes. Le lieu s’appellera désormais « le camp ». Il sera :

  Fronstalag n° 202 en 1940 et 1941 ;
 Centre de séjour surveillé n° 15 de 1942 à 1944.
 Dépôt de prisonniers de guerre de l’axe n°502 de 1944 à 1947. 

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Par la suite, les départs vers l’Allemagne s’échelonnent sur plusieurs mois. L’abbé PORTAL, curé de la paroisse fait état du passage de 10.000 hommes entre juin et décembre 1940.
Le 15 mars 1941, un contingent de prisonniers nord-africains arrive. Toujours d’après l’abbé PORTAL, ces hommes, au nombre de 3000, sont évacués dans la deuxième quinzaine de juin pour une destination inconnue.

Pendant six mois, le camp reste sans occupant. ''Ils ont été au total 10 000 prisonniers''

L’ouverture du camp de Voves

Le 14 novembre 1941, Pierre LE BAUBE est nommé préfet d’Eure-et-Loir. Le 30 décembre 1941, il écrit au préfet régional : « Je vous signale que pour le camp de prisonniers de Voves, actuellement sous autorité allemande, j’envisage sa transformation en centre d’internement administratif. Le projet est actuellement à l’examen du Ministre ». Le directeur du camp d’Aincourt est d’ailleurs sur place pour modifier les installations dès le 20 décembre 1941. Le camp de Voves ouvre ses portes le 5 janvier 1942 et devient alors « Centre de séjour surveillé ». Doté d’une imposante clôture de barbelés, d’un dispositif de guérites, de miradors, de projecteurs, de fusils-mitrailleurs, le camp est placé sous administration française.
Les directeurs du camp sont bien souvent d’anciens militaires secondés d’inspecteurs de police, aidés de gardes civils et disposant d’une administration civile. Un important détachement de gendarmerie assure la garde. Le tout est supervisé par le préfet, représentant du gouvernement de Vichy, et les autorités d’occupation.

Le camp de séjour surveillé est un camp de concentration parmi d’autres ; c’est un réservoir d’otages où les internés peuvent être :
sortis et dirigés vers les lieux d’exécution
transférés, le plus souvent vers Compiègne, pour être déportés en Allemagne.
Les travaux de réaménagement du camp sont confiés aux premiers internés qui arrivent d’Aincourt (proche de Mantes la Ville) ; Le chef de chantier est choisi parmi eux. Le camp de Voves n’est conçu que pour recevoir des hommes. Les motifs d’internement sont variables : activité politique illégale, activité résistante, situation d’indésirable (c’est-à-dire souvent « étranger ») et droit commun. Un groupe marque pourtant la vie du camp en imposant son organisation : celui des internés militants communistes. Cette prédominance se retrouve à tous les niveaux : activité clandestine, défense des conditions de vie, création d’une université.... L’arrivée de détenus en provenance de Châteaubriant renforce cette organisation clandestine ; le souvenir des martyrs du 22 octobre 1941 reste dans les mémoires.
De janvier 1942 à mai 1944, près de 2040 internés séjournent à Voves pour des périodes plus ou moins longues qui peuvent aller d’une semaine à deux ans. L’effectif maximum d’internés présents au camp est de 976 en octobre 1942.

Les transferts

La plupart des internés passés par Voves ont déjà séjourné dans d’autres camps ou dans des prisons. Ceci s’explique par les grandes vagues d’arrestation survenues en 1940 et 1941 alors que Voves n’ouvre ses portes qu’en 1942. L’histoire du camp est rythmée par les départs et arrivées d’internés.

Les principales arrivées : 

le 05.01.1942, 31 internés du camp d'Aincourt (Seine et Oise)
  le 16 avril 1942 : 60 internés en provenance du dépôt de la Préfecture de Police de Paris
  les 23 et 26 avril 1942 : 153 internés en provenance d’Aincourt (Val d’Oise)
  le 4 mai 1942 : 58 internés en provenance de Gaillon (Eure)
  le 5 mai 1942 : 149 internés en provenance d’Aincourt (Val d’Oise)
  le 7 mai 1942 : 424 internés en provenance de Châteaubriant (Loire-Atlantique)
  le 5 juin 1942 : 34 internés en provenance du dépôt et 9 en provenance des Tourelles (Paris)
  le 4 septembre 1942 : 20 internés en provenance de Vaudeurs (Yonne)
  le 9 septembre 1942 : 83 internés en provenance d’Aincourt (Val d’Oise)
  le 31 octobre 1942 : 20 internés en provenance de Rouillé (Vienne)
  le 14 janvier 1943 : 70 internés en provenance des Tourelles (Paris)
  le 16 juillet 1943 : 20 internés en provenance de Rennes (Ille-et-Vilaine)
  le 19 novembre 1943 : 116 internés en provenance de Pithiviers (Loiret)
  le 22 novembre 1943 : 115 internés en provenance d’Ecrouves (Meurthe et Moselle)
  le 30 décembre 1943 : 41 internés en provenance de Laleu (Charente-Maritime)
  le 12 avril 1944 : 11 internés en provenance de Rouillé (Vienne)

 

Les principaux départs :

 les 10 et 20 mai 1942 : 109 internés à destination de Compiègne-Royalieu (Oise) - 93 font partie du convoi dit des « 45 000 » du 6 juillet 1942 dirigé sur Auschwitz-Birkenau le 6 juillet 1942. On compte 6 survivants en 1945 -.
le 6 octobre 1942 : 20 internés à destination de La Rochelle (Charente-Maritime)
le 20 octobre 1942 : 7 internés à destination de Drancy (Seine-Saint-Denis)
le 31 octobre 1942 : 20 internés à destination de Rouillé (Vienne)
le 12 octobre 1943 : 42 internés à destination de Romainville (Seine-Saint-Denis)
le 18 novembre 1943 : 711 internés à destination de Pithiviers (Loiret)
le 9 mai 1944 : 407 internés à destination de Compiègne (Oise) - la plupart sont dirigés sur Neuengamme via Buchenwald le 21 mai 1944 -

Les évasions

Entre le 11 juin 1942 et le 6 mai 1944, 20 évasions ont lieu, permettant à 82 évadés de recouvrer la liberté. Ainsi, en janvier 1943, 10 hommes, déguisés en gendarmes réussissent la belle. L’un d’eux, René SENTUC, victime d’une sciatique aiguë, est repris le lendemain... Il s’évade de nouveau en mai 1944.
Le 19 février 1944 commencent les travaux d’un tunnel de 148 mètres au départ de la baraque des douches. Les travaux bénéficient notamment de la compétence de mineurs du Nord et permettent l’évasion de 42 détenus dans la nuit du 5 au 6 mai 1944. 

La liquidation du camp

Dans la crainte d’un débarquement allié sur le front de l’ouest, les autorités d’occupation préparent les transferts des prisonniers et des internés vers l’Allemagne : on vide les prisons et les camps. Le 9 mai 1944, un détachement allemand arrive de Chartres et procède à la liquidation du camp. Les SS font embarquer les 407 internés encore présents dans des wagons à bestiaux. Le convoi est dirigé vers Compiègne. De là, le 21 mai 1944, les « Vovéens » intègrent un transport d’un millier d’hommes qui prend la direction de Neuengamme via Buchenwald. Enregistrés dans la série des matricules 30.000 à 32.000, ils sont affectés pour la plupart au kommando de Bremen-Farge, et participent à la construction du bunker de la base « Valentin », surnommé le « tombeau des Français ». Les deux tiers des déportés issus de Voves périssent, pour certains dans le naufrage des bateaux de la baie de Lübeck le 3 mai 1945.

Sources :
puce.gif  Archives Départementales d’Eure-et-Loir
puce.gif  Archives du Comité du Souvenir du Camp de Voves
puce.gif  André MIGDAL, Les plages de Sable Rouge, NM7 Editions, 2001
puce.gif  André MIGDAL, Chronique de la base, Editions Auteurs du Monde, 2006
puce.gif  Etienne EGRET, Ami entends-tu ? Histoire d’un camp de concentration en terre de Beauce, Comité du Souvenir du Camp de Voves, 2001

Longtemps ignoré du grand public, les camps d'internement sous administration française durant la Seconde Guerre Mondiale apparaissent au grand jour depuis quelques années.

 

 

 

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Le CENTREDE SEJOUR SURVEILLE DE VOVES figure en annexe à la circulaire n° 127 Pol. Cab. du 31 janvier 1942 du Ministère de l'Intérieur comme étant en voie d'installation.

 

De 1939 à 1946, la France a interné 600.000 personnes (Espagnols, réfugiés allemands et autrichiens, juifs, communistes, tziganes, etc.) dans un nombre de camps très important et dont certains sont encore peu ou pas connus.

Il n'existe, pour beaucoup de camps, aucune trace de correspondance émanant des internés. Certains autres ont même totalement disparu de la mémoire. 

André Thibault, d'une gentillesse de grand-père, champion d'Eure et Loir de lutte gréco-romaine, dégagé des obligations militaires il s'engagea dans la résistance. Sa famille est native d'Illiers et d'Authon du Perche, il est possible qu'il y ait un lien de famille avec l'instituteur de Miermaigne et de La Bazoche qui écrivit dans la société Dunoise, il y fort longtemps.

Quant à son épouse, originaire de Nogent-le-Rotrou de son nom de jeune fille : Elizabeth Pinceloup de la Moricière et Jeannine Migdal, l'épouse d'André Migdal, furent toutes les deux exemplaires de patience car elles ont accompagnées sans faiblesses leurs héros de maris, toujours sur ces chemins de mémoires, afin que les générations futures n'oublient-pas.

 

André Migdal, est né à Paris, originaire de Pologne, il entra dans la résistance à 16 ans, sixième d'une famille de onze enfants, une partie de sa famille fût déportée en allemagne.

 

Je me souviens  de cette visite dans un groupe scolaire de Voves, oû répondant aux questions des élèves sans hésitations, sauf quelques petits temps morts, le temps d'adapter la réponse...   Avez-vous manger de la chair humaine ?, réponse : une cigarette pour une cuisse ! ce fut tout. 

 

André Migdal, faisait beaucoup de conférences en France mais aussi en Allemagne et il avait encore pleins de projets, son départ  laisse un vide, car ces acteurs des temps héroiques s'en vont les uns après les autres.

 

 Jean-Claude Vincent

 

Contact : campdevoves@aol.com

 

 

P.S. Chaque année au mois de mai, une commémoration à lieu sur l'emplacement du camp, avec les différentes organisations patriotiques, les élus et les personnalités de la région

 

 

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 22:16

Vestiges de Penhoe t jpg 

 

 

Vestiges du Château de Penhoët

 

      de Penhoët : D'or à la fasce de gueules.

 

La seigneurie de Penhoët


Saint-Thégonnec est issu du démembrement de la paroisse primitive dePloeber (Pleyber ou Ploe-Iber). L'ancienne Ploe-Iber fut scindée en deux : la partie orientale (aujourd'hui Pleyber-Christ) échut à uncertain Rivaut et la partie occidentale (aujourd'hui Saint-Thégonnec) échut à un certain Rival ou Rivual.
Au VIème siècle, la paroisse de Ploe-Iber, regroupait les communes actuelles de Saint-Thégonnec, Saint-Martin des Champs, Sainte-Sève,Pleyber-Christ et la partie ouest de Morlaix.

Un démembrement de Ploe-Iber a eu lieu en 1128 (Sainte-Sève et Saint-Martin-des-Champs)et en 1180.

Au Moyen Age, la partie Nord de Saint-Thégonnec dépendait des seigneurs de Penhoat et la partie sud dépendait des Vicomtes de Léon.

La motte à basse-cour, un des nombreux châteaux de terre , de bois et de pierre qui précédèrent, aux XI et XII° siècles, le château de pierre.
 

En 1915 Louis Le Guennec ne distinguait plus de la plate forme de la motte, qu'une petite excavation, mais pas de trace d'édifice. (Extrait du tome CXXIX, année 2000 SAF)
 

La France de cette époque est gouverné par Louis IX (St-Louis), mais la Bretagne est encore indépendante. La première mention de la famille de Penhoët est assez tardive (relatif) , puisque elle  remonte à 1235 pour ce qui est du Château de Penhoët. Cependant le lignage émerge au cours  de la guerre de succession de la Bretagne de1341-1364.

Nous sommes aux alentours du X° et XI° siècles et sur la paroisse de Saint-Thégonnec, une puissante famille s'installe sur un promontoire au confluent de deux rivières : le Coat Toulzac'h et la Penzé. Cette famille déplace son Castel vers un Château-Fort sur la pointe de ce promontoire, afin de mieux assurer sa sécurité. Les Wikings remontent jusqu'au port de Penzé, peut-être plus loin ?. Le premier personnage qui nous apparais dans l'histoire est un certain Hamon de Penhoët, il est mentionné dans un accord avec les moines du Relecq en 1235 en Plounéour-Menez.

Son épouse se nommerait : Julienne de Montrelais,et le mariage se situerait vers 1160. Le fils né de cette union se nome Guillaume de Penhoët et sa date de naissance aux environs de 1190, il serait décédé après 1235. Ce Guillaume de Penhoët que nous désignerons Guillaume I,est chevalier et seigneur de Penhoët, son épouse se nome Mahotte de Kergounadec'h. Guillaume de Penhoët, est créé banneret par le duc de Bretagne  (Lobineau II, coll. 1149)

Quand Guillaume de Penhoët, chevalier et fils de Hamon de Penhoët passa un accord avec les moines de l'abbaye du Relecq, il leurs accorda le droit de libre acquisition en ses biens féodaux et confirma leurs possessions. Il aurait participer à la croisade de 1248 aux cotés de Pierre Mauclerc mais là rien n'est moins sur. Les historiens ne possèdent aucune information sur Hamon de Penhoët dans la descendance des Vicomtes de Léon.

La famille de Penhoat, issue en ramage des anciens chefs ou comtes du Léon, a d'abord résidé dans un camp retranché (Castel-Douar) qu'on retrouve encore à 800 mètres au sud des ruines de son château, enfin pour ceux qui ont des yeux d'experts.

Au XIIIème siècle, les sires de Penhoat construisirent un château-fort, qui devint le siège de leur baronnie et fief, avec haute, basse et moyenne justice, patibulaires à quatre poteaux, et mouvance sur presque tout le haut Léon. La paroisse de Saint-Thégonne dépendait autrefois du diocèse de Léon.
 

Guillaume et Mahotte ont un fils : Hervé, lui aussi seigneur de Penhoët et chevalier. Sa naissance nous est donné en 1225, ainsi que sa mort en 1263.
Hérvé I de Penhoët (✝ après 1263) épouse Jeanne (Marie) de Kernavan (1230 ✝ 23 juillet 1282),
le chevalier Hervé de Penhoët apparaît dans 2 actes des vicomtes de Léon relatifs à la garde du château de Coatmeur en Landivisiau en 1260 et 1263 désigné comme garant par Sylvestre de Coatmeur lors du premier accord et apposa son sceau en bas de cette convention" B.Yeurc'h (KERNEVEZ & TRAVEL, 2000)


Hervé de Penhoët, chevalier, témoin en 01/1261 pour un accord entre Hervé III de Léon et Sylvestre de Coëtmeur
,Hervé de Penhoët, chevalier, témoin en 1263 d'un accord entre Hervé III de Léon et Nuz, fils  de Sen"B.Yeurc'h(KERNEVEZ&MORVAN,2002) "figure avec la qualité de chevalier dans un acte de 1263" B.Yeurc'h (Couffon du Kerdelech, t. II, p. 107) "sire de Penhoet" B.Yeurc'h (ANSELME, 1733)
 

De cette union, naquit Hervé II de Penhoët (1225 ✝ 1328) marié avant le 23 juillet 1282, il est dit seigneur de Penhoët et il est cité comme chevalier dans un acte de 1263 Kouffon de Kerdelech II, page107).Son épouse est Ame du Chatel, Dame de Bruillac (1255 ✝ 1321), ils ont trois enfants : Guillaume II de Penhoët (1275 ✝1328, Anne (né en1290), Marguerite (né en 1295).

Jean III de Bretagne, fidèle vassal de la France, n'avait pas de fils.A sa mort, le 30 avril 1341, la succession se trouva disputée entre sa nièce,Jeanne de Penthièvre la Boiteuse, épouse de Charles de Blois, et son demi-frère Jean de Montfort. Ce dernier s'empara du fief sans demander l'investiture au roi de France (dont il soupçonnait la partialité pour Charles de Blois), ainsi que du trésor gardé à Limoges.
 

La famille de Penhoat, a d'abord résidé dans un camp retranché (Castel-Douar). Sa destruction remonte à 1971, en dépit d'une instance de mise en classement du site. (Yves Corre le meunier de l'ancien moulin seigneurial, explique que le propriétaire à cette époque était en affaire pour vendre sa propriété, ceci expliquant peut-être cela).

Ce retranchement s'appelait Castel Douar (le château de terre) maisaussi Tossen ar Baroun ( la butte du Baron). Une seconde motte se dressait à Kerfeulz, à deux kilomètres au sud de Castel Douar,peut-être appartenait-elle a un vassal de Penhoët ?.Le château de Penhoët était le centre d'un fief qui s'étendait dans de nombreuses paroisses et trèves du Léon mais aussi au delà.

Cette seigneurie fut progressivement agrandie par mariage, et de plus elle procurait d'importants revenus. Au XV°siècle, ils étaient parmi les plus riches des seigneurs léonards et leur richesse n'était pas uniquement foncière, car des membres du lignage étaient au service du Duc. La tour de garde, contenait quelques soldats pour la défense du château. A cette époque, il y avait peu de soldat, la défense était assuré par les paysans, quand ils venaient se mettre à l'abri, lors des attaques.

Il est question, dans l'histoire de ce château, d'une reconstruction au retour de croisade en 1248, mais les archéologues qui ont pu étudier les ruines de Penhoët n'ont rien retrouver pour l'instant d'antérieur à cette date. De plus le château n'est mentionné dans aucune chroniques relatives à la guerre de succession de Bretagne entre 1341 et 1364.
L'état de ruines date de plusieurs siècles car, depuis la guerre de la ligue, il n'a pas été reconstruit, mais à servi de carrière de pierre pour les maisons d'alentour, ce qui arrive très souvent quand les ruines sont à l'abandon pendant trop longtemps .

Une tradition qui paraît être relativement tardive et qui s'inscrit dans le cadre de l'élaboration d'une idéologie nobiliaire à l'usage d'un véritable « clan » léonard, connu par un dicton rimé en breton qui célébrait l'ancienneté des Penhoët, la vaillance des Du Chastel,la richesse des Kermavan et l'esprit chevaleresque des Kergournadec'h des origines, dans les limbes de l'histoire.
Plusieurs auteurs, font de Penhoët une juveignerie de Léon,c'est-à-dire une seigneurie remise en partage à un puîné de la famille de Léon qui, au XIIè siècle détenait tout le comté de ce nom depuis Morlaix, jusqu'à Saint-Mathieu.

A cette époque Guillaume de Penhoët s'illustrait dans la défense de Rennes pour le compte de Charles de Blois, les anglais qui soutenaient la cause des Montfort, occupaient toute une partie du Bas-Léon,notamment la ville de Brest qui leur avait été remise par Jean de Montforts en 1342. Lesneven et Morlaix restèrent aux mains des troupes de Charles de Blois, durant de nombreuses années, mais furent aussi tenues par les anglos-bretons.

L'excellent livret de Patrick Kernévez et Guy Travel nous indiquent que la puissante famille du Léon atteignit son apogée au milieu du XII° siècle contrôlant outre le Léon, de nombreuses terres en Cornouaille. Ils nous apprennent aussi que cette famille du Léon organisa de nombreuses révoltes contre les souverains Plantagenêts (Princes anglais d'origine Française) dans les années 1167-1179 et de ce fait Guyomarch de Léon fut châtié par ces derniers qui lui enlevèrent Morlaix en 1180 et partagèrent son héritage entre ses deux fils. L'aîné reçut les châtellenies de Lesneven et de Saint-Renan,tandis que le cadet recevait celles de Landernau et de Daoudour (Landivisiau), Penhoat relevait de cette dernière.

Quand à l'origine de cette famille, les armoiries pourraient suggérer quelques pistes. Les seigneurs de Penhoët avaient pour armes "d'or à une fasce de gueules". On retrouve notamment ce blason dans l'armorial du héraut Navarre compilé dans les années 1370. Guy le Borgne indique au XVIIè siècle " Penchoët portoit d'or à une fasce de gueulle" elle est réputée pour l'une des plus anciennes maisons du païs qui tire son origine des anciens Vicomtes et Barons de Léon...

En 1705, le frère Pinson écrit à leur sujet : ce sont les anciennes armes des anciens sires de Penhoët en Taulé qu'on dit être les anciennes armes des Comtes et Vicomtes de Léon sans preuves certaines.

 

 

17070461.jpg

 

Branche aînée  (Teneur des fiefs)


de Penhoët, paroisse de Saint-Thégonnec, évêché de Léon, en qualité de seigneur
 de Coëtvoult, paroisse de Saint-Thégonnec, évêché de Léon, en qualité de seigneur
 de Tronglézon, paroisse de Plouénan,évêché de Léon, en qualité de seigneur
 de Kerguizien, paroisse de Plouénan, évêché de Léon, en qualité de seigneur
 de Kerassel,paroisse de Taulé, évêché de Léon, en qualité de seigneur
de Kergoallon, paroisse de Plouégat, évêché de Tréguier, en qualité de seigneur, par mariage, en 1343, de Marguerite Charuel et de Jean de Penhoët
 du Ménez-Charuel, paroisse de Guerlesquin, en qualité de seigneur, par mariage, en 1343, de Marguerite Charuel et de Jean de Penhoët
 de La Marche, paroisse de Bédée, évêché de Saint-Malo, en qualité de seigneur, par mariage,en 1381, de Jeanne d'Albret et de Guillaume de Penhoët
 de La Boëssière, paroisse de Carentoir,évêché de Vannes, en qualité de seigneur, par mariage, en 1381,de Jeanne d'Albret et de Guillaume de Penhoët
 de Fronsac, hors Bretagne (Guyenne) , en qualité de vicomte, par mariage, en 1381, de Jeanne d'Albret et de Guillaume de Penhoët
 de La Motte(-Glain), paroisse de La Chapelle-Glain, en qualité de seigneur, par mariage, en 1418, de Marguerite de Rougé et de Jean de Penhoët
 du Tourboureau, paroisse de La Chapelle-Hullin, en qualité de seigneur
 de Maupiron, paroisse de Moisdon, en qualité de seigneur
 de Kerautret, paroisse de Plougoulm,évêché de Léon, en qualité de seigneur

Hamon, mentionné dans un accord avec les moines du Relec en 1235 ;Guillaume, contribue au denier de la Croix en 1270 ; Hervé, épouse en 1282 Anne du Chastel ; Guillaume, dit le boiteux, capitaine de Rennes,défendit cette ville contre le duc de Lancastre en 1356 et épousa Jeanne, vicomtesse de Fronsac, dont : Jean, amiral de Bretagne, qui remporta sur les Anglais la victoire navale de Saint-mathieu, en 1404 et épousa: 1° Marguerite Charuel ; 2° Jeanne du Perrier ; 3°Marguerite de Malestroit ; Olivier, chevalier du Porc-épic en 1448.

Le fief de Penhoët, paroisse de Saint-Thégonnec, évêché de Léon, en qualité de seigneur, fut tenu chronologiquement par les :
Penhoët Rohan de la branche cadette de Gié, par mariage, en 1476, de Françoise de Penhoët et de Pierre de Rohan
Rosmadec, par acquêt, à la fin du XVI, au profit de Sébastien de Rosmadec Kerhoënt, par acquêt
Le Vicomte, par héritage, à cause du mariage de Julienne de Kerhoënt et d'Yves Charles Kerouartz, de la branche cadette de Lezarazien, par acquêt, en 1752, au profit de Jacques-Joseph de Kerouartz

 

 

 

Jacqueline de Rohan par Clouet Jacqueline de Rohan, par Clouet (Wikipédia)

 

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Elle est la petite-fille, par voie masculine, de Pierre de Rohan, vicomte de Fronsac, et de Françoise de Penhoet. Par voie féminine, elle est la petite fille de Bernard de Saint-Séverin, prince de Bisignan, et de Jeanne Eléonore Piccolomini. Elle descend également du roi Alphonse V d'Aragon et de sa maîtresse Giraldona Carlino  

 

 

Réformations et montres de 1427 à 1543, paroisse de Saint-Thégonnec,

 

Plouénan et Taulé, évêché de Léon Plouégat et Ploubezre, évêché deTréguier ; Carentoir, évêché de Vannes et Bédée évêché de Saint-Malo Branche cadette du Guérand : Teneur des fiefs :du Guérand, paroisse de Plouégat, évêché de Tréguier, en qualité de seigneur

Branche cadette de Kergoallon : Teneur des fiefs :

de Kergoallon, paroisse de Plouégat, évêché de Tréguier, en qualité de seigneur
Branche cadette de Kerimel et Coëtfrec : Teneur des fiefs
de Coëtfrec, paroisse de Ploubezre, évêché de Tréguier, en qualité de seigneur, par mariage, de Jeanne de Kerimel et d'Alain de Penhoët
de Kerimel, paroisse de Kermaria-Sulard, en qualité de seigneur, par mariage, de Jeanne de Kerimel et d'Alain de Penhoët
de Coëtgouréden,paroisse de Pestivien, en qualité de seigneur, par mariage, de Jeanne de Kerimel et d'Alain de Penhoët de Kersauzon de Pennendreff Pred eo, pred (Il est temps, il sera temps)


Ancienne extraction, chevalerie, réformation de 1669, neuf générations. Réformations et montres de 1427 à 1562 paroisses de Guiclan, Saint-Thégonnec, Plounéour-Ménez, Plouénan, Plouescat et Saint-Frégant (évêché de Léon), Trégrom (évêché de Tréguier), Plonéis et Dinéault (évêché de Cornouailles).Sr. de Kersauzon (paroisse de Guiclan) ; Sr. de Penandreff (paroisse de Plourin) ; sr. de Brézal (paroisse de Plounéventer) ; sr. De Kerjean (paroisse de Trébabu) et d'autres lieux...De gueules au fermail d'argent.

Robert, croisé en 1248 ; Guillaume, évêque de Léon en 1306 reconstruisit une partie de sa cathédrale, où il fut inhumé en 1327

La branche de Pennendreff a pour auteur : Guillaume, sr. de Penhoët, vivant en 1440, père de Guénolé,archer dans une montre de 1481, marié à Catherine de Saint-Goueznou.

    

 

      

 

 

 Pasted-Graphic.jpg

 

Ce résumé est tiré du livret de Patrick KERNEVEZ et Guy TRAVEL, Société Archéologique du Finistère

Les Seigneurs de Penhoët en Saint-Thégonnec Année 2000

 

 

Mur-central-du-chateau.JPG 

 

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 17:12

La Herbaudière

 Pierre Joulet de Chatillon

Seigneur de La Herbaudière (Charbonnières)

 

François Joulet (Frère de Pierre)

Fondateur des Incurables de Paris (Laennec)

 

Jouillet1.JPG

 

 

 

Château et Ferme, ayant appartenu à Pierre Joulet de Chatillon et a son frère François de Chatillon, fondateur de l'Hopital des incurables de Paris

 

Il y à des rumeurs qui durent longtemps voire qui traversent les siècles, surtout quand rien ne vient infirmer ou confirmer leurs existences et c'est vrai que cette dernière est assez croustillante. Pensez-donc la Herbaudière aurait abriter les amours débutantes de Gabrielle d'Estrées et du roi Henri IV.

 

Mais l'histoire de ce manoir bien que plus tranquille, n'en demeure pas moins très intéressante et c'est l'objet de cet article .

 

Aujourd'hui une ferme, elle appartient a ses anciens métayers et fut pendant plusieurs siècles la propriété des seigneurs de Charbonnières.

 

Démoli en 1840 par le comte Auguste de Chamoy, qui à la même époque restaurait le Château de Charbonnières, une des plus belles et des plus riches demeure de la contrée.De cette époque il ne reste plus que les fondations et l'étang, car les pierres ont servis à construire le château de la Goguerie tout proche.

(Dictionnaire géographique des communes et des hameaux d'Eure-et-Loir de M.Lefèvre)

 

Aucun plan ou dessin n'est connu à ce jour, sauf qu'un vitrail dans la salle de réception du château de Charbonnières pourrait bien être une reproduction de ce dernier.

 

Il fut le siège d'une seigneurie et le lieux principal de cette dernière pour la première fois en 1494 dans un bail du 7 août, relatif à un moulin dépendant de son domaine.Et puis plus tard en 1542, le 13 novembre, Guillaume du Bellay, seigneur de Langey fit son testament elle était la propriété de Martin du Bellay, gouverneur de Turin, prince ou roi d'Yvetot par son mariage avec Isabeau Chenu.

 

Martin du Bellay, fut après son frère seigneur de Langey, cette seigneurie avait été donner par noble homme Louis de Grandmont, sieur de la Grandhaye pour et contre échange des lieux et seigneurie de Sainte-Radegonde et du Cormier.

 

Les registres paroissiaux de Charbonnières, remontants à l'année 1571, signalent noble homme Etienne du Breuil en 1585 sieur de la Touche et de la Herbaudière, ils ne font plus mention des possesseurs de la seigneurie bien que cette dernière appartint aux familles d'Assé (1656), Leclerc de Lesseville (1690) et en 1784 Rousseau de Chamoy.

 

Il semble que sous Henri IV, les seigneurs de la Herbaudière ne soient pas connus ? Bulletin 228 Tome XVI de la Société Dunoise. Janvier 1933

 

Dans un portefeuille du collectionneur François-Roger de Gaignières, conservé à la Bibliothèque Nationale, il à été retrouvé le dessin de la pierre tombale qui recouvrait les restes de Pierre Joulet escuyer,seigneur de Chatillon et de la Herbodière, conseiller du Roi en ses conseils d'état et privé. mort en 1622 et ceux de son frère François Joulet conseiller et aumonier du Roi qui fut inhumé auprès de lui.Cette pierre tombale était visible dans le petit cloître du couvent des Chartreux de la rue St-Jacques à Paris.

 

Les documents consultés à la suite de cette découverte tant à la BN qu'aux archives de l'AP ont fournis sur ces deux personnages et leur famille de précieux renseignements.

 

Cette famille " étoit originaire de Picardie, ou ses membres consécutivement estoient avec tout leur parentaige, extraite de noble et antienne et illustre maison, vivant noblement nouris paiges, tant dans la maison du roi que dans celle des plus puissants seigneurs de leur province, et firent pour le roi ordinairement service au faict des guerres auxquels la plupart d'icuelx décédèrent spécialement aux guerres qui ont étés audit pays de Picardie contre les Anglois,Flamengs et Bourguignons ou ils firent perte presque de tous leur biens.

(1) Mandement du roi Henri III, daté de Chenonceaux le 13 juin 1577-Archives de l'Assistance Publique à Paris : legs universel de M. de Chatillon. Hotel-Dieu, 1072 (classement de 1823)

 

Thomas Joulet, sieur de Belival en Picardie de Beaurain et de Beaurainel-les Guessard, est le premier de cette famille que nous fait connaître cette étude.

 

Au commencement du xv'' siècle, la compagnie du maréchal d'Esquerdes, lieutenant général dans cette province, comptait parmi ses hommes d'armes Thomas Joulet, seigneur de « Belival en Picardie, Beaurain. et Beaurainel lés Guessard », qui épousa Jacqueline, fille de Jean de « Blaseul », seigneur de

 Buhon et Fontaine-l'Étalon. Fontaine-l'Etalon : Pas-de-Calais, arr. Saint-Pol-sur-Ternoise, cant. Auxy-le-Château. 

Pierre II épousa Claire d'Arques issue de la famille d'Arques en Picardie (arrondissement de St-Omer Pas-de-Calais)

 

 Les guerres dont la Picardie fut le théâtre dans la première moitié du xvi* siècle occasionnèrent la ruine du petit-fils de Thomas : Pierre II, qui avait épousé Claire d'Arqués et fut obligé d'abandonner son pays. 

 

Charles de Bourbon, duc de Vendôme, qui sans doute avait connu Pierre Joulet lorsqu'il était lieutenant général en Picardie, lui confia l'intendance de sa baronnie de Rosny-sur-Seine, cette charge permit à Pierre II de relever sa fortune et d'acheter bientôt la seigneurie de Châtillon. Rosny-sur-Seine : Seine-et-Oise, arr. et cant. de Mantes. — Châtillon, comm. de Rosny-sur-Seine. 

 

Après avoir quelque temps habité ce domaine, Pierre III, fils du précédent, marié à Jeanne Chauderon, vint s'établir à Mantes, et s'y livra au commerce il fut par la suite inscrit sur les rôles de la taille et perdit de la sorte sa qualité de noble . 

Le commerce à l'époque était jugé bas, roturier et entraînant la dérogeance, perte tu titre de noble.

Pierre III mourut avant 1562. Ses fils obtinrent d'être rétablis en tous 

les droits et prérogatives de noblesse par acte daté de Chenonceaux,13 juin 1577. 

Pierre III eut cinq fils et deux filles 

 

1°Antoine, seigneur de Châtillon, conseiller au Châtelet 1556, maître des Requêtes de la reine mère Catherine de Médicis, encore vivant en 1588 marié à Marguerite de Versoris (morte avant le 23 juillet 1601) dont deux fils :

 

 Pierre , seigneur de Châtillon et de la Herbaudière, fut contrôleur du Domaine du Roi à Mantes 1568, puis conseiller du Roi en son Conseil d'État il épousa en premières noces Jeanne Jacquet, veuve de François Le Cirier, conseiller du Roi en son Conseil privé et président des Enquêtes au Parlement, Jeanne Jacquet est citée comme femme de Pierre V le 19 janvier 1602  à cette date, Pierre et sa femme demeuraient rue Galande à Paris et, en secondes noces Marguerite de Refuge; il mourut le 4 décembre 1622 sans laisser de postérité  et fut inhumé dans le petit cloître des Chartreux, à Paris.  Marguerite de Refuge morte en juin 1663 est inhumée aux chartreux de Paris, veuve de Denis Vialart, elle avait une fille Anne morte à Paris le 19 Mai 1680 qui épousa Louis de Goth marquis de Rouillac, devenu en 1661 Duc d'Epernon, sire de Lesparre et pair de France, mort le 19 Mars 1662.

 

François Joulet naquit vers 1550. il fut nommé aumônier ordinaire du Roi; chanoine (mention du 23 juillet 1601), puis doyen d'Évreux et le 3 janvier 1602, prédicateur ordinaire du Roi. le 31 mars 1603, Henri IV approuvait le choix qu'avait fait l'évêque de Coutances, Nicolas de Briroy, de l'abbé Joulet comme coadjuteur avec succession future. 

Par son testament, en date du 11 novembre 1625, François Joulet institua l'Hôtel-Dieu de Paris son légataire universel; sa fortune devait être consacrée à l'établissement d'un hospice spécial pour les maladies incurables. Il mourut le 30 septembre 1627 et fut enterré auprès de son frère aux chartreux de Paris, rue Saint-Jacques. 

 

 Jehan Joulet, qui fut lieutenant général au bailliage de Mantes marié à Maguelonne GILLES qui était veuve en 1595, ils eurent une fille nommé Suzanne et un fils nommé François.

 

Suzanne Joulet épousa épousa Charles d'Escauville  écuyer d'Arthieul

 

François Joulet, seigneur de Châtillon, sieur d'Imbermais et d'Houdinvilliers, mort le 28 ou 29 juillet 1613, sans postérité, inhumé dans la chapelle St-Jacques d'Imbermais, il avait épousé Anne de Grouelle qui se remaria en 1617 avec Louis Damours. Morte en 1625 elle fut inhumée avec son premier mari.

 

 Pierre Joulet, qui fut lieutenant général au bailliage et siège présidial de Dreux

en 1577, vivant encore en 1609, épousa Jacqueline le Vacher, dont trois filles.

 

 Laurent Joulet  seigneur de Bellenat homme d'armes pour le roi dans la compagnie de M.  Vassé, vivanr encore en 1583

 

 Nicolas Joulet, qui fut homme d'armes pour le roi dans la compagnie de M.  Vassé et qui mourut avant le13 juin 1577 

 

Marie Joulet, qui épousa Alexis Le Cousturier mort en 1611, conseiller au bailliage et siège présidial de Mantes. Elle décéda le samedi 30 décembre 1623 a neuf heures du soir. et qui avait eu trois entants : 

 

 Jean Le Cousturier, Consiller général et lieutenant général au bailliage de Mantes en 1627, père de Philippe Le Cousturier avocat au parlement.

 

Fiacre Le Cousturier, avocat du Roi au siège de Mantes

 

Jeanne  Le Cousturier, mariée à Christophe Servant, élu à Mantes (1627)

 

Isabeau  Joulet se maria dans la famille de Jancey et eut deux enfants.

Maguelonne de Jancey épousa Gullaume Chaillou, procureur du roi au baillage de Dreux, elle était veuve en 1627

 

Geneviève de Jancey épousa Charles Dieudonné, procureur à Meulan elle était veuve en 1627, dont une fille qui épousa Jean Deuredat.

 

Après la mort de Pierre Joulet (1575) Antoine l'aîné de ses cinq fils nés de son mariage avec Jeanne Chauderon, porta seul le titre de sieur de Châtillon.

 

Une généalogie du Cabinet des Titres, nous apprend qu'avant cette époque qu'il remplissait dès 1556 les fonctions de Conseiller au Châtelet de Paris.Il épousa Marguerite Versoris d'une notable famille parisienne, fille de Guillaume Versoris Conseiller du Roi au Châtelet de Paris

 seigneur de Bussy-Saint-Martin et de Marie Desjardins. Après 1588 il précéda sa femme dans la tombe, laquelle mourut vers 1601.

 

Deux fils de cette union : Pierre et François qui nous intéressent au premier chef car ils sont les seigneurs de la Herbaudière-les-Autels-St-Eloi en Charbonnières.

 

Dévoué par tradition à la maison de Béthune, François Joulet s'attacha plus particulièrement à Philippe de Bèthune, comte de Charost et frère puîné du Duc de Sully baron de Rosny.

 

Son mérite et sa fidélité lui valurent l'amitié du roi Henry IV, qui l'attacha à sa personne et contribua à l'accroissement de sa fortune. Après la mort d'Henry IV, il s'éloigna de la cour et se retira dans son domaine d'Imbermais qu'il acquit le 23 juillet 1610 et après en être entré en possession le 13 Août 1610 par acte notarié par-devant Thomas le Pescheur, tabellion royal à Dreux et dans lequel il est qualifier d'écuiyer, sieur de Châtillon, Imbermais, Oudainville Hardouin et Minières, commissaire ordinaire de l'artillerie de France et gentilhomme de la reine Marguerite, duchesse de Valois, François rendi foi et hommage à messire Guillaume des Roches, chevalier ,seigneur de Mallestable et de dame Françoise de Manterne son épouse, dame de Ruffin aux environs du Boulay-Thierry.

 

Le 28 juillet 1613 il mourut à Imbermais sans postérité et conformément à ses volontés il fut inhumé dans la chapelle de Saint-Jacques attenante à son domaine

 

Après quatre années de veuvage, Anne de Gravelle se remaria en 1617 avec Louis Damours, conseiller du roi en son Châtelet et qui fut élu échevin de Paris en 1619. Lors du décés de Anne de Gravelle en 1625, c'est auprès de son premier époux qu'elle fut inhumée dans la chapelle d'Imbermais.

 

Pierre VI Joulet

il mourut sans laisser de postérité  et fut inhumé dans le petit cloître des Chartreux, à Paris. 

 

L'abbé Joulet fonda au collège de Navarre 

« une chaire de lecture et controverse contre les hérésies et le schisme » ; 

il fixa le traitement du titulaire à 65o livres. 

 

Pierre IV et Laurent vivaient en 1583. 

 

Jeanne Jacquet est citée comme femme de Pierre V le 19 janvier 1602 ; elle vivait encore le 7 octobre 1604; à cette date, Pierre et sa femme demeuraient rue Galande elle vivait encore le 19 janvier 1644. Elle était fille de Jean de Reffuge, conseiller au Parlement de Paris, et avait épousé d'abord Denis Vialard, seigneur de la Ville. 

 

Entre le 29 décembre 1612, époque où il est qualifié gentilhomme près la personne du Roi, et le 8 janvier 1623. 

 

Saint-Germain une rente de i,ooo livres tournois. Le même jour, don à l'hôpital de la Charité (c'est précisément la donation que rappelle l'inscription) de i,ooo 1. t. de rente, « ladicte donnation faicte pour aider à couscher les mallades diid. hospital iing à ung. » Deux jours plus tard, autre don de 5oo 1. 1. de rente aux Révérends Pères réformés de l'ordre de Saint-Dominique, au faubourg Saint-Honoré. Toutefois, l'abbé Joulet se réservait jusqu'à sa mort la jouissance de ces 2,5oo livres de rentes; il interdisait aux donataires de les jamais aliéner, sous peine de voir l'Hôtel-Dieu de Paris les revendiquer ipso facto comme siennes enfin, une inscription commémorative, en marbre, devait être placée dans l'église de chaque établissement. 

 

C'est aux mêmes conditions que François Joulet donna, le 12 juillet de la même année, à l'Hôtel-Dieu de Paris une rente de 3000L  dont les arrérages devaient être employés « en achat de lit de fer, paint de vert, capable chacun d'iceulx pour coucher un seul malade, afîn que les mallades soient garantis de punaises et, avec le temps, puissent coucher seul à seul. » En cas d'aliénation, la rente ferait retour aux héritiers naturels du donateur . 

 

Par son testament, en date du 11 novembre 1625, François Joulet institua l'Hôtel-Dieu de Paris son légataire universel; sa fortune devait être consacrée à l'établissement d'un hospice spécial pour les maladies incurables. Il mourut le 30 septembre 1627 et fut enterré auprès de son frère. 

Vivait encore le 19 janvier 1644. et, en secondes noces, Marguerite de Reftuge; il mourut sans laisser de postérité  et fut inhumé dans le petit cloître des Chartreux, à Paris. 

 

 

Jouillet

 

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 15:45

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CHARBONNIERES

 

Ce village situé sur l’ancienne route Henry IV, à côté de la source de l’Ozanne, (nomination révolutionnaire) appelée aussi à cet endroit St Suzanne. Le Perche-Gouët dont dépend Charbonnières fit partie dans l’ancien régime, du Comté du Dunois et ce village est situé dans un territoire proche d’Authon-du-perche.

 

C’est en 1209 que le Perche-Gouët tombe dans le domaine royal et en 1250 que Charbonnières prend son nom actuel (Lefevre archiviste, archives départementale d’Eure et Loir)

Les informations que nous portons à votre connaissance sont  celles que nous avons trouvées dans les archives du château même, dont le propriétaire était alors Monsieur Derachinois. 
 

Ces documents comportent les signatures de personnages illustres : Lafayette, le Prince Duc de Richelieu, famille de St Pol, Law de Lauriston, différents contrats de mariage et des titres de propriétés importants ce qui nous a paru vraiment exceptionnel pour un petit village. Il y a dans ces archives des listes de demande de remboursements, après les campagnes militaires et Mantoue en particulier, avec les guerres d’Italie. Ces familles possédaient souvent leur propre armée .

Nous n’avons pas la prétention d’écrire un roman historique, mais d’expliquer un peu le fonctionnement de ce bout de territoire sous l’ancien régime, à la lumière de tous les documents que nous avons eus en notre possession.

 

Pour les années antérieur à 1400 nous n’avons trouvé, aucun texte sur ce village, il y a bien quelques parchemins jaunis et en très mauvais état que nous n’avons pu déchiffrer, car ils sont délavés. (révolution + incendie ?) Ceci étant, il est certain qu’a l’époque de la conquête romaine et puis bien après, avec la guerre de Cent Ans il y a eu à l’emplacement du château actuel une petite garnison, la tour avec pont-levis qui se trouve dans le prolongement de la rue du Château, n’est pas là par hasard. Sur la route Henry IV, on trouve encore des restants de motte féodale : la Tour a la sortie de Charbonnières en direction de Moulhard avec le reste d’un étang. Moulhard (Mont-Lehard) dans la ferme à la sortie du village sur la gauche, elle paraît avoir été construite autour d’une motte, la Forçonnerie entourée de fossés, Dampierre ou rien ne subsiste et Brou.

 

Cependant une question nous revient sans cesse pourquoi ces titres et ces familles se trouvent elles en ce lieu, il semblerait que ce ne soit pas le hasard, les gens voyageaient beaucoup, de plus ce château est toujours resté dans la famille et si on accepte que les cartes d’identités n’existaient pas encore et que les personnages importants se déplaçaient avec tous leurs titres, on a un début d’explication De plus ce qui deviendra un Comté se vendait bien et souvent, les divers propriétaires étaient des gens de robe ou d’épée, voir les deux et habitaient souvent les quartiers St Sulpice et St Meri, ou la place St André des Arts à Paris.

Le nombre important de documents retrouvés dans les voitures publiques lorsque les familles quittèrent le territoire comme émigré et consultable aux archives nationales, est très important. La liste des personnes est sous PDF aux archives nationales et librement téléchargeable. 

(Etat numérique Serie T par Philippe Bechu, Archives Nationales)

 

Les parchemins que nous avons trouvés au château étaient pliés en quatre ou en huit et avaient séjourné longtemps dans des sacoches de cuir, ou dans des sacs de jute, comme il était d’usage chez les notaires royaux ou seigneuriaux, certaines avaient déjà étaient ouvertes, d’autres dormaient là depuis plusieurs siècles, sans avoir étés consultés. 

 

Chaque année l’étang de la Tour, qui fait face à la motte féodale était l’objet de ce que l’on nommerait aujourd’hui un appel d’offres pour la pèche et la vente de poisson.

(2 Deniers de Cens et 10 Livres de rentes seigneuriales au jour de la St Jean-Baptiste de chaque année à la récepte de La Herbaudière) cet étang dépendait de la seigneurie de Charbonnières, pour le bénéfice des Moines de Thiron La basse-cour du Château était occupée par le fermier du Domaine (archives du Château)

 

 

ORDRE CHRONOLOGIQUE CONNU

 

1472 un acte du 18 Février mentionne : Noble homme Jehan Guarin, écuyer, Seigneur de Charbonnières. Nous n’avons pas la filiation.

 

1542 Le 13 novembre , quand Guillaume du Bellay seigneur de Langey fit son testament L’Herbaudière appartenait à son frère Martin, gouverneur de Turin, prince ou roi d’Yvetot par son mariage avec Isabeau Chenu, donné par noble home Louis de Grandmont 

( Bulletin Société Dunoise n°228 page 121 Tome XVI)

 

Le 2 Avril 1557 Messire Jehan d’Oynville Seigneur de Charbonnières laissa deux fils, dont les noms figurent dans l’acte de partage qui eut lieu entre eux. C’est une très vielle famille avec des alliances sur tout le royaume de l’époque (Henri II Roi de France)

 

1568 La coutume du Perche-Gouët est rédigée, la majorité est fixée à 14 ans, ainsi tous les habitants étaient jugés selon les mêmes lois et les jugements qui y étaient rendus, étaient transportés au baillage Royal de Janville (Yanville) Le Perche-Gouët n’avait aucun lien féodal, ni administratif, ni judiciaire avec son voisin le grand Perche.

 

12 Avril 1577 aveux rendus aux seigneurs de Montigny par Pierre Girard (échange de la Herbaudière) Archives Nationales secteur historique, service K, liasse 2 , N°98

 

Messire François d’Oynville, chevalier, seigneur du Mesnil au Vicomte et de Charbonnières en partie et Messire Louis d’Oynville, chevalier de l’ordre du Roy, seigneur de St Simon et de Charbonnières en partie.

Le 3 décembre 1584, baptême de Louise, fille bâtarde de haut et puissant seigneur messire Louis d’Oynville chevalier, lieutenant du Roy, seigneur de Saint Simon. Le parrain Estienne Syneau, sieur de la Myleudière, les marraines Louise de Louvigny, femme de noble homme Jacques Lelièvre, seigneur de La Mare et Marie Guyon, femme de N…. seigneur de La Boullaye. Signé J Guichard

 

Le vendredi 21 juin 1585, baptême de Geneviève fille de noble homme Jehan de Bompars, sieur de la Drouynière et de Marie de l’Isle sa femme.Son parrain Enfray Memoulx, ses marraines demoiselle Geneviève fille de noble homme Estienne Du Breuil, sieur de La Touche et La Herbaudière, et Esther de Goursy femme de noble homme Pierre de Bompars. Signé :  

J Guichard 

 

1589 Durant les guerres de la ligue, le sire de Charbonnières embrassa la cause de la réforme. Il contribua comme capitaine de cavalerie, au succès du combat, livré prés de Bonneval par le chef protestant de Châtillon, au sire de Saveuse, du parti catholique qui fut mortellement blessé  Mort d’Henri III, Henri IV roi de France

Le 18 Juin 1606 le Temple est installé rue Basse à Authon du Perche a l’angle formé par cette rue avec la ruelle de la Croix Blanche, bien plus tard les réformés eurent leur cimetière dans la même rue, proche des fossés de l’enceinte.

 

1607 Exemple de contrat de vente 1° date du contrat 

le 15 Novembre Jean Lochon, ancien avocat au parlement de Paris et juge ordinaire civil, criminel de la police de la ville ,baronnie et châtellenie de Brou, pardevant Pierre Souchay notaire à Brou, résident au bourg de Charbonnières, soussigné fut présente Jacqueline Chaudun, épouse de défunt Jacques Le Large, demeurant au bourg de Neuilly au Perche, vend une petite maison dans le bourg de Charbonnières sur la grande rue consistant en une chambre basse en laquelle il y a four et cheminé, graines dessus, couverte de bardeaux et jardin . D’un bout Charles Sotteau et de l’autre les héritiers Hamel.
Le jardin est proche et attenant, elle est fille héritière de Louis Chaudun, elle est dit la cousine du seigneur a cause de la seigneurie de Charbonnières. La vente est faite au profit de Eustache Auguste Leclerc de Lesseville. Signé en 1697 au Château de Charbonnières

 

Nous avons le sentiment que ce parchemin a servi deux fois, économie de papier ?, nous ne le savons pas. Il est à remarquer que le papier était fabriqué sur place dans des moulins spécifiques et cette fabrication était très surveillée par les représentants du Roi.

1613 Seigneur Messire Jubi de Joullet chevalier, seigneur des Autels St Eloy, de la Herbaudière, Châtillon, Baron de Charbonnières d’une part et de Demoiselle Marguerite du Rillou, veuve de défunt Thibaud de Courcival, Félix de la Rose, demeurant à l’Aulnay, paroisse St Eloy demeurant à la Buissonnière, paroisse d’Authon et Jehan du Rousseau, fils du Rousseau 

(A consulter le bulletin de la Société Dunoise n° 228 Tome XVI page 122 pour découvrir la Maison de Châtillon )

1620 Le nouveaux seigneur est : César-Louis de Beaux-oncles

1623 Louis de Hallot chevalier, capitaine de 100 hommes d’armes du Roy achète Charbonnières, il avait pour épouse Dame Elisabeth d’ARBALESTE, il est dit seigneur de Charbonnières, de l’Estourville, Moinville la Jeulin, Fontenay, Baron de Puisay, Vicomte de Lesseville.

Lundi 27 mars 1623  fut baptisé Françoise, fille de Louise Pousteau et d’Antoinette Mézel, ses père et mère. Le parrain noble homme Me Jean Belfont, maître-hôtel de haut et puissant seigneur messire Louis de Hallot, sieur de L’Estoutville ou Estouville et de Charbonnières, la marraine damoiselle Françoise d’Oynville, épouse de Charles de la Tousche écuyer, sieur de la Boisselière. Signé : Belfont, Doinville, C Bossin.

 

Le dimanche 17 août 1625 fut baptisé Elisabeth, fille de Louis Pousteau et de Thoinette Mézelle, ses père et mère. Le parrain noble homme Hebry de Hallot chevalier, seigneur de L’Estoutville et de Charbonnières  la marraine Françoise Grenesche, fille de chambre de haute et puissante dame Elisabeth d’Arbaleste épouse dudit seigneur de L’Estoutville. Signé : Françoise Garnasche, C Bossin

1631 La Herbaudière est citée comme un lieu d’assemblée (Protestante), le sieur du lieu se nommait : Charles de Plais écuyer, ce que nous découvrons c’est qu’a cette époque, il ne restait que quelques tours et les fossés de l’enceinte, on peut raisonnablement pensé que ce manoir avait été remis debout, jusqu'à sa démolition quelque deux siècles plus tard.

4 Mai 1632 Charles de Guishard écuyer, sieur de Beaumont et des Landes, gentilhomme servant du roi et gouverneur pour sa majesté de la ville de Bonneval achète Charbonnières, (7000 livres tournois) a Louis de Hallot, son épouse est Charlotte de Meurisse, ils eurent 3 enfants. Charles-Louis, Marcelle et Marie.

26 mai 1655 a été baptisé Jehanne, fille de Lyonel Pichard et de Marie Hudan, sa femme Son parrain est messire Jehan d’Oynville, chevalier seigneur de Saint Simon et de Charbonnières, ses marraines sont Renée, veuve de Jacques Dolléans, et Anne femme de Denis Brière. Signé Charon.

 

31 Janvier 1656 Charles Louis de Guichard est dit seigneur de Charbonnières, il est le fils de Charles de Guishard, son épouse est Marguerite de Villereau dont la mère est Marie de la Clèrgerie, 2 enfants

31 janvier 1656 un acte de partage entre le dit Charles-Louis de Guishard et ses deux sœurs, Marcelle et Marie, Marcelle était mariée à François de Guerin, seigneur de Villiers et de la Rosière et Marié à Léon-Gabriel de Beaucton chevalier, seigneur de Vitray.

 

7 juin 1670 Charbonnières et son domaine est vendu judiciairement avec le fief du Tartre-Epinolières pour 30 000 livres à jehan Ollivier, huissier ordinaire du roi en tous ses conseils, dont la fille Françoise épousa messire Eustache-Auguste Leclerc de Lesseville.

1673 Henri Ollivier, sieur de Lesseville, seigneur de Charbonnières et autres lieux achète la Herbaudière à Hubert Dassé (famille d’Illiers des Radrais) a cette époque le château et les fossés existaient encore. Le Château de La Herbaudière était un manoir possédant 6 grosses tours, identifiable dans les vitraux de Charbonnières, détruit dans les années 1896 la facture de la démolition est aux archives du château de charbonnières  

Juin 1693  Eustache-Auguste Leclerc de Lesseville conseiller au parlement est nommé tuteur des enfants mineurs de Dame Marie-Françoise Ollivier son épouse Marie-Madeleine-Henriette, Charlotte-Françoise, Anne-Marguerite

1696 Acquêts des biens de feu Henry Ollivier, suite à une succession vacante par Eustache Auguste Leclerc de Lesseville : Montant 90 000 Livres Nicolas Carpentier est désigné comme bourgeois de Paris et curateur de la dite succession.

1707 au mois de Mars, Louis XIV érige Charbonnières, Les Autels, Villevilon en Comté.

Louis XVI érige Charbonnières en Comté

« Louis, par la grâce de Dieu, Roy de France et de Navarre à tous présents et à venir salut.

Notre amé et féal conseiller en notre cour de Parlement,  Eustache-Auguste de Lesseville, Nous a fait remontre qu’il est propriétaire de la terre de Charbonnières, sise dans la Province du Perche-Gouët, consistant en un château bien bâti, couvert d’ardoises avec pont-Levis et fosse à fond de cave, bois de haute futaie et taillis, grand nombre de domaines, moulins et étangs, plusieurs fiefs censives et rentes seigneuriales, qui s’étendent tant dans la dite paroisse de Charbonnières, que dans celle des Autels, Vervillon, Moulhard, Luigny, Dampierre Brou Lanneray et la Bazoche, avec seigneurie, haute, moyenne et basse justice, notariat et péages du dit Charbonnières, les Autels et Vervillon, même le droit de patronage et nomination à ladite paroisse des Autels, le tout relevant pour la meilleure partie, tant en fief de justice, de la baronnie et Comté, avec réunion de justice des dites trois paroisses, qui sont voisines l’une de l’autre pour être exercés conjointement ledit dit lieu de Charbonnières, et par les mêmes officiers, pour leurs commodités et celles des justiciables. Et d’autant qu’il y a dans la même province une autre paroisse qui porte le nom des Autels, et qui n’est distante de celle appartenant à l’exposant que d’une  lieu et demi. 

 

Il nous à pareillement supplier de vouloir ajouter son nom à celui de ladite paroisse des Autels, et de la faire appeler, les Autels Lesseville, ce qui ne fait préjudice à qui que ce soit, puisque tous les droits utiles et honorifiques de ladite paroisse, de quelque nature qu’ils soient lui appartiennent.

 

Sur quoi mettant en considération les bons et agréables services qui nous ont été rendus par ledit sieur de Lesseville, et qu’il continue encore de nous rendre à présent, en quoy il s’est efforcé d’imiter ses ancêtres et ceux de sa famille, particulièrement les sieurs Charles et Nicolas Leclerc de Lesseville, son père et son ayeul qui nous ont servis jusqu'à la fin de leur vie avec autant de zèle que de capacité, le premier dans la charge de conseiller en notre grand conseil et le second dans celle de maître ordinaire en notre chambre des comptes de Paris.

 

Eustache de Lesseville, oncle de l’exposant qui, après nous avoir servi plus de quatorze années en qualité de conseiller en notre cour en Parlement de Paris, fut promu à l’évéché de Coutances, auquel nous le nomâmes tant en considération de services qu’il avait rendu au feu roi, notre tés honoré seigneur et père en qualité de son aumônier ordinaire, que de capacité qu’il avait acquise dans la théologie et les autres qualités qui le rendoient recommandable, et Antoine le Camus de Jambeville, grand oncle du dit exposant, comme ayant épouse Marie Leclerc de Lesseville, lequel mérita la confiance des rois Charles IX, Henri III et Henry IV notre ayeul de glorieuse mémoire, par les emplois considérables dont il fut chargé, et qui fut enfin honoré par duquel il s’attira l’estime du public et de sa compagnie et voulant laisser à la postérité dudit sieur de Lesseville des marques de notre satisfaction, et l’engager d’autant plus à nous continuer ses services en profitant des exemples qu’il laisse dans sa famille.

Nous avons par ces présentes, signées de notre main, crée et élevé, Nous créons, érigeons et élevons la dite terre et seigneurie de Charbonnières en nom, titres, dignité et prééminence de COMTE, pour en jouir par le dit seigneur de Lesseville, ses enfants et descendants en loyal mariage, audit titre et dignité de Comté, pleinement et paisiblement, continuellement et à toujours, lesquels à cet effet, voulons être dits,censés, respectés, nommés et appelés Comtes de Charbonnières.

Et par ces mêmes présentes, nous avons uni et incorporé, unissons et incorporons les justices dedites terres et paroisses des Autels et Vervillon, à la justice haute, moyenne et basse dudit bourg et paroisse de Charbonnières, pour ne faire et composer qu’une même justice qui sera exercée audit bourg de Charbonnières sur tous les habitants et vassaux des dites terres et fiefs et leurs dépendances.

 

Voulons et nous plaît , qu’a l’avenir la ditte paroisse des Autels, soit appelée : Les Autels-Lesseville, qu’il en soit fait mention dans tous les actes qui se feront tant en jugement qu’en dehors, et que l’exposant et ses successeurs se puissent dire, qualifiér et nommer seigneur des Autels-Lesseville, sans qu’a cette occasion il soit rien changé, ni innové aux droits de la dite seigneurie, tant à l’égard des vassaux et tenanciers qui en dépendent que la dite baronnie de Brou, de laquelle elle relève. Donné à Versailles au mois de mars de l’an de grâce mil sept cent sept, et de notre règne la soixante quatre. » (nous avons respecter l’écriture du document de l’époque)

 

Le 9 juillet 1707, achat de la Baronnie d’Authon par Eustache Auguste Leclerc de Lesseville à la Princesse de Conti.

1708 Charlotte-Françoise héritière de Charbonnières, épouse Charles Nicolas Leclerc de Lesseville, son cousin germain.( 1 fils : Charles Leclerc de Lesseville et 1 fille Anne Leclerc de Lesseville)

1714 achat de la Baronnie d’Authon par Charles-Bertrand Leclerc de Lesseville a la veuve du Prince de Conti, Anne-Marie de Bourbon, dite Mlle de Blois, fille légitimé de Louis XIV et de Mlle de la Vallière frère de Nicolas, son épouse est Anne Ollivier, il est dit seigneur de Frazé. Chevalier de St Louis

 

1737 Anne Leclerc de Lesseville épouse le 15 septembre à Charbonnières Gaspard-César-Charles l’Escalopier, intendant des Généralités de Montauban et de Tours, conseiller d’état.

Charles Leclerc de Lesseville épouse Marie-Elisabeth Le Rebours, il est honoré de la Charge de Président au Parlement de Paris. Il eurent deux fils : Anne-Guillaume Leclerc de Lesseville, Chevalier de Malte,✝ en 1758 et un autre fils : Charles Leclerc de Lesseville comme lui.

1755  Avant d’être ce qu’il est aujourd’hui, le château était un manoir seigneurial d’un étage + combles + Basse-cour. L’église actuelle de Charbonnières était située dans l’enceinte directe du château à l’emplacement d’un petit bosquet en façade. Le château était entouré d’eau avec Pont Levis. Il est important de savoir que la route qui vient d’Authon passait systématiquement devant l’église et le château. Les modifications ont eu lieu par le Président Charles 1er Leclerc de Lesseville grâce aux artisans du roi. (archives du château), les pierres sont de Théligny, proche d’Authon et le maçon de Nogent-le-Rotrou. Mais il a d’abord fallu consolider l’édifice du manoir seigneurial sous la direction de Monsieur Parvy, architecte à Paris, puis en 1766, sous la direction de Monsieur Michelet architecte de Paris également,. 

Il est fait mention de l’utilisation de fer de Berry (qualité de fer médiocre) pour la mise en forme des grilles et des portails qui ont été réalisés à Paris et transportés par carriole  (délais de transport : 1 semaine) (Archives du château de Charbonnières)

 

1764 ouvrages de serrurerie par Le Bruns, maître serrurier, rue du Sabot Quartier St Germain des Prés, sous l’ordre et conduite de Monsieur Michelet, architecte à Paris.

14 Balcons avec ornement et armoiries de Monsieur, plus deux autres grands balcons avec armoiries de Monsieur et Madame, frise à la Grecque tout autour (2900 livres) Avoir fait et fourni deux tourniquets pesant les deux 704 livres (281 livres, 12 Sols) Ouvrages de marbrerie et fournitures de pierres, sous les ordres et conduite de Monsieur Michelet, dans les six premiers mois de 1766 par Deslandes.

Le premier chambranle en marbre de St Remy, pour une cheminé polie et sculpté

Deuxième chambranle en marbre de Seracotin

Troisième chambranle en marbre de Seracotin

Quatrième chambranle en marbre de Seracotin (chambre violette)

Cinquième chambranle en marbre de Seracotin

Sixième chambranle en marbre de Seracotin

Septième chambranle en marbre de Seracotin

Trois mille six cent huit livres le : 28 décembre 1767, signé Michelet, payé Casu le 31 décembre 1767

 

Le 17 Mai 1766 avoir fait chargé dans deux voitures : 294 carreaux de pierre d’un pied et 200 carreaux de marbre noir.

Le 21 Juillet, une grande table de marbre blanc de 4 pieds 8 pouces de long, sur 16 pouces et demi de large et sur un pouce et demi d’épaisseur, orné de moulures (160 livres)

Somme totale des travaux pour cette période : 923 livres et 12 Sols.

 

22 septembre 1775 Charles Leclerc de Lesseville : donation entre vif du château de Charbonnières et de la Baronnie d’Authon. 24 janvier 1779 ✝ de Charles Louis Leclerc de Lesseville.

23 Avril 1784 Louis François Rousseau de Chamoy achète Charbonnières à Charles-Auguste Leclerc de Lesseville son cousin, pour 275 000 livres Président du Parlement de Paris, il avait son hôtel particulier rue Galande à Paris. Louis-François Rousseau de Chamoy Chevalier, Major de régiment, maître de camp de cavalerie, il avait épousé Marie le Morhiers de Villiers (2 fils)

L’acte de vente nous fait connaître le patrimoine à cette époque.

1° La terre et seigneurie de Charbonnières, consistant dans les fiefs et seigneuries :«  De Charbonnières, du Vaux, des hôtels-Girard, du Fourneau (hameaux de Charbonnières), des Métairies, relevant de la seigneurie de Mottereau, appartenant à monsieur le fermier général.« De la Herbaudière, du Tartre, des Epinolières (hameau de Charbonnières), de Préméry, aujourd’hui Pré-Mery (hameau d’Unverre), des Guyonnières (hameau de Luigny), de Beauverger (hameau d’unverre), relevant de la Baronnie de Brou, appartenant à Monsieur de Montboissier.De la Motte (hameau de St Bomer), du Mesnil, des Brizardières (hameau de la Bazoche-Gouët), relevant de la seigneurie des Linières, appartenant à Monsieur Boisseau des Linières.« De Beauchène (hameau de Luigny), relevant de la seigneurie de la Forçonnerie, appartenant à Monsieur le Chevalier de la Varenne.« Du Tartre-Cointrel (hameau de Lanneray), relevant de la seigneurie des Radrais, appartenant à Monsieur de Chabot. Et autres fiefs.

Château entouré de fossés, fermes ou métairies, bordages, moilins, étangs, bois, terre labourable, près et autres domaines en roture, seigneuries, haute, moyenne et basse justice, notariat des paroisses de Charbonnières, les Autels, Vervillon, droit de patronage et nominations aux cures de Charbonnières et des les Autels, vassaux, mouvances féodales, et censuelles qui s’étendent tant dans ledites paroisses de Charbonnières et des Autels, Vervillon, que dans celle d’Unverre ; Moulhard, Luigny, La Bazoche, Dampierre, Brou, Lanneray et autres paroisses, censives, rentesseineuriales, foncières et constitutives, dixmes de Charbonnières consistant en 20 livres de rente annuelle, et autres appartenances et dépendances.

2° La terre et Baronnie d’Authon, l’une des cinq baronnies du Perche-Gouët, relevant de l’èvèque de Chartres, à cause de sa baronnie de Pontgouin et consistant en haute, moyenne et basse justice, droit de Patronage, et honorifique des villes et paroisses d’Authon, de Soizé et de Coudray, haute justice de la paroisse de St Bomer, fiefs et arrières fiefs, mouvances, cens, rentes seigneuriales , droit de sceau à tous actes, sentances et contrôle, droit de foire et marché, de mesurage et de poids et mesures, d’étalonnage , de délogement, d’épaves et déshérences droit de bannalité sur tous les habitants de la ville d’Authon. La métairie de la Pesniaire et du Jarrier, la paroisse de St Bomer, bois-taillis, grand usage de Soizé et autres droits  et domaines dépendant de ladite baronnie d’Authon.

3° Le fief, terre et seigneurie de la grande Bretèche, paroisse d’Unverre.

4° Le fief Dupuis de la Duquesne, situé lieu de la Richardière, paroisse de Charbonnières

5° Le lieu et maitairie d’Arras, en ladite paroisse, relevant de la seigneurie de Châtillon appartenant à Monsieur de Vassé.

6° Le lieu de Lorioterie, en ladite paroisse

7° Le bordage du Petit Portail en ladite paroisse

9° Le lieu de la Bézarderie en ladite paroisse relevant de Charbonnières

10° Le lieu et bordage de la Hervière et autres héritages qui peuvent appartenir au vendeur dans la Province du Perche-Gouët et le Comté du Dunois.

1785 Naissance d’Auguste Rousseau Comte de Chamoy

1789 Dans l’état militaire de la France on trouve le Marquis Anne Claude Rousseau de Chamoy, Commissaire Général à Abbeville avec grade de Colonel et M. le Baron de Chamoy (Napoleon series .org)

Louis François Rousseau chevalier, Comte de Chamoy et de Charbonnières est mort sans postérité à l’age de 20 ans

 

16 juin 1793 Anne-Marguerite Leclerc de Lessevile épouse Pierre Jacques Rousseau de Chamoy Marquis de Chamoy, Lieutenant général du gouvernement de Paris, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St Louis, ils eurent 6 enfants

1793 le 23 brumaire (Août) l’an second de la république française, dépôt en la maison commune de Charbonnières de parchemins et de papiers appartenants au citoyen Louis François Rousseau Chamoy propriétaire cultivateur, pour y êtres brûlés devant la commune réunie pour la circonstance, ainsi qu’un portrait du roi Louis XV et une tapisserie en toile peinte. Représentation de l’extrait du registre des délibérations du Corps Municipal de Paris en date du 24 Août dernier, qui lui donne acte du dépôt qu’il a ledit dit jour, a ladite municipalité de la décoration militaire de l’Ordre de St Louis

Une copie dûment signée : Patché Maire et Coulombeau secrétaire-greffier avec le tampon de la ville de Paris est dans les archives du Comte de Chamoy et aux archives nationales.

1793 Antoine, Jacques-Claude Comte Boulay de la Meurthe est Président du conseil d’état et il est aussi le propriétaire du château de Charbonnières.

1793 Renonciations de succession  Louis François Rousseau Chamoy, demeurant commune de Charbonnières, Canton d’Authon, département d’Eure et Loir et Louis Jacques Rousseau Chamoy, demeurant à la Poultière, commune de la Guéroulde, département de l’Eure. Tous deux restés seuls héritiers bénéficiaires de Anne-Marguerite Leclerc de Lesseville leur mère, décédée veuve de Pierre-Jacques Rousseau Chamoy au moyen de la renonciation à sa succession par les autres enfants et  petits enfants  de la dame Chamoy d’une part

Et Charles Jean Baptiste Louis Bertemy, tant comme fondé de la procuration de Jean-Paul François Noailles d’Ayen, que comme tuteur de Mlle de Thusan, l’une des cinq héritiaires par représentation de sa mère Henriette Anne Louise d’Aguesseau épouse du comte d’Ayen et encore fondé de procuration.

1° du Marquis et de la Marquise de la Fayette

2° du Comte et de la Comtesse de Grammont

Le Comte de Grammont ayant de plus stipulé comme tuteur des trois mineurs Noailles, enfants de Anne-Jeanne, Baptiste Pauline, Adrien Louise Catherine, Dominique Noailles,épouse de Louis Maurice de Noailles.

3° du Comte de Montagu et de Mme son épouse

Mme de Lafayette, Mme de Grammont et Mme de Montagu, sœurs héritiaires de leur chef chacune pour un cinquième de Mme D’Ayen leur mère et les trois mineurs Noailles, héritiers conjointement pour le dernier cinquième de Mme d’Ayen leur grand-Mère par représentation de leur mère.

1824  Auguste Rousseau comte de Chamoy et de Charbonnières, épouse Amélie de Grosourdy, fille de Charles-César de St Pierre du Châtel de Grossourdy, lieutenant Général au Baillage de Rouen et de Marie Amélie le Pesant de Boisguilbert, cette famille était propriétaire du château de Montmirail Marie-Amélie était cousine de Corneille. ✝ à Paris le 15 Mai 1860 à l’âge de 75 ans et son épouse ✝ en 1869 à l’âge de 66 ans.

 

1837 l’église est déplacée et reconstruite a son emplacement actuel, aux frais du Comte Auguste de Chamoy, avec obligation d’assurer à la fabrique une rente de 100 Francs. Sa construction première date de 1558 environ. La nouvelle construction à été inauguré le jour de la Toussaint 1837, par l’évêque de Chartres : Clauzel de Montal, né le 6 avril 1769 au château de Coussergues, près de St Germiez Aveyron, ancien aumônier de la Duchesse d’Angoulême.

Aymard Belhomme de Franqueville, épouse Marie Mathilde Guérineau de Boisvilette, il est héritier de Charbonnières. (2 enfants) Il est ✝ en 1880. Le Château de Franqueville est situé à Contre-Moulins Seine Inférieure

 

1883 Marie de Franqueville héritière du Château de Charbonnières épousa le Comte Jacques Law de Lauriston (3 filles) En 1611, un sire de Franqueville commandait la Compagnie de  Monsieur le Comte de Soissons

Jacques Law de Lauriston ✝ en 1897. Il était le frère du célèbre banquier

Mathilde née en 1886, épousa le Comte Boulay de La Meurthe

Yvonne née en 1890, épousa le Vicomte Rodez de Benavent (3 enfants)

 

Odette de Franqueville né en 1893, resta célibataire

Philippe de Rodez, né en 1913

Jacques de Rodez né en 1914

Alain de Rodez né en 1918 né à Charbonnières (1 fils) Xavier Rodez de Bénavent vit à côté de Toulouse, petit-fils de Marie de Franqueville

 

1948 Le Château de Charbonnières fut vendu aux sœurs Fransiscaines du Temple de Dorat qui l’occupèrent de 1950 à 1956.

1960 Le Château est racheté par les familles Schultz et Abt qui en firent un centre de séjour et de formation. (Quakers)

1989 Achat du Château par Monsieur Derachinois (Centre se séjour et Studio d’enregistrement audio)

Autre très vielle famille du nord du département proche de Nogent-le-Roi : « Le Mohriers de Villiers », qui par alliance c’est retrouver dans la famille de Noailles, des Leclerc de Lessevile puis celle de Chamoy par les femmes

Les familles de la noblesse s’unissaient généralement entre elles, mais elles ne dédaignées pas de s’unir aux bourgeois qui avaient fait fortune, surtout quand ces familles n’avaient plus d’argent, ce qui était courant car les guerres ici ou là venaient après un grand nombre d’années de service dans l’armée à bout des fortunes de ces soldats aux services des Rois (XV et XVI siècles).

La Maison Leclerc de Lesseville vient de Beuzeville et Aincourt, après s’être installé à Meulan. Autrefois place importante située à l'est d'Aincourt, Lesseville ou Lesville faisait partie du domaine royal à l'époque de Philippe-Auguste. (site Mairie d’Aincourt) Ce fief possédait un prieuré dépendant de l'abbaye Josaphat de Chartres, dont il est fait mention en 1141 lors d'un don d’Hugues, archevêque de Rouen. Ce prieuré bénédictin a également dépendu de l'abbaye royale de Saint-Lucien de Beauvais. Propriété de Nicolas d'Aincourt et de Bernard de Théméricourt, à la fin du XIIIe siècle, la seigneurie de Lesseville passa entre les mains de Françoise de Marigny, veuve de lmbert Lhuillier vers la fin du XVe siècle.

 

Plus tard, la famille le Clerc de Lesseville, installée à Meulan où elle a fait fortune dans la tannerie au cours du XVIe siècle la posséda du XVIIe siècle jusqu'à la Révolution. Nicolas et Simon le Clerc de Lesseville, deux frères, furent anoblis par Henri IV pour services rendus au Roi. Nicolas (~1575, 1657), notamment, fut secrétaire du Roi à partir de 1590 et plus tard doyen de la Chambre des Comptes. Aujourd'hui, seuls subsistent dans ce hameau d'Aincourt 25 habitations.(site Mairie d’Aincourt)

 

Il est toujours possible de voir la dalle funéraire de Nicolas Leclerc de Lesseville dans l’église St Nicolas de Meulan. Il a une rue dans le vieux quartier qui descend vers le fleuve où étés situés les tanneries. (décembre 2005)

 

La Maison de Chamoy vient des états de Bourgogne et notamment du Comté de Tonnerre L’an 1200 premier degré de la Maison de Rousseau. Girard Rousseau est le premier que l’on connaisse de cette maison, il est dit père de Pierre Rousseau, Chevalier en titre de l’an1259 Messire Pierre Rousseau chevalier, possédait des biens dans le territoire et lieu d’Estalente, il y avait les dixmes dans les lieux et finages de Fontaine les Dijon, de Pouilly et de St Martin. Il vendit ces dixmes avant l’an 1253 à Eudes Le Riche chevalier, celui-ci les revendit la même année (1253) à Hugues IV du nom 8°Duc de Bourgogne de la première race et comte de Chalon (Phillippe Auguste Roi de France) Histoire générale et particulière de Bourgogne Tome 2 page 16

 

 La Famille de Lauriston est originaire d’Ecosse, Le comte de Lauriston est le frère du banquier Law de Lauriston et le petit fils du général du même nom Law, Jean Guillaume de Lauriston, lieutenant de vaisseau ✝ 1788 (expédition Lapérouse sur l’Astrolabe) Law, John, banquier 1671-1729 La famille de Franqueville est originaire de (Contre-Moulins Eure situé à coté de Fécamp)

Note : les sources proviennent des originaux du château et des descendants de ces grandes familles, les archives du Château et les archives ayant appartenu au Comte Rousseau de Chamoy à Charbonnières.

(à consulter absolument Daphné du Mauriers, dans son roman« Les Souffleurs de Verre » sur les verriers des environs de Mondoubleau, elle nous décris assez bien l’ambiance de l’époque révolutionnaire, elle est, malgré sa nationalité Anglaise de la région, sa famille était Maîtres Verriers. Famille Busson Egalement bien décris la mise à sac du château de Charbonnières par le Maire de Vibraye.) 

Le château et son domaine, constamment remaniés au cours des siècles, ne permettent plus au visiteur actuel, de concevoir ce que fut au XIIe et XIIIe siècles la forteresse, du type château-étang qui devait  être un point stratégique dans un ensemble destiné à la défense de la route de Brou à Authon-du-perche.D’après une étude de Charles Métais qui date du début du siècle dernier, on ne trouve aucune trace avant 1472, pour l’instant.

 

Avant d’être ce qu’il est aujourd’hui, le château était un manoir seigneurial d’un étage + combles + Basse-cour. L’église actuelle de Charbonnières était située dans l’enceinte directe du château à l’emplacement d’un petit bosquet en façade. Le château était entouré d’eau avec Pont Levis. Il est important de savoir que la route qui vient d’Authon passait systématiquement devant l’église et le château. par le portail face au pont et un pont-levis face au château, permettait de rejoindre et l’église et le Bourg.  (Vente volontaire : de nos jours vente par adjudication) 

 

De ce manoir féodal il ne reste plus qu’une grosse tour cylindrique, dont les murs n’ont pas moins de deux mètres d’épaisseur, et qui sert actuellement de cuisine. (1997) La porte en plein cintre et les deux contreforts carrés dont elle est flanquée,indiquent que cette construction peut remonter au XIIème siècle. On se ferait difficilement de nos jours une idée de cet ancien château, si à l’occasion d’une vente judiciaire qui en fût faite, un arrêt du Parlement, daté du 6 août 1670 nous en donnait une description complète.

 

«  Le château consistait en un gros pavillon, servant d’entrée, appliqué à chambres à cheminé, au premier et au second étage, cabinets attenant et grenier dessus. Une cour à main gauche,dans laquelle en entrant est un grand corps d’hôtel, auquel est applique une galerie hors d’œuvre, avec une tour aussi hors d’œuvre, en laquelle est un escalier de pierre de taille : ledit grand corps d’hôtel appliqué par bas à une grande salle ayant vue sur la petite cour et le petit jardin cy-après déclaré : une grande chambre y attenant et une grande cuisine ; puit en icelle, office garde manger ; voûte de cave estant sous la dite chambre et par haut au premier étage en quatre chambres à cheminée, grenier au dessus.

 

Un bâtiment bas sis en ladite cour à main droite, servant d’écurie et de poulailler un petit jardin situé de l’autre coté dudit corps d’hôtel le tout clos et fermé de murs, et entouré de fossés remplis d’eau, un pont levis pour entrer au château. » Ce bel édifice d’architecture gothique forme un parralélograme de 45 mètres de long sur 11 de large, dans lequel sont pratiqués 125 ouvertures. Aux angles de l’ouest, s’élévent deux tourelles élégantes, couronnées par des galeries à jour, et terminés en nids d’aronde à la hauteur du premier étage, l’angle nord est flanqué d’une grosse tour au toit conique, a l’angle nord ouest se trouve le vieux donjon, reste du vieux château. Entre les trois pavillons dont se compose le château, on remarque encore quatre petites tourelles terminés aussi en nid d’aronde, et surmontées de pinacles artistement travaillés.

 

La façade principale s’ouvre au midi. On admire son péristyle formé de quatre colonnes supportant un gracieux balcon en encorbellement : ses trois rangés de fenêtres sont ornées de têtes de Chamois, de galbes gracieux, d’arabesques et d’armoiries artistement sculptées dans la pierre ; l’ornementation de la façade du nord, n’est pas moins remarquable. Les lucarnes ou fenêtres saillantes pratiquées dans le toit des pavillons de l’est et de l’ouest, sont flanqués de petite contreforts à pinacle et surmontés d’un galbe, dont les remparts sont garnis de crosse végétales. Cet ensemble est du plus gracieux effet  .(M.Lefebvre ancien conseiller de préfecture.)

 

Il y a fort à penser que la forteresse médiévale fut, sinon démantelé, du moins fortement remanié, car le dessin anonyme, nous montre le châtelet de style Henri II, sur une structure du XIIIe, mais nous ne savons rien du bâtiment principal. Au nord, les potagers renfermaient une serre, ainsi qu’une glacière, la serre existe toujours aujourd’hui. Au sud un lavoir sous arcades en plein cintre, surmonte d’une galerie, aujourd’hui détruite. 

 

La façade Nord Est, est la moins homogène, très remanié, elle comporte des éléments des XIIIe, XVIIIe. L’ancien châtelet à tours à pointes de diamant enserrant ce qui reste du Pont-levis, surmonté d’un cartouche de style Louis XIV aux armes de Chamoy et de St Pierre. Des chamois se voient également sur les pilastres entre le rez de chaussé et l’étage noble. Selon une tradition, les pointes de diamant seraient le souvenir d’une alliance d’une fille du seigneur de Charbonnières avec un des fils de Louis VI le Gros, au XIIe siècle. 1108-1137.

 

À l’intérieur, le rez de chaussé comporte des pièces de réception. Un grand salon aux boiseries de style Louis XV-Louis XVI dont les trumeaux referment des toiles de l’école de Watteau, un parquet à motif en étoile, véritable marqueterie.

 

Dans le boudoir, se voient les armes d’Auguste de Chamoy et de son épouse. Un boudoir qui est agrémenté d’une avancé de style gothique dont les vitraux représentent des vues de Charbonnières, dans le fumoir le château de St Pierre le Châtel au XVIIIe est l’objet d’une toile. Dans la salle à manger les trumaux des portes représentent des allégories de la Pêche et de la Chasse. Le sol en pierre est une transposition de celui du grand salon.

Cette description à été faite par Monsieur Lefèbvre ancien conseiller de préfecture, fin 1800, débuts 1900 car après la grande vente décrite plus haut, (1948) nous n’aurions pas eu connaissance de cette merveille.

 

 

La Comtesse de Lauriston, lorsqu’elle devait se rendre à Chartres, effectuée le voyage en carriole avec son cheval blanc en ne passant que sur ses terres, cette affirmation est légitimée par les anciens habitants de charbonnières, car pour eux il y avait trois centres importants : Montmirail, Beaumont-les Autels et Charbonnières et ces trois pôles étaient en famille. .

 

Ce Château et maintenant une demeure privée, mais la découverte d’autant d’archives en un seul lieu est une expérience unique pour les débutants que nous fûmes, nous regardons maintenant les châteaux, les villes et les villages avec un autre regard sur ce que fut l’histoire grande ou petite.

 

Ce magnifique château à été souvent vendu, mais dans les combles, au bout de l’escalier de service qui est en pierre, endroit où nous fîmes « La découverte », et après avoir pris tant de soins de ces papiers précieux pour les curieux que nous étions, pensez donc premier parchemin déplier : un acte de baptême de 1384 …, hélas la dernière vente a eu raison de 7 siècles d’histoires et une grande partie de ces précieux documents disparurent, c’est dommageable pour l’histoire du lieu. Cependant les vieux habitants sont très attachés a leur « château », plusieurs familles des environs ont pendant plusieurs siècles travaillés pour le châtelain et chacun à sa façon à un petit bout du château chez lui…


L’activité dans toutes ces périodes fut l’élevage,le bois, le bled, la vigne jusqu’en 1850 avec l’arrivé du philoxéra qui y mit fin, les premières gestions de parcelles de terrain, apparaissent avec la famille de Lauriston ou un registre mentionne les quantités récoltés pour quelques pièces de terre. Le bois est important mais il y eut aussi le tabac.

Il ne faut toutefois ne pas oublier l’élevage de chevaux et particulièrement de percheron, la Comtesse de Lauriston eut souvent des prix pour cette activité, enfin elle participa à l’élaboration de nouveaux plant de chrysanthèmes, très recherchés à l’époque.

 

La vie de la paroisse (aperçu) relevés paroissiaux effectués par J.C. Damas pour Radiointensitée de Châteaudun

 

Le 9e jour de septembre 1545, fût baptisé Louis, fils de Thomas Esmond et de Marion,sa femme, ses parrains sont : Estienne Germont et Jehan de Grandmont sieur de la Sauvagère

 

Le 29e jour de juillet 1546, fût baptisé Jacques, fils de noble homme Valentine Le Lieuvre écuyer, et de demoiselle Renée de Grandmont son épouse. Ses parrains sont noble homme Cir de Musset écuyer et Pierre Poinot, sa marraine demoiselle Jehanne de Grandmont. Signé : Charon

 

Le 3e jour de décembre 1584, j’ai baptisé Louise, fille bâtarde de haut et puissant seigneur messire Louis d’Oynville chevalier, lieutenant du Roy, seigneur de Saint Simon. Le parrain Estienne Syneau, sieur de la Myleudière, les marraines Louise de Louvigny, femme de noble homme Jacques Lelièvre, seigneur de La Mare et Marie Guyon, femme de N. seigneur de La Boullaye. Signé J Gichard

 

Le vendredi 21e jour de juin 1585, j’ai baptisé Geneviève fille de noble homme Jehan de Pompas, sieur de la Drouynière et de Maytrie Delisle sa femme.Son parrain Enfray Memoulx, ses marraines demoiselle Geneviève fille de noble homme Estienne Du Breuil, sieur de La Touche et La Herbaudière, et Esther de Goursy femme de noble homme Pierre de Ponpars . Signé : J Guichard

 

Le 23 décembre 1588, j’ai baptisé Jacques, fils de noble homme Jacques Lelièvre,sieur de La Mare et de Louise de Lovigny sa femme.Les parrains noble homme Jacques du Chesnay, sieur de Villependue, et Laurens Sineau, fils d’Estienne Signeau, sieur de La Mylodière, la marraine demoiselle Louise fille de défunt noble homme Pierre de Grandmont sieur de La Sauvagère. Signé : J Gichard .

 

Le mari 21e jour de février 1591 fut baptisé Jehan fils de Rollant Deleau, sieur de La Montaigne, et de Jehanne Niant, les parrains et marraines noble homme Jehan de Loubes baron du Saulce, noble homme Jehan de Graffard, seigneur de Montaimboeuf et demoiselle Rachel de Beaumont. Signé : Lesec.

 

Le mercredi 29e jour de juin 1591 , fut baptisée Marguerite , fille d’honnête homme Laurens Sin eau , sieur du Noyer , et de Jeanne Proust.Les parrain et marraine noble Geoffroy Lemond , sieur de La Fosse dame Marguerite du Fau et de Rocheuse, et noble dame Françoise d’Assé, dame de Brunelles . Signé : Lesec.

 

Le jeudi 16e jour d’avril 1596 fut baptisé Antoinette , fille de noble Louis Lelièvre et de demoiselle Rachel de Beaumont son épouse. Les parrains et marraines : noble homme Jacques Le lièvre, sieur de La Sauvagère, demoiselle Antoinette de Beaumont, veuve de défunt Me de Thorigny, et de damoiselle Marguerite du Chesnay, fille de Me de Villespendue . Signé : de Beaumont, M Duchesnay, Lesec.

 

Le 24e jour de juin 1597 a été baptisé Jacques , fils de Jacques Dugué et de Jehanne Lehéry , sa femme Les parrains noble homme Jehan de Grafard , écuyer, sieur de la Graffardière et de Montaimboeuf, Rollans Deleau , sieur de La Montaigne , et N Cachin femme de Balthazar Lecoq . Signé : Lefaye.

 

Le lundi 6 d’avril 1598 fut baptisée Jehanne , fille noble homme Louis Lelièvre écuyer, sieur de Louvigny et de damoiselle Rachel de Beaumont. Le parrain noble homme Louis de Bernard, les marraines Jehanne de Sourches, dame de Longpont, et de damoiselle Hélène de Renier, femme de noble homme Jehan de Graffart écuyer,sieur de Montaimboeuf . Signé : Phelippe .

 

Le lundi 9e jour de juillet 1601 fut épousés Jacques d’Eschallard écuyer, Sieur de Saint Hilaire des Noyers, et Louise, fille de Jacques Leliévre écuyer, sieur de La Sauvagère. Signé : Lefaye .

 

Le 16e jour de mars 1605 a été baptisé Jacqueline, fille d’honorable homme maître Lorens Signeau , sieur du Noyer, et de Jehanne Leproust, sa femme. Le parrain honorable homme maître Anseaume Signeau, les marraines demoiselle Rachel de Beaumont, femme de noble homme Louis Lelièvre écuyer sieur de Louvigny, et demoiselle Françoise Lelièvre, fille de noble homme Jacques Lelièvre écuyer, sieur de La Sauvagère.

 

Le 6e jour de mai 1606 j’ai baptisé Jacques, fils de Paul Duchesne notaire en la baronnie de Brou, et de Denise fille de maître Marin Chaudun, procureur de la seigneurie de Charbonnières. Les parrains furent noble homme Jacques Lelièvre écuyer, seigneur de la Sauvagère et Jacques Chevalier notaire sous la baronnie de Brou, la marraine Katherine Crespeau.

 

Le 16e jour d’août 1609 fut baptisé Jacques fils de Christin Gaultier et de Mathurine Hoyau, sa femme Les parrains sont noble homme Louis Lelievre écuyer, sieur de Louvigny et noble homme Jaques de Ponpars écuyer, sieur de La Tour, la marraine demoiselle Jacqueline d’Eschallard, fille de noble homme Jacques d’Eschallard écuyer, sieur de Saint Hilaire des Noyers. Signé L Phelippe .

 

Le 26e jour de juillet 1611 a été baptisé Pierre, fils d’honorable homme Lorens Sineau, sieur du Noyer et d’honorable femme Jehanne Leproust, son épouse. Le parrain haut et puissant seigneur messire Pierre de Nollent, seigneur de Chandé, les Cailleaux, Boissé et les Etilleux, la maraine haute et puissante dame Barbe du Bellai, femme et épouse de haut et puissant seigneur Jehan de Loubes, seigneur et baron du Saulce. Signé : P de Nollent, B du Bellay, L Phelippe.

 

Le 12e jour de février 1614 fut baptisé Louis, fils de noble Jehan des Marais, sieur de Beauregard, et de damoiselle Marquèse Leroux, ses père et mère. Le parrain noble homme Louis Lelièvre écuyer, sieur de Louvigny et la Droinière, la marraine damoiselle Hélène du Rénier, femme de noble homme Jehan de Graffard, sieur de Montaimboeuf . Signé : Louis Le lièvre, Hélène du Renier, J Rient.

 

Le jeudi 9e jour de février 1617 fut baptisé Louis, fils de Marc Deniau et de Simmone Bruneau, ses père et mère. Le parrain noble homme Louis Lelièvre écuyer, sieur de Louvigny, la marraine damoiselle Françoise le lièvre, épouse de noble homme Louis Le Coispel écuyer, sieur du Haut Verneuil. Signé : Louis Lelièvre, M Boudet, Françoise Lelièvre.

 

Le lundi 26 mars 1618 fut baptisé Louis, fils de Marc Deniau, et de Simonne Bruneau, sa femme. Le parrain noble homme René Le Bellier écuyer, sieur du Chesne, la marraine demoiselle Jehanne Lelyèvre , fille de noble homme Louis Lelièvre écuyer, sieur de Louvigny. Signé, R Le Bellier, Jenne Lelièvre, M Boudet 

Le vendredi 3e jour de janvier 1620, fut baptisé Florent, fils de Florent Deniau, écuyer, sieur de La Garanne et de damoiselle Catherine de Colet. Le parrain honète personne Paul Duchesne notaire, la marraine Marguerite Sineau, fille d’honnête personne Laurens Sineau sieur du Noyer. Signé : Margrite Sineau, P Duchesne, M Boudet.

 

Le 2 e jour de septembre 1620, fut baptisé Louis, fils de Claude Savigny et de Marie Tournois, sa femme Le parrain noble homme Charles d’Allonville écuyer, sieur des turcies, la marraine damoiselle Rachel de Beaumont, femme de noble homme Louis Lelièvre écuyer, sieur de Louvigny et de la Sauvagère. Signé : C d’allonville, R de Beaumont, M Boudet.

 

Le lundi 24e jour de mai 1621 fut baptisé Abraham, fils d’honorable homme Jehan Martin, sieur du Cormier, et de damoiselle Catherine de Collet, sa femme. Le parrain Abraham, fils d’honorable Jehan Beaudoulx, sieur de La Noe et procureur, la marraine demoiselle Louise de James. Signé : A Beaudoulx, Louise de James,   M Boudet.

 

Le 1er jour de mars 1622 fut baptisé César , fils de Catherine Avice et de Marie Chauldun , sa femme. Le parrain haut et puissant seigneur messire César Louis de Beauxoncles chevalier, seigneur de Sigongne , Champmarin, marquis de Pimain, baron de Vollehard et seigneur de Charbonnières ; la marraine damoiselle Françoise d’Oynville, épouse de noble homme Charles de la Tousche , escuyer , sieur de La Boisselière, gendarme de la compagnie de Mgr de Guise. Signé : C L de Beauxoncles, Sigongne Champmarin, Doinville, M Boudet.

 

Le lundi 27 mars 1623 , fut baptisé Françoise , fille de Louise Pousteau et d’Antoinette Mézel, ses père et mère. Le parrain noble homme Me Jean Belfont,maître-hôtel de haut et puissant seigneur messire Louis de Hallot, sieur de L’Estoutville et de Charbonnières, la marraine damoiselle Françoise d’Oynville,épouse de Charles de la Tousche écuyer, sieur de la Boisselière. Signé : Belfont, Doinville, C Bossin.

Le samedi 1er jour d’avril 1623 fut inhumé en l’église de Charbonnières maître Jean Martin, sieur du Cormier

 

Le dimanche 10 décembre 1623, fut baptisé Jeanne , fille de noble homme Louis Le Coispel, écuyer sieur de Haut Vernel et de La Jallonière, et de damoiselle Françoise Lelièvre ses père et mère. Le parrain noble homme Jean d’Arlanges écuyer, sieur des Mottais, la marraine demoiselle Magdeleine de Rohard fille de noble homme Charles de Rohard écuyer, sieur des Marais. Signé Jehan d’Arlanges, Madellène de Rohard C Bossin.

Le dimanche 17 août 1625 fut baptisé Elisabeth, fille de Louis Pousteau et de Thoinette Mézelle, ses père et mère. Le parrain noble homme Hebry de Hallot chevalier, seigneur de L’Estoutville et de Charbonnières la marraine Françoyse Grenesche, fille de chambre de haute et puissante dame Elisabeth d’Arbaleste épouse dudit seigneur de L’Estoutville. Signé : Françoise Garnasche, C Bossin

 

Le jeudi 20e jour d’avril 1634 a été baptisé Rose fille de Pierre Boullonnière et de Renée Basile. le parrain François de Verdin écuyer, sieur dudit lieu, l’un de la compagnie des chevaux légers de Me de la Courbe du Beslay entretenu pour le service du Roy notre sire la marraine damoiselle Rose Poussin , épouse de noble Jean de James écuyer, sieur du Tartre. Signé : Verdin, Rose Poussin, J.Trihoière.

 

Le mercredi 19 juillet 1634 a été nommé David de Guichard né le 7 mars 1633, fils de messire Charles de Guichard chevalier, sieur de Beaumont et les Landes, seigneur de Charbonnières, conseiller du Roy, Gentilhomme servant le Roy, lieutenant veneur louvetier et gouverneur pour S M de la ville de Bonneval ; et de dame Charlotte de Maurice, son épouse. Le parrain David de Guichard écuyer, sieur des Pubuissons, la marraine damoiselle Jeanne du Puis. Signé : D Guichard, Jeanne Dupuis, C Bossin .

 

Le mardi 2e jour de janvier 1635 a été baptisé Marie, fille de Françoise Verdin écuyer, sieur dudit lieu et de damoiselle Jeanne de Hetteau son épouse. Le parrain Jean de James écuyer, sieur du Tartre, la marraine demoiselle Marie des Arglantiers, épouse de Jean Gilles d’Eschallard écuyer, sieur des Bourguignières. Signé : J de James, Marie des Arglantiers, C Bossin.

 

Le jeudi 12e jour de juillet 1635, a été nommé François Jacques, fils de messire Charles de Guichard chevalier seigneur de Charbonnières, sieur de Beaumont et Les Landes, gouverneur pour sa S M de la ville de Bonneval, et de très vertueuse dame Charlotte de Maurisse son épouse. Les parrain et marraine furent messires François de Danceau, chevallier de l’ordre du Roy seigneur de La Beausserie, conseiller du Roy et vice-bailly de Chartres et haute et puissante dame Charlotte de Goulaine, femme et épouse de haut et puissant seigneur messire Jacques de La Vau chevalier, seigneur de Vaux et de Pré ?. Signé : C Bossin C de Goulayne, F Danceau.

 

Charles, fils de Nicolas Lelièvre et de Nicolle, ses père et mère fut baptisé le samedi 12 janvier 1641, qui eut Gédéon Cureau sieur de La Roche, valet de pied de Monsieur frère unique de S M pour parrain, et de dame Charlotte de Meurisse, épouse de noble homme Charles de Guichard seigneur de Beaumont, Les Landes et Charbonnières pour marraine. Signé : Charlotte de Maurisse, M Loriot, Gédéon Cureau.

Charles, fils de Gédéon Curaeu sieur de La Roche et de damoiselle N.de Hetteau ses père et mère ? reçut les cérémonies de l’église, le mardi 17 juillet 1641, qui eut pour parrain Charles de Montbron comte d’Ozance, et de dame Charlotte de Maurisse épouse de messire Charles de Guichard chevallier de l’ordre du Roy, seigneur de Charbonnières pour marraine. Signé: C de Montbron, Charlotte de Maurisse,Teinturier

 

Jeanne, fille de Marin Duchesne cavalier dans la compagnie de Me de Vientais et d’Anne Halgrin, fut baptisée le 24e jour de décembre 1641, nommée par messire Jean des Feugerets seigneur baron d’Ircéan et par damoiselle Marie de Guichard, damoiselle de Beaumont, fille de messire Charles de Guichard , chevalier des ordres du Roy, seigneur de Beaumont et Charbonnières. Signé : J des Feugerets, M de Guichard, J Robert .

 

Le 9 octobre 1640 furent épousés honorable homme Gédéon Cureu, sieur de La Roche officier de Monsieur frère unique de S M, fils de Jehan Cureau, sieur de La Roche et de dame Susanne de Villefeuge et de damoiselle Magdeleine Hetteau, veuve de feu noble homme Thomas Geal écuyer, sieur de Pinal. Signé : M Hesteau, Jédéon Cureau, de Guichard, Laurens, de La Tousche Teinturier, J Robert.

 

Le mardi 24e jour de novembre 1643 furent épousés François de Guérin écuyer, sieur de Villiers, fils de défunt Jehan de Guerin vivant écuyer, sieur de la Rodière et de damoiselle Jeanne de Féron et damoiselle Marie de Guichard, fille de messire Charles de Guichard chevallier de l’ordre du Roy , Gentlhomme servant ordinaire , , seigneur de Beaumont , Les Landes et Charbonnières , et de dame Cha

rlotte de Maurisse Signé : François de Guerin ; J Robert ; J Hubert N Loriot .

 

Le 5e jour de novembre 1645 a est baptisée Charlotte, fille d’Hugues d’Aligre écuyer, sieur du Coudray , et de damoiselle Elisabeth Duclos, ses père et mère. Le parrain est messire Charles de Guichard, chevalier des ordres du Roy, seigneur de Beaumont, Les Landes et Charbonnières, la marraine dame Charlotte de Maurisse son épouse. Signé : de Guichard, Charlotte de Maurisse, J Robert .

 

Le lundi 8 janvier 1646 , fut inhumé dans l’église de Charbonnières messire Charles de Guichard , écuyer sieur de Beaumont , Les Landes et Charbonnières. Signé J Robert

 

Le dimanche 7e jour d’octobre 1646, fut baptisé Dimanche René Legros âgé de 2 ans et 3 mois fils de deffunt honorable homme Dimanche Legros et de d’honnête femme Judith Certain. Le parrain François de Bullou écuyer, sieur des Boussardières, commissire de l’artillerie française, la marraine dame Marguerite Raoult, femme de noble homme messire Pierre Certain avocat en Parlement, bailli de Saint Romain les Brou. Signé : Bullou, M Raoult, C Mention, C Lestang, curé de Saint Lubin, J Robert

 

Le 6e jour de novembre 1646, fut baptisé François fils d’honorable homme François Grignon, cavalier d’une compagnie de chevaux légers entretenus pour le service du Roy. Le parrain noble Jehan César de Graffard écuyer, sieur de Montaimboeuf et de La Graffardière, la marraine Charlotte de Maurisse, épouse de deffunct Charles de Guichard chevalier seigneur de Charbonnières, gouverneur pour S M de la ville de Bonneval. Signé : Jean César de Grafard, Charlotte de Maurisse, J Robert.

 

Le 27e jour de février 1647 a été baptisé Françoise Charlotte, fille de Gabriel Béallay et de Marie Leguay , ses père et mère. Le parrain Marin Duchesne sieur dudit lieu, cavalier en la compagnie du sieur baron de Brunelles, la marraine damoiselle Marie de Guischard, femme de François de Guérin écuyer, sieur de Villiers . Signé : Marie de Guichard, M Duchesne, M Leguay .

 

Le 1er jour de janvier 1648 a été baptisé Françoise, fille noble Hugues d’Aligre écuyer, sieur du Coudré et d’Idabel Cuclos, son épouse. Le parrain noble Charles Louis de Guichard écuyer, seigneur de Charbonnières, la marraine damoiselle Marie de Guichar, épouse de noble François de Guérin, écuyer sieur de Villiers. Signé : Charles Louis de Guichard, Marie de Guichard, J Robert .

 

Le dimanche 25 octobre 1648 a été baptisé Louise, fille de Chrétien Bouvard et Perrine Guérin, ses père et mère. Le parrain a été Pierre Blondeau écuyer, sieur du Vivier, la marraine Anthoinette Le lièvre, fille de défunt noble homme Louis Lelièvre écuyer, sieur de Louvigny. Signé : A Lelièvre, P Blondeau du Vivier, M Leguay.

 

Le mari 9e jour de février 1649 , furent espousés Gabriel de Ravethon chevalier, seigneur de Vitray , fils de défunt Esmond de Ravethon , vivant aussi chevalier , seigneur dudit Vitray , et de dame Marie Beaumouschet , et de damoiselle Marie de Guischard , fille deffunt haut et puissant seigneur messire Charles de Guischard ; vivant chevalier de l’ordre du Roy , gentilhomme ordinaire de sa chambre , gouverneur de la ville de Bonneval , seigneur de Beaumont , Les Landes et Charbonnières , et dame Charlotte de Maurisse Signé : F de Ravethon ; Charlotte de Maurisse ; Charles de Guischard ; R de La Chasseigne ; M Leguay . M Duchesne ; J Grignon ; J Robert .

 

Le 28e jour de mars 1649 fut baptisé Gabrielle Charlotte, fille de Jehan Haudebourg et de Renée Musnier ses père et mère. Le parrain messire Gabriel de Ravethon écuyer, sieur de Vitray la marraine dame Charlotte de Maurisse, veuve de messire défunt Charles de Guichard vivant chevalier de l’ordre du Roy, seigneur de Beaumont, Les Landes et Charbonnières. Signé : Charlotte de Maurisse, G de Ravethon, M Leguay.

 

Le mardi 31 mai 1650 a été baptisé Berthrand, fils de Paul Boudet et de damoiselle Magdeleine de Ripault, ses père et mère. Le parrain a été Bertrand de Lunel, sieur de Fontaine La Guyon, la marraine Renée de Graffard, fille de défunt noble homme Jehan César de Graffard. SIGN2 / de Lunel, Renée de Graffard, M Leguay .

 

Le 8e jour de janvier 1654 , furent espousés François des Acres , fils de Guillaume des Acres , écuyer , sieur dudit lieu , et de damoiselle Macée Boisselet , et de damoiselle Marie de Verdin , fille de défunt François de Verdin , écuyer , sieur de Verdin , et de damoiselle Jehanne de Lestang .Signé : François des Acres , Marie Verdin ; Charles des Acres , Françoise Serisy ; Henri de Durcet ; Jacques de Durcin ; Doinville ; Jeanne de Durcet ; Lunay ; M Leguay

 

Le mari 27 janvier 1654 a été baptisé Charles, fils de maître Marin Duchesne, praticien et d’Anne Halgrain, ses père et mère. Le parrain a été Charles Louis de Guichard, fils de défunt messire Charles de Guichard chevalier, seigneur de Charbonnières, la marraine damoiselle Marie de Verdin, épouse de François des Acres, sieur de la Rouillerie. Signé : Charle de Guischard, Marie de Verdin, M Leguay.

 

Le 26e jour de mai 1655 a été baptisé Jehanne, fille de Lyonel Pichard et de Marie Hudan, sa femme Son parrain est messire Jehan d’Oynville, chevalier seigneur de Saint Simon et de Charbonnières, ses marraines sont Renée, veuve de Jacques Dolléans, et Anne femme de Denis Brière. Signé Charon.

 

Le mercredi 27e jour de novembre 1656 fut baptisé Charlotte, fille de François de Grignon, sieur du Bois d’Arville, et d’honorable femme Jehanne Chaudun, ses père et mère. Le parrain a été messire René d’Arlanges chevalier, seigneur des Mottais, La marraine Françoise Charlotte de Guischard, fille de défunt messire Charles de Guichard , seigneur de Charbonnières et de Beaumont. Signé : René D’Arlanges, Charlotte de Guichard, M Leguay.

 

Le mardi 20e jour d’août 1658, a été baptisé Jean de Venioer, fils d’honorable homme Guillaume , écuyer sieur de La Chesnaye, et de damoiselle Marie Charmeton. Le parrain messire Charles Louis de Guichard écuyer, seigneur de Charbonnières, la marraine damoiselle Antoinette de Louis. Signé : Charles de Guischard, A de Lois, R Lemarié.

 

Le mardi 6e jour de mai 1659 a été baptisé Charles, fils de François des Acres écuyer, sieur de La Rouillerie et de damoiselle Marie de Verdin. Le parrain messire Charles des Acres écuyer, seigneur de Voisine, la marraine Françoise Charlotte de Guischard. Signé : des Acres, F V de Guichard, R Lemarié .

 

Le mardi 8e jour de février 1661 a été baptisé David, né le 15 novembre 1660 fils illégitime de François Jacques de Guischard, seigneur des Landes et autres lieux, et de damoiselle Renée de Cosne. Le parrain Nicolas de Tiercelin, écuyer sieur de Richeville, la marraine damoiselle Marie de Guischard, épouse de M de Villiers Rosiers. Signé : Richeville, Marie de Guichard, R Lemarié.

 

Le dimanche 2e jour de juillet 1662 ont reçu la bénédiction nuptiale François Jacques de Guichard chevalier seigneur des Landes et damoiselle Renée de Cosne, à laquelle ont assisté François et Jacques de Guichard, qui ont été reconus par ledit sieur François Jacques de Guischard et ladicte Renée de Cosne pour leurs enfants légitimes. Signé : François Jacques de Guichard, Renée de Cosne, C de Guichard, J Grignon, M Duchesne, Chaudun, P Dolléans, R Lemarié.

 

Le 25e jour de septembre 1664 a été baptisé Anne fille de Jean Chevalier et de Marie Desfontaines, ses père et mère. Le parrain messire Hubert d’Assé chevalier, seigneur de La Herbaudière, les Autels Saint Eloy, et autres lieux. La marraine dame Anne de Vassé, épouse de noble homme Martin de Loubes chevalier, seigneur baron du Saulce . Signé : Anne de Vassé, Hubert Dassé, J Leroux

 

Charles, fils de défunt honorable homme messire Charles Louis de Guischard écuyer, seigneur de Charbonnières, et de discrète personne dame Marguerite de Villereau, ses père et mère a été baptisé le

27e jour de septembre 1667. Le parrain honorable homme messire François Jacques de Guichard écuyer , seigneur des Landes, la marraine discrète personne damoiselle Marie de Graffard. Signé : M de Graffard François Jacques de Guichard, J Leroux .

 

 

 

 

 

 

 

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 22:13

Chateau-Charbo-dessin.jpg

Qui Vul content Lesseville

 

MAISON LECLERC DE LESSEVILLE

 

par ordre Chronologique d'aprés le Chevalier de Charnage et ce jusqu'en 1600

après cette date, ce sont les archives du château de Charbonnières et les archives Nationales

 

    

vers 1420

Jean Leclerc de Lesseville à pour épouse : Marguerite de La Croix

Il est dit : Chevallier, Seigneur de Lesseville et Marest.

Ils eurent trois enfants : Roger, Charles et Jeanne.

 

1467 Bailliage du TREMBLAY-SUR-MAULDRE

La seigneurie du Tremblay-sur-Mauldre doit son origine à Jean Mignon et à ses descendants qui furent seigneurs jusqu'en 1414. La terre échut ensuite à la famille Culdoe. Par mariage, elle passa à la famille Le Clerc en 1467, puis aux Malo et enfin aux d'Angennes en 1720. Instrument de recherche Etat du fonds du bailliage du Tremblay-sur-Mauldre, par V. Paulian, [avant 1978], 1 p. dactyl.

Composition du fonds B3167-3170 Registres d'audiences 1654-1755 Minutes du greffe 1606-1790

vers 1619

1) Charles Le Clerc de Lesseville, Seigneur de Magny, Verrier . 

Il reçu de son père la Seigneurie de Lesseville. 

Il suivit le partie des armes, il fut mis en fuite par les anglais et se réfugia à Vernon

Il vendit toutes ses terres et celle de Magny à Pierre Legendre . Il eut deux fils et une fille.

 

2) Roger Le Clerc, Seigneur de Magny, Vernier, Marest, se signala dans plusieurs batailles et rencontres et bien qu'il lui fut offert

plusieurs grands avantages, soit de mariage ou d'emploi dans les villes, il préféra toujours la demeure à la campagne et fut celui qui changea le cris de guerre de ses encêtres qu'i fit ajouter à ses armes : "Qui vul content Lesseville" et mis un lambel à ses armes comme cadet de la maison, à pour épouse : Jacqueline de  Hellevilliers, fille de Philippe de Hellevilliers, seigneur d'Evreux.

 

3) Jeanne Leclerc,

 

Jean I Leclerc de Lesseville, fils de : Roger Leclerc de Lesseville

 

1) Jean II Leclerc de Lesseville

2) Arthur Leclerc, ✝ en guerre sans héritiers

3) Elisabeth Leclerc, religieuse en l'Abbaye de la Chaise-Dieu

 

Jean II Leclerc de Lesseville, épousa Marguerite Leroy de Verneuil au Perche. Ils eurent un fils unique : Nicolas Leclerc de Lesseville

Seigneur de Lesseville, de la Malmaison et Breuil. Secraitaire de Roi Henri III, (il est le fils de Jean I Leclerc de Lesseville)

 

Nicolas Leclerc de Lesseville, seigneur de Lesseville, de la Malmaison et Breuil,(à coté de Mantes la Ville) secrétaire de Roi Henry II Il épousa Marie de Forest , fille de Jacques de Forest, seigneur de Flumertin et de Margueurite de Cointeuil.

 

Il assista en 1556 à la réformation de la Coutume de Meulan,(78250) pour soutenir les habitants de cette ville ou il ✝ le 24 septembre 1590. Il fut inhumé en l'église de St Nicolas ou l'on voit son tombeau avec cette inscription qui nous apprend que sa femme était morte longtemps auparavent : "Ci gissent Nicolas Leclerc de Lesseville, écuyerle 24 septembre 1590 et Demoiselle Marie Forest sa femme,le 3 avril 1569" cette église existe encore aujourd'hui (décembre 2005) et les gens de Meulan connaissent Nicolas Leclerc, il a également sa rue en bas de la ville prés du fleuve, beaucoup ne savent pas qu'ils étaient au départ tanneurs.

 

Il eurent 6 enfants : 

1) Nicolas II  du nom de Leclairc de Lesseville.

2) Jacques Leclair de Lesseville

3) Marie Leclerc de Lesseville, mariée à Antoine Le Camus  chevalier, seigneur de Jambeville (78) et de Maillbois,(28) conseiller du Roi en son conseil d'état et président au mortier au Parlement de Paris, dont une fille unique : 

 

Anne Le Camus Dame d'honneur de la Reine, Marié en première noce à Claude Pinars, ✝ en 1641 Chevalier Marquis de Louvoy, viconte de Coublizy ou Comblizy, Sire de Cramail premier Baron de Valois, fils de M. Pinars, secrétaire d'état. 16 Octobre 1649 Anne Le Camus de Jambeville achète Châteauneuf à Charles II de Gonzague. (Cahiers Percheron N° 54 2° trimestre 1977) et Chevalier Blondeau de Charnage P. 69 de la Généalogie de la Maison de Rousseau

Marié en seconde noce en qualité de Marquise de Maillbois, de son chef à Henry de Levy de Ventadour, Duc de Damville, neuveu de Madame la Princesse de Condé.

 

Le 20 février 1643 par devant Guenichot et de Saint-Vaast, notaires au châtelet (AN,MC, ET CV liasse 670) par l'intermédiaire de Jean Bourgeois, écuyer sieur du Masforeau, demeurant à Mounisme, paroisse de Saint-Christophe en Marche, logé rue des Fossés-de-Montmartre, paroisse Saint-Eustache Jean Tiercelin de Rancé, seigneur de La Chapelle-Baloue, Le Châtelier etc., maréchal de camp, de présent logé au bout du pont Saint-Michel, en la maison où pend pour enseigne les Trois Maures, paroisse Saint-André-des-Arts, et son épouse, Esther Foucault de Saint-Germain empruntent 9 000 livres à dame Anne Le Camus de Jambeville, marquise de Maillebois, dame de Jambeville, Nézy-sur-Seine etc., veuve de Claude Pinart, marquis de Comblisy etc., demeurant rue Vieille-du-Temple, paroisse Saint-Gervais. Se portent caution Henri Foucault de Saint-Germain, logeant de présent rue des Fossés-de-Montmartre, et Jean Fradet de Saint-Aoust, demeurant au petit arsenal du Roi, paroisse Saint-Paul.

Le 13 août 1649, par devant Rillard et son confrère, notaires au Châtelet, Jean Tiercelin de Rancé, seigneur de La Chapelle-Baloue etc., maréchal de camp, emprunte 18 000 livres à Jean Fradet de Saint-Aoust, seigneur dudit lieu, de Vignoux-sur-Barangeon, Vouzeron, La Roche-Saint-Laurent, Les Jourdains, baron de Bourdelles, vicomte de Villeménard, comte de Châteaumeillant etc., maréchal de camp, époux de Jeanne-Marie de Saint-Gelais de Lusignan, avec stipulation que la somme de 10.241 livres, 13 sols, 4 deniers serait versée directement (acte du même jour par devant les mêmes) pour le rachat de la rente Le Camus de Jambeville et le paiement des arrérages.

 

M. de Saint-Aoust serait mort en 1659. Son fils, Antoine-Armand Fradet de Saint-Aoust, brigadier de cavalerie, lieutenant de Roi en Berry, est tué en Flandres en 1675, sans alliance. Sa fille et seule héritière, Jeanne-Marie Fradet de Saint-Aoust, avait épousé, en 1674, Jacques du Plessis-Châtillon, marquis de Châtillon, comte de Nonant. Elle fait opposition à la saisie, avec sa mère, le 25 mai 1693. Transport de la créance à Antoine Plumereau, bourgeois de Paris, par acte du 22 mai 1699, passé par devant Desnotz et Boucher, notaires au Châtelet, qui fait déclaration au profit de Louis de Foudras, comte de ChâteauGontiers, le même jour.

 

Sources : Ordre des créanciers de la maison de La Chapelle-Baloue annexé à l'arrêt du Parlement du 15 juillet 1704, qui l'approuve, A.N. X1B 3051, plus La Chesnaye-Desbois ou quelque autre généalogiste. Jean Fradet ayant été officier général, il a sûrement une notice dans Pinard. Il se pourrait qu'un lien de parenté ait existé entre les Fradet et les Tiercelin

 

 

4) Antoinette Leclerc de Lesseville, mariée à Guillaume Le Prestre, seigneur de Menucours, président des trésoriers de France à Rouën

 

5) Marguerite Le Clerc de Lesseville, mariée à Bernard de Fortra, seigneur du Clereau et du Plessin, conseiller au parlement de Paris, sans postérité.

Bernard de Fortra, après la mort de sa femme pris le parti de l'église il est mort Doyen des conseillers clers au parlement, abbé de Roche et chanoine de la Sainte Chapelle de Paris ou il est entérré.

 

6) Nicole Leclerc de Lesseville marié en première noce à  M..........seigneur de Givry, mort sans enfants et en deuxième noce à Jean Dyel, seigneur des Hameaux et de Beaussay, maître des requètes, premier président à la cour des aides de Normandie.

 

Nicolas II du nom de Leclerc de Lesseville, 1600 environ seigeur de Lesseville, de Aucquemont de Thun et de Saillancourts, maître ordinaire en la chambre des comptes de Paris, conseiller d'état, à épousé Catherine le Boullanger, de la maison Le Boullanger distingué dans la robe à Paris, dont 3 fils et une fille.

 

 

Eustache Le Clerc de Lesseville, conseiller au parlement de Paris, abbé de St Crepin de Soissons, Comte de Brioude, Seigneur d'Aincourt, évêque de Coutances le 23 mai 1659,✝ le 3 décembre 1665. (Amis du Perche et Archives de la Manche) 

 

Pierre Leclerc de Lesseville, conseillers au parlement de Paris, épousa en juin 1647 : Elisabeth de Moncy, dont postérité et entre autres enfant :

 

Catherine Leclerc de Lesseville, née le 10 mai 1650 et mariée à Nicolas de Midorge, conseiller en la cour des aides 

 

Elisabeth-Marguerite Le Clerc de Lesseville, née le 29 Octobre 1653, mariée en première noce à : Gabriel Portail, conseiller au parlement de Paris et en deuxième noce à : M.......... de Granval, colonel de dragon.

 

 Antoine I du nom de Leclerc de Lesseville  

 

 Antoine II Leclerc de Lesseville, conseiller correcteur en la chambre des comptes à Paris et maître d'hôtel de Roi à épousé Claude Poncher, fille de M..........Poncher, seigneur de Soindre prés de Mantes, maître en la chambre des comptes de Paris et de Henriette Hennequin. 1 fils et 1 fille

 

Charles Leclerc de Lesseville , Conseiller au grand conseil le 4 mars 1630, Conseiller d'état le 20 avril 1646 à épousé en première noce, Anne Isambert, dont 3 fils et trois filles et en deuxième noce : Madeleinne Bouteroue, dont un fils et trois filles.

 

Marie Leclerc de Lesseville, marié le 8 Avril 1636 à François Le Gras, Maître des requêtes, sans postérité

 

I ) Antoine  Leclerc de Lesseville fils de Antoine II et de Claude Poncher, héritier de Anne Le Camus de Jambeville, Baronne de Châteuneuf et propriétaire de Maillebois, Marquis de Maillbois, mort sans postérité. Il vendit la Baronnie à Nicolas Desmarais en 1679

 

II ) Henriette Leclerc de Lesseville, marié à Claude de Rouvroy de Saint Simon, Comte de Vaux, Seigneur châtelin de Sully sur Somme, de Dammemarie  2 fils et une fille.

 

 1° Fils Nicolas de Saint Simon, dit le Comte de Saint Simon, lequel épousa en 1690 : Marie le Bossu dont une seule fille 

 

Henriette de Saint Simon

 

2° Fils Titus-Eustache de Saint-Simon, Marquis de Saint-Simon, Capitaine au Régiment des Gardes, Brigadier d'Infanterie, lequel épousa en 1689, Claire Eugénie de Hauterive, dont huit enfants

 

Titus-Bertrand de Saint Simon

 

Claude de Saint Simon Prince du Saint Empire, Evêque et Comte de Metz et Pair de France

Claude de Saint Simon 2

Alexandre de Saint Simon

Henry de Saint Simon

Marie-Elisabeth de Saint Simon

Claire-Anne de Saint Simon

Ils vivaient tous en 1711

 

7 juin 1670 Charbonnières et son domaine est vendu judiciairement avec le fief du Tartre-Epinolières pour 30 000 livres à jehan Ollivier, huissier ordinaire de roi en tous ses conseils, dont la fille Françoise épousa messire Eustache-Auguste Leclerc de Lesseville.

 

1673 Henri Ollivier,  seigneur de Charbonnières et autres lieux achète la Herbaudière a Hubert Dassé a cette époque le château et l’étang existaient encore.

 

 

juin 1693  Eustache-Auguste Leclerc de Lesseville conseiller au parlement est nommé tuteur des enfants mineurs de Dame Marie-Françoise Ollivier son épouse Marie-Madeleine-Henriette, Charlotte-Françoise, Anne-Marguerite

1696 Acquêts des biens de feu Henry Ollivier suite à une succession vacante, par Eustache Auguste Leclerc de Lesseville : Montant 90 000 Livres Nicolas Carpentier est désigné comme bourgeois de Paris et curateur de la dite succession

 

le 9 juillet 1707, achat de la Baronnie d’Authon par Eustache Auguste Leclerc de Lesseville à la Princesse de Conti.

Madeleine Leclerc de Lesseville la soeur de Eustache-Auguste Leclerc de Lesseville, épouse M.......Pelloz, maître des requêtes dont

Claude Pelloz Chevalier, Comte de Tréviers, Conseiller au Parlement de Paris. Son épouse Mlle de Maigres.

Un fils : Claude-Anne-François Pelloz, Comte de Tréviers, marié à Claude-Louise-Elisabethe-Sophie de Polignac, Comtesse de Tréviers sa cousine.

 

1708 Charlotte-Françoise héritière de Charbonnières, épouse Charles Nicolas Leclerc de Lesseville, son cousin germain.( 1 fils : Charles Leclerc de Lesseville  

1 fille Anne Leclerc de Lesseville )

 

1715 achat de la Baronnie d’Authon par Charles-Bertrand Leclerc de Lesseville a la veuve du Prince de Conti, Anne-Marie de Bourbon, dite Mlle de Blois, fille légitimé de Louis XIV et de Mlle de la Vallière il est dit frère de Nicolas Leclerc de Lesseville, son épouse est Anne Ollivier, il est dit seigneur de Frazé. Chevalier de St Louis

 

Nicolas Leclerc de Lesseville, sgr de Mesnil-Durand et de Thun, conseiller du Roi, son épouse est : Marguerite Louise Vaillant;
Anne Leclerc de Lesseville est né en 1698

Le 24 avril 1733, a été baptisée Anne Antoinette Charlotte , fille de maître Paul François Chevalier du Chesnay , avocat en Parlement , bailly juge ordinaire civil , criminel et de police de cette baronnie , et de dame Renée Anne Pavie , ses père et mère .nommée par messire Anthoine Arnault de la Briffe  chevalier seigneur d’ Amilly , Préaux , Le Teil ; La Rouge , Saint Aignan , Le Boistier , Rosier , Croisille  et autres lieux , conseiller du Roy en ses conseils , maître des requètes ordinaire en son Hôtel, et par demoiselle Anne Leclerc de Leseville , fille de messire Charles Nicolas leclerc de Lesseville , chevalier , seigneur comte de Charbonnières , baron d’Authon , seigneur de céans , Saint Prix , Rubelle  et autres lieux , conseiller du Roy en ses conseils , maître des requètes ordinaire en son hôtel , intendant de la généralité de Tours ; et de dame C.F. Leclerc de Lesseville . Signé Louise F.Poisson, Lecointre, Chevalier du Chesnay, F.Esnault .

 

1737 Anne Leclerc de Lesseville  épouse le 15 septembre à Charbonnières Gaspard-César-Charles l’Escalopier, intendant des Généralités de Montauban et de Tours, conseiller d’état, mariée en seconde noce à François.Bidal, marquis d'Asfeld, maréchal de France le 20 Septembre 1718 ✝ en couche le 30 Janvier 1728

 

- "Généalogie de la famille Bidal d'Asfeld" in Bulletin du Cercle de généalogie des Ardennes, N° 33, 1987, pp. 4-7 (d'après un article paru dans la Revue de Champagne et Brie, 1880, p. 356.)

http://www.harsefeld.de/firmen/schuetzenverein-harsefeld/asfeld/asfeld.htm

Le 20.03.1728, il acheta le reste du comté d’Avaux, formé d'Avaux-le-Château, Avaux-la-Ville, Aire, Vieux et Vauboison. La seigneurie fut alors érigée en marquisat (1730). Avaux la Ville qui s'était appelé Ecry jusqu'en 1671 changea à nouveau de nom et devint Asfeld.
x 1°) 28.04.1717 Jeanne Louise Joly de Fleury, o 1698, ✝ 23.11.1717 de la petite vérole & inh. Paris (St-Roch), fille de Joseph Omer Joly, sgr de Fleury et de La Mousse, avocat général au Parlement de Paris, et de Louise Bérault; x 2°) 20.09.1718 Anne Leclerc de Lesseville, o 1698, ✝ Paris 30.1.1728 en couches, fille de Nicolas Leclerc de Lesseville, sgr de Mesnil-Durand et de Thun, conseiller du Roi, et de Marguerite Louise Vaillant;
Du second lit sont issus: 

1-Claude Etienne qui suit V. 

2-Anne Françoise Madeleine Bidal, mademoiselle d'Asfeld, o Paris15.03.1722; x Charles François Houel, marquis de Langeais (= Langey), + Fontenoy 11.05.1745.

3-Jean Guillaume Bidal d'Asfeld, o Paris 04.04.1724, ✝ av. 1760; x 1751 Geneviève Marie de Tilly Blaru, + 28.02.1827, fille de François Bonaventure de Tilly, marquis de Blaru et de Marie Anne Le Nain, S.P.M..

4-Françoise Charlotte Bidal d'Asfeld, dite "Mademoiselle d'Avaux", o Paris 01.03.1727 + château de Mainsat 05.12.1769; x Paris 20.8.1749 Antoine Louis François, comte de la 

Roche-Aymon de Chastellus, sgr de Mainsat, Sannat,  et Thosny, lieutenant-général, b Thosny 15.11.1714, ✝ château de Mainsat 26.01.1789

5-N..., o & + 30.01.1728


V Claude Etienne Bidal, o Paris 01-09-1719, ✝ Aix-la-Chapelle 1793, 2ème marquis Asfeld et de Castille, comte d'Avaux, baron de Radoy, sgr de Vieux et d'Aire, maréchal de camp, commandeur de St-Louis (1740), commandant de la Garde Nationale d'Asfeld (1789) ;
x Paris 14.07.1755 Anne Charlotte Louise Pajot de Villeperot, ✝ Paris 17.02.1778, (AN Paris, série T 435) fille de Pierre Maximilien Pajot de Villeperot et de Louise Geneviève Pajot;
D'où 3 enfants: 

1-Anne Charlotte Louise Françoise Bidal, marquise d'Asfeld, o Paris 12.04.1756, ✝ St-Germain-en Laye 30.10.1816, émigrée à la Révolution; x 01.03.1791 (div.) Eugène François Léon de Béthune-Hesdingeul,  o 30.07.1746, ✝ 17.08.1823, prince de Béthune-Hesdigneul (06.09.1781), duc et pair (1818), lieutenant général, S.P..

 

2-Charlotte Louise Elisabeth, o Paris 15.03.1757.

3-Charles Etienne Louis Bidal, 3ème et dernier marquis d'Asfeld, o Paris 09.11.1759, ✝ ap. 1817; x Angélique Thérèse de Mailly, S.P.M..

4.Charles Leclerc de Lesseville 2° du nom 

 

14 juillet 1745 Anne-Marguerite Leclerc de Lessevile, née le 13 janvier 1723, épouse par contrat du 14 juillet 1745 a Paris Pierre Jacques Rousseau de Chamoy Marquis de Chamoy, Baron de Vocemain et de Sommerval, Seigneur de Chamoy, Lieutenant général du gouvernement de Paris, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St Louis, ils eurent 6 enfants

 

Louis Charles Aubourg, marquis de Boury, Capitaine aux Gardes Français, chevalier de Saint-Louis, né le 14 août 1732,  à Boury ✝ le 13 janvier 1818, épouse le 19 août 1755 Anne Charlotte Rousseau de Chamoy, née en 1747, ✝ à Boury le 19 janvier 1823, fille du marquis Pierre Jacques Rousseau de Chamoy, chevalier, baron de Vossemain et de Sommeval, gentilhomme ordinaire du Roi, lieutenant du Roi au gouvernement de Paris, et de Anne Marguerite Le Clerc de Lesseville.

 

Le 10e jour de juin 1764, Mgr messire Charles Leclerc de Lesseville , baron d’Authon et en cette qualité seigneur de cette paroisse , conseiller du Roi en ses conseils , président honoraire en sa Cour de Parlement à Paris , a abandonné et fait présent en pur don à cette église d’un devant d’autel , fond d’argent , relevé en broderie d’or , au milieu duquel est l’image de la Vierge en broderie , à petits points de soie , aux deux cotés de laquelle image sont appliquées les armoiries de mondit seigneur de Lesseville , en broderie d’or , argent et soie , en alliance avec celles de ladite dame ,son épouse . plus d’une chasuble aussi fond d’argent , pareillement relevée en broderie d’or , et au bas mêmes armoiries ; plus une étole , manipule , bourse et voile de même étoffe ; plus d’une aube de batiste garnie aux manches et aux poches de dentelle d’Angleterre , et au bas d’une pareille dentelle d’une demi aune de haut , plus d’une pale de dentelle et de deux ceintures de soie violette à glands d’or 

 

 

 Le Prévôt et le Seigneur de Passy : (Les Rues de Paris)

Le règne de Louis XV finissant, Bourget, prévôt et juge civil, criminel et de police à Passy-lès-Paris, était propriétaire du n° 30, chargé de 13 sols 8 deniers parisis de cens au profit de l'abbé de Sainte-Geneviève, et Chéron, bourgeois de Versailles, ancien charcutier du roi, l'achetait en 1773. La maison qui vient après n'a rien de plus jeune, et il en est de même du 14. En 1673, Guy Sévin, chevalier et conseiller du roi, maître, ordinaire en sa chambre des comptes, jouissait de la propriété qui porte le n° 12 ; en 1726 c'était Leclerc de Lesseville, dont la famille éminemment parlementaire tenait, comme celle de Braque, des fiefs près de Montmorency ; Boucher de la Richarderie, avocat au parlement, la possédait en l'année 1776, et il avait pour successeur, douze ans plus tard, Pierre de Ravisi, sieur de Monchenu. Le 6, pour en finir, attient à une maison de la rue de Bièvre et provient du commencement de l'autre siècle. Arnaud de la Briffe, chevalier, vicomte de Barzy, seigneur de Passy et autres lieux, président au grand-conseil du roi Louis XVI, en perçut longtemps les loyers.

 

Sauval dit que la rue qui nous occupe, percée sur le clos du Chardonnet, s'appela de Saint-Bernard : dès 1246, année ou des religieux de l'ordre de Cîteaux s'y établirent. C'est seulement en 1425 qu'on la trouve dénommée comme le présent chapitre de l'histoire intime des rues de Paris.

L'hésitation est impossible, par exemple, quand les Archives nous livrent un document qui se rapporte pour l'année 1723 au premier angle que forme la rue Beaubourg à gauche en s'éloignant de la Seine, avec la rue des Petits-Champs-Saint-Martin (maintenant rue Brantôme) : nous y voyons tout de suite où fut propriétaire de deux maisons Anne Antoinette Le Porquier, veuve de Pierre Leclerc de Lesseville, un conseiller au parlement, fille et héritière du trésorier général de la maison ducale de Longueville. L'autre coin appartenait alors à Vallier, comte du Saussey, président à mortier au parlement de Metz, que Richard, secrétaire du roi, avait précédé. Ce dernier avait fait bâtir entre ladite rue des Petits-Champs et la cour du Maure une maison doublement angulaire à la place de quatre autres. La cour du Maure et la rue Beaubourg donnaient pour pendant à la maison du président celle d'un grand parent de l'auteur des Anciennes Maisons de Paris sous Napoléon III : Jacques Lefeuve bourgeois de Paris, qui demeurait au cul-de-sac de la rue de la Tixéranderie, et qui avait acquis de Cournier, contrôleur des rentes provinciales d'Orléans. D'autre part, est-ce qu'un des angles de la rue des Ménétriers ne payait pas loyer, sous Louis XIV, au prieuré de Saint-Martin-des-Champs ? Est-ce que l'on ne coula pas des bains pour le beau sexe, au coin de la rue des Vielles-Etuves ? Plus il y a de coins, plus une rue est claire : pour nous surtout !

Enfin une histoire intéressante, qui nous montre que cette famille avait du caractère.

 


Jean-Claude Vincent Brou 2006

 

 

 

 

 

 

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